Murmures

Le gouvernement kenyan soutient l’industrie cinématographique par des mesures fiscales
juin 2009 | Faits de société | Cinéma/TV | Kenya

Français

Le 11 juin 2009, pour attirer les investissements dans l’industrie, un décret fixe à un taux zéro la taxe sur les caméra et appareils de son et d’éclairage ainsi que de montage. Le coût exorbitant de ces matériels décourageait tout investissement dans l’industrie cinématographique en raison d’une taxe locale de 16 % et de 25 % à l’importation.

Il a été également annoncé qu’un producteur pourrait déduire 100 % de ces investissements en matériel de tournage du budget imposable.

L’objectif est de faire de l’industrie cinématographique un secteur créateur d’emplois.

L’application du taux zéro est également valable pour les biens et services des sociétés de production étrangères tournant un film dans le pays et employant aussi bien des équipes locales qu’étrangères.

Des mesures d’incitation au développement du secteur des technologies de l’information et de la communications ont également été décidées : dérogations fiscales et autres mesures incitatives. En effet, ce secteur alimente la production de films, que ce soit en termes de production de logiciels que de matériels de montage.

À l’heure actuelle, le Kenya produit environ 40 films en vidéo mais qui ne passent jamais sur les grands écrans.

Ces mesures viennent après celles prises par l’Afrique du Sud a pour améliorer la compétitivité des productions cinématographiques. Elles avaient eu pour effet de faire perdre au Kenya le tournage de blockbusters multiprimés à gros budget au profit de l’Afrique du Sud.

(d’après un article de Mwenda wa Micheni, critique kenyan, reproduit ici en anglais)

English

Kenyan Film industry receives a boost



The film industry received a major boost in the budget the Uhuru Kenyatta read to the nation last Thursday June 11 2009.

To attract investments in the industry, the minister zero rated tax on cameras, lighting sound and editing equipment that have been taking a huge chunk of production budgets thus discouraging investment in the film industry especially due to exorbitant charges on equipment.

In the past, all filming equipment have attracted a 16 per cent VAT and 25 per cent import duty.

The minister also announced a one hundred (100%) per cent investment deduction on capital expenditure incurred by a film producer on purchase of any filming equipment

Saying that the sector would create several jobs if well managed, the minister also zero rated taxable goods and service offered to production companies shoot films in the country. This applies for local and foreign crews.

According to industry players, these incentives will attract more investment in quality film production infrastructure for use by local and foreign film production companies.

From the same budget were number of incentives aimed at developing the ICT sector by way of tax waivers and other incentives. Being a sector that feeds film production, whether in terms of production software or even editing equipment, this is expected to boost the film fledgling sector even further. At the moment, Kenya produces about 40 straight to home video films- mass circulated but never get an opportunity to screen on big screens.

In the past, Kenya has lacked critical film infrastructure to support a robust film industry requirements. This has mainly been due to the high cost of investment required for developing fully fledged production capacities in production and post production facilities.

Early last year, South Africa offered incentives aimed at improving location competitiveness for foreign film productions in South Africa. This has seen Kenya, which in the past hosted several award winning blockbusters, lose several big budget productions to South Africa in the recent years.
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