Murmures

Décès de Ahmed Bahaeddine Attia
août 2007 | | Cinéma/TV | Tunisie
Source : photo Mohamed Attia, entouré des réalisateurs Mohamed Chouikti (Algérie) et Moktar Ladjimi (Tunisie), Montréal 1998 / Olivier Barlet

Français

C’est avec profonde tristesse que nous apprenons la mort le 10 août 2007 de Ahmed Attia, producteur africain de Tunisie, emporté à 61 ans par un cancer.
Il a été enterré le samedi 11 août à Sousse en Tunisie.
Nous sommes de tout coeur avec sa famille et ses amis.

On peut lire sur Africiné l’hommage de Hansouna Mansouri :
http://www.africine.org/?menu=art&no=6825

et une interview de lui sur Africultures :
http://www.africultures.com/index.asp?menu=affiche_article&no=615


Né en 1946 à Sousse, ville maritime du centre de la Tunisie.

Une jeunesse passée entre Ciné-clubs et Cinéastes amateurs, des études de Cinéma à Rome en Italie, il a choisi d’être un professionnel, au début comme assistant réalisateur, par la suite comme directeur de production et producteur exécutif, il s’est toujours impliqué dans la réflexion et la construction d’une stratégie pour l’émergence d’une expression cinématographique et audiovisuelle de proximité et identitaire.
Président de l’association des Cinéastes Tunisiens puis son secrétaire général pendant plusieurs années, Vice président de la Fédération Pana-Africaine des Cinéastes (FEPACI) de 1975 à 1985, secrétaire exécutif de la même FEPACI de 1989 à 1995.
Fonde l’APIMED (Association des Producteurs Indépendants de la Méditerranée) en 1997 qu’il préside depuis, et est à la tête, depuis 2000, de la Chambre Syndicale des Producteurs Tunisiens ainsi que de la Coordination Maghrébine des Exploitants Distributeurs (crée en janvier 2003)
Militant du cinéma, il a conjugué sa vie avec son activité professionnelle, il a réfléchi, écrit, proposé des solutions praticables pour toutes les difficultés que rencontre ce secteur dans son pays et sur le continent.
Un homme du sud, méditerranéen convaincu, avec son héritage Arabo-musulman mais phénicien aussi. Il a toujours cru dans le dialogue nord-sud, dans l’universalité du cinéma quelque soit son origine.
Il fonde son entreprise, Cinétéléfilms, en 1983, qui est l’expression pratique de sa vision pour un cinéma du sud qui plaise à son public et qui jette un regard intérieur sur la société hors des tabous et des interdits.
Conscient de la faiblesse de son marché intérieur, il a toujours tenté avec ses productions de s’ouvrir au marché international.
Membre du jury de festivals prestigieux (Istanbul, Cannes, Valences, Mons, Carthage,…) et a dirigé les JCC (Journées Cinématographiques de Carthage) pour 3 sessions :1992, 1994 et 2004.
Partager :