Murmures

Le programme 2011 du TOMA en Avignon
mai 2011 | Communiqués de festivals | Théâtre | France

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La Chapelle du Verbe Incarné
Théâtres d’outre-mer en Avignon


Programme 2011


Chaque année, depuis maintenant quatorze ans, en favorisant les rencontres et les échanges des compagnies d’outre-mer avec les autres créateurs de France métropolitaine, le TOMA propose une vision de la riche diversité culturelle de notre pays. Il fait savoir aux artistes de cette France des grands larges, que notre pays a la volonté de les inclure dans le concert culturel national. Le TOMA se tient à la Chapelle du Verbe Incarné, et connaît depuis sa création un succès incontestable.

Hommage marathon, le 19 juillet – en partenariat avec l’Institut du Tout – Monde
Midi – Minuit Edouard Glissant

Le 3 février dernier, Edouard Glissant nous a quittés. Depuis 2007, la salle de spectacle de la Chapelle du Verbe Incarné porte son nom. Le théâtre rendra hommage à son ami Edouard Glissant le 19 juillet, en proposant un véritable marathon de la pensée et des mots : de Midi à Minuit, hommage à Edouard Glissant. Projections, lectures, rencontres, scènes ouvertes, hommages musicaux… autour de l’œuvre d’Edouard Glissant. Sont déjà annoncés Patrick Chamoiseau, Edwy Plenel, Laure Adler, François Noudelmann…

La Sorbonne Nouvelle en Avignon – Universités d’été, les 22 et 23 juillet 2011
Scènes et détours zoologiques

Rencontres-débats au Chapelle du Verbe Incarné suivies de tables rondes sous le chapiteau du off autour de la poétique animalière des œuvres dramatiques d’Afrique et des diasporas (le 22 juillet) et de la relation entre exhibitions zoographiques et scènes contemporaines (le 23 juillet).

Exposition grand format sur les murs de la ville
Tribu itinérante
est une installation vidéo sonore et interactive, dans l’espace urbain, qui met en scène des rencontres métisses virtuelles entre artistes (danseurs, comédiens, musiciens, plasticiens). L’idée étant de confronter les diversités culturelles de ces artistes avec leur identité créatrice propre, en organisant des rencontres virtuelles sur les murs de la ville. Pour suivre la résidence du plasticien réunionnais Lionel Lauret, rendez-vous nuitamment dans les rues d’Avignon et à la galerie de la Chapelle du Verbe Incarné.

Programme du 8 au 31 juillet : 5 pièces de théâtre, 1 spectacle de danse, 1 spectacle visuel de midi à 22H30

Théâtre
12h10 – Congre et homard
de Gaël Octavia
Compagnie Textes en paroles – Guadeloupe
Un pêcheur catalan raconta un jour à Gaël Octavia cette histoire étonnante : sous les mers, le congre et le homard s’associent contre le poulpe. Ce drôle de pacte inspire l’auteur martiniquaise qui l’applique au trio mari, épouse, amant. Cette métaphore marine immerge deux hommes dans un huis-clos haletant, les conduisant à s’affronter dans un face-à-face infernal, au dessus duquel plane l’ombre de l’épouse infidèle.

13h45 – Les Sauveurs de Ricardo Prieto
Wabuza Compagnie – Martinique
Ruddy Sylaire, invité régulier de la Chapelle, propose cette année un texte de l’uruguayen Ricardo Prieto qui s’interroge non sans humour sur la fuite en avant de la consommation, de nos besoins et du prix des choses. La pièce commence par la confrontation entre le père d’une famille dans le besoin et un homme visiblement très riche prêt à payer « n’importe quel prix » pour lui louer une chambre. La surenchère, l’abondance des besoins, les relations d’inégalité posent la subtile question du rapport à l’argent…

15h30 – Lucy de Valérie Goma, d’après le roman de Catherine Rey « Lucy comme les chiens »
Théâtre de la Ruche – Guyane
L’histoire se passe dans une habitation de tôles et de bois vieillis dans un de ces bidonvilles qui abritent la moitié de la population mondiale. Une mère grasse et sans âge, sa fille « pas bien finie », totalement illettrée, non désirée, muette de surcroît. Le regard porté est celui de cette enfant, piétinée comme un jouet cassé, bientôt louée ou vendue. Une fable mordante plurilingue qui adapte la théâtralité à la mixité humaine du territoire guyanais et regroupe des artistes de divers origines et disciplines.

17h15 – La poursuite (The Chaser) de Jeong-Bae Song
Pocha Group – Corée
La compagnie coréenne développe depuis 2008 un théâtre à mi-chemin entre théâtre visuel et arts du cirque. Le vol d’un livre précieux est le point de départ d’une poursuite effrénée et burlesque entre un détective un peu simple d’esprit et deux voleurs empotés et incompétents. Cet explosif chassé-croisé de personnages donne à voir une série d’acrobaties et de cascades hilarantes. Une invitation à découvrir cette compagnie inédite en Europe.

18h50 – Vénus de Suzan Lori Parks
Compagnie Arts-en-Sac – France / Afrique du Sud
L’histoire de la Vénus Hottentote mise en scène avec sobriété par la jeune Cristèle Alves Meira, sur le texte d’une grande voix de la littérature américaine. Inspiré d’une histoire vraie, ce récit évoque le destin tragique de Saartjie Baartman arrachée à son Afrique du Sud natale au début du XIXème siècle pour être déshabillée, exhibée puis disséquée, et conservée dans du formol en pièces détachées, à Londres puis Paris.

20h45 – Les chemins de la ruse de Pierre Gope
Théâtre Cebue – Nouvelle-Calédonie
Afin de pointer du doigt certaines pratiques religieuses en Nouvelle-Calédonie, Pierre Gope reprend et adapte le Tartuffe de Molière. La fille du grand chef Cagou est sur le point de se marier avec l’homme qu’elle aime et qui a été choisi par son père pour faire son bonheur. À ce tableau presque parfait, une ombre : le Martin-pêcheur (le pasteur ou le prêtre), personnage effronté courant après toutes les femmes. Récemment arrivé dans la tribu, ses paroles sèment le trouble dans l’esprit du chef, qui lui offre sa fille en mariage, pourtant déjà promise.

Danse
22h30 – Les Songes de la Horde

Compagnie Yun Chane – La Réunion
La chorégraphe Yun Chane explore le thème du rebond tout en s’interrogeant sur la position de la Femme dans la société réunionnaise. Dans un univers masculin, la présence d’une femme modifie tous les liens. Sa sensualité questionne et affecte les mouvements virtuoses des trois danseurs. Avec Les songes de la Horde, la chorégraphe met en lumière de jeunes interprètes de haut niveau, pour qui les frontières entre danses hip-hop et danse contemporaine n’ont plus cours.
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