Murmures

Acte 4 de l’émission « Afrique(s), une autre histoire du XXe siècle »
octobre 2010 | Divers | Cinéma/TV | France

Français

Un Débat animé Par Fabrice D’Almeida Point de départ de la discussion qui suivra la diffusion du premier volet : la curieuse discrétion concernant la commémoration du cinquantième anniversaire des indépendances des Etats africains. Cela est-il en rapport avec la violence récurrente qui traverse l’Afrique depuis l’époque coloniale ? Pour répondre à cette question, les invités de Fabrice d’Almeida passeront toutes les idées reçues au tamis de leur expérience. Ce débat montrera que, dans la mondialisation, les pays d’Afrique bénéficient d’atouts qui peuvent donner aux peuples les plus pauvres des raisons d’espérer.


Acte 4 – 1990-2010 – Les Aventures chaotiques de la démocratie


Avec la fin de la guerre froide, de nouvelles perspectives s’ouvrent pour le continent africain. La décennie 1989-2000 est celle de l’emballement démocratique. Ainsi, entre 1990 et 1992, plus de vingt-trois pays passent au multipartisme. Par des élections libres, les figures historiques telles que Mathieu Kérékou au Bénin, Kenneth Kaunda en Zambie, Denis Sassou-Nguesso au Congo sont chassées de la scène politique et les peuples peuvent enfin prendre eux-mêmes leurs destins en main. Ce vent démocratique a même raison du régime d’apartheid en Afrique du Sud : Nelson Mandela, libéré après vingt-sept ans de captivité, accède au pouvoir.
Mais, partout, les mauvaises gouvernances et les inégalités sociales demeurent. L’impatience et les frustrations des classes populaires se traduisent alors par des pillages et des violences en Côte d’Ivoire, au Bénin ou au Congo. A ceci s’ajoutent les rivalités ethniques et les régionalismes qui débouchent sur le génocide du Rwanda et sur des massacres au Liberia ou en Sierra Leone. A partir de 1998, en République démocratique du Congo, s’affrontent, directement ou indirectement, une demi-douzaine d’Etats, ce qui donne naissance à la première guerre interafricaine. Dans les années 2000, succédant à l’OUA, la nouvelle UA (Union africaine) tente de gérer les crises qui secouent le continent. Plus que jamais, l’avenir de l’Afrique semble suspendu à l’espoir d’unification à l’échelle régionale et continentale.
Partager :