Murmures

« Haïti, le désastre et les rêves » Numéro spécial de la revue française « Riveneuve Continents »
mai 2011 | Divers | Littérature / édition | Haïti
Source : Haiti Press Network

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La revue française « Riveneuve Continents » a consacré un numéro spécial à Haïti. Publié aux éditions Riveneuve, « Haïti, le désastre et les rêves » est sorti fin mai en France. Dans le texte de présentation reproduit ci-dessous, les deux coordonateurs de la revue, le critique Alain Sancerni et l’écrivain Lyonel Trouillot, ont expliqué les motifs de cette parution.



« Haïti pose problème. Impensable au moment de sa naissance qui confronte les Lumières à leurs propres limites. Modernité de fait du seul Etat criant victoire sur le système colonial esclavagiste, s’inscrivant d’entrée dans le débordement, la marge. Quel est le poids de cette solitude native sur le langage, l’organisation sociale ? Avec quels mots dire soi et l’autre quand nul ne vous accorde le statut de « prochain » ? A quels doutes, impasses, chemins et cohérences conduisent cette solitude native et son prolongement dans la durée ?

« L’Histoire donc. Celle, sociale et politique, des structures et des pratiques. Celle, formelle, des arts en général et de la littérature en particulier qui demeure le lieu où ça parle et ne parle pas, où se dit l’indicible, où l’impensé se pense enfin avec la force et la faiblesse du trope, du mythe, de l’inconscient entre le je et le collectif.

« Récemment – le 12 janvier 2010 -, le tremblement de terre est venu renouveler l’aventure épisodique du désastre naturel, mais rappeler aussi la part de l’homme dans le malheur dont la nature est l’occasion, et par contrecoup que l’homme tout seul est aussi capable de plus grands désastres encore et d’une horreur à en couper les langues. La littérature du monde est pleine de ce partage entre bruit et silence : à partir d’Haïti, et autour, Riveneuve Continents a proposé aux écrivains de reprendre et de continuer cette élucidation sur la légitimité de la littérature, sous l‘angle de la confrontation entre l’auteur et l’indicible, comme expérience des limites.



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