« Negros cimarrones 3 »

Résistance culturelle et sécession en terre d'esclavage

Variations marronnes

Le marronnage peut prendre les formes les plus diverses suivant les régions (Réunion, Cap Vert, Panama, etc.) et les époques (entre le début du 16ème et la fin du 19ème siècle) où il se produit. La fuite de l’esclave noir peut être occasionnelle ou définitive, individuelle ou collective, discrète ou violente ; elle peut alimenter un banditisme (cow boys noirs du Far West, cangaceiros du Brésil, pirates noirs des Caraïbes, etc.) ou accélérer une Révolution (Haïti, Cuba) ; elle peut recourir à l’anonymat des villes ou à l’ombre des forêts. On ne peut donc enfermer  » les  » marronnages dans une définition unique. Chaque forme de marronnage, chaque ligne de fuite marronne constitue la résultante d’une multitude de variables parmi lesquelles on peut citer :
Les grandes zones géographiques : Océan indien, Caraïbes, archipels atlantiques portugais, isthme centre-américain, sud des Etats-Unis, Amazonie, etc.
Les époques : Renaissance, Age classique, début de l’ère industrielle.
Les milieux naturels : montagnes, deltas marécageux, plateaux arides, forêts denses.
L’importance respective des différentes catégories de population : Européens, Amérindiens, Nègres  » bossales  » (Africains fraîchement débarqués), Nègres  » créoles  » (nés sur place), métis.
Les cultures et religions des colons : protestante, catholique, anglo-saxonne, ibérique, etc. Chacune de ces cultures, parmi lesquelles la culture française occupe une position médiane, aura tendance à favoriser soit le métissage des populations (propice à l’intégration du fugitif dans une société coloniale  » créolisée « ) soit leur ségrégation (propice au repérage du marron, surtout quand la population blanche est majoritaire).
Les configurations géopolitiques : conflits et traités entre puissances coloniales rivales. Les périodes d’instabilité politique et de guerre favorisent les marronnages, certaines puissances s’allient avec des communautés marronnes contre leurs rivales (cas de l’Angleterre en Jamaïque qui s’alliera aux  » Maroons  » pour vaincre les Espagnols).
Les types d’exploitation : mines, plantations, pêcheries, transport des marchandises, domesticité, louage de  » nègres à talents  » (charpentiers, perruquiers, cochers, maçons…).

Par-delà cette multiplicité des formes de marronnage se dégagent deux modèles principaux : le  » marronnage de clandestinité  » et le  » marronnage de sécession « . Quant à la fuite occasionnelle, elle ne constitue qu’une forme mineure de marronnage, une sorte d’absentéisme : l’esclave s’enfuit pour un court laps de temps afin de retrouver des proches ou par peur d’un châtiment.

Clandestinité

Le  » marronnage de clandestinité  » renvoie à un marronnage essentiellement créole (esclaves nés et ayant grandi dans la plantation) car sa réussite dépend d’une bonne connaissance de la société esclavagiste. L' » invisibilité  » du marron procède ici de sa maîtrise des langues européennes et créoles, de sa faculté à jouer l’affranchi ou l’esclave en commission, de l’exercice d’un métier, de sa capacité à mobiliser des réseaux de parenté (ce qui bien sûr est impossible pour les fugitifs nés en Afrique).  » Pour les esclaves qui vivaient aux environs du Cap ou du Port-au-Prince, les quartiers populeux, les marchés placés aux portes d’entrée de ces villes, la foule anonyme des ports offraient la possibilité de circuler plus ou moins librement, en jouant avec assurance le rôle de nègre libre, au milieu de portefaix, pacotilleurs, esclaves en commission (…).  » (1) Le marron clandestin ne s’évade pas de la société esclavagiste, au contraire, il tente de s’y intégrer en tant qu’individu libre. Travail sur l’apparence, travestissement de l’identité, contrefaçons de papiers officiels, nomadisme ; au moyen de subterfuges divers, le  » clandestin  » se fait passer pour un  » affranchi  » (esclave libéré officiellement par son maître) : il n’aspire qu’à disparaître en tant que  » marron  » pour ne plus apparaître qu’en tant que  » libre légal « . A travers la pratique de la clandestinité, ce marron transfuge rejoint ici la figure contemporaine de l' » immigré clandestin « , du  » sans papiers « , du  » débouté du droit d’asile « , de l' »étranger  » cherchant par tous les moyens à sortir de l’ombre et de ses périls. Dans des colonies comme Saint-Domingue, tout un marché du travail, toute une économie parallèle se développent sur la base de cette clandestinité ; et cela en relation avec des réseaux de contrebande qui court-circuitent les pouvoirs coloniaux. Les  » clandestins  » forment une classe intermédiaire de nègres  » affranchis sans l’être « , inférieure à celle des  » vrais affranchis, [parfois]propriétaires de caféteries dans les mornes, d’habitations pourvues d’esclaves. (…) Ni l’Administration ni les colons n’eurent intérêt à régulariser le statut des  » affranchis sans l’être « .  » (2) Pour bien des entrepreneurs ils représentent alors une main d’œuvre abondante, corvéable à merci (une sorte de prolétariat), dont ils n’ont ni à assurer l’entretien ni à payer la taxe (impôt par  » tête de nègre « ). On le voit, la question du statut et de la régularisation des  » clandestins  » ne date pas d’aujourd’hui…

Sécession

A l’origine du  » marronnage de sécession « , il y a souvent une fuite collective (qui peut prendre la forme d’une révolte) au sein d’un atelier voire d’une plantation entière. Ce type de marronnage est avant tout le fait de  » bossales  » (Africains fraîchement débarqués) qui disparaissent dans les forêts avoisinantes. Dans un premier temps, ces échappées forestières débouchent sur la formation de bandes marronnes. Puis, dans un second temps, sur la fondation d’une communauté durable à partir de la coalition de plusieurs bandes. Dans un cas comme dans l’autre, on peut parler de sécession car ces bandes et communautés  » néo-africaines  » ne peuvent voir le jour qu’à partir d’un retranchement en  » forêt « . Il faut revenir au sens premier du terme sécession :  » se retirer « . La  » sécession marronne  » n’est pas un acte officiel mais, tout simplement, le mouvement de retrait collectif qui inaugure le surgissement d’une communauté furtive :  » Quilombos «  et  » Mocambos «  du Brésil,  » Palenques  » et  » Cumbes «  des Amériques hispaniques,  » Dokos «  d’Haïti, etc. C’est le repli forestier qui ouvre la possibilité d’une  » zone libérée « , d’un  » espace autre « , d’une  » hétérotopie  » (3) durable échappant aux rapports de domination esclavagistes. Bien qu’ils introduisent aussi une rupture dans ces rapports, les espaces-temps  » mystiques  » du Vodou, de la Santeria ou du Candomblé demeurent des hétérotopies éphémères.

 » Mocambo «  : terme bantou signifiant cachette.  » Quilombo «  : terme bantou désignant les sociétés et camps d’initiation guerrière.  » Palenques «  : terme espagnol désignant initialement les pieux et, par extension, les camps retranchés des marrons protégés par une enceinte, une palissade de pieux.

Le plus souvent, le terme  » marron  » évoque la fuite individuelle d’un esclave isolé. On imagine alors une sorte de vagabond, contraint au maraudage, vivant au jour le jour et la peur au ventre : image d’une fuite désespérément passive et stérile. En focalisant l’attention sur l’individu, l’expression  » Nègre marron  » tend donc à occulter la créativité culturelle propre au marronnage (en particulier celui des Bossales). D’où l’intérêt des termes brésiliens Quilombo et Mocambo ou du terme hispanique Palenque qui renvoient directement, par leur étymologie même, à la dimension territoriale et culturelle de la résistance marronne. Parce qu’ils évoquent la guerre (Quilombo), le repli dans une cache (Mocambo) ou la défense d’un camps retranché (Palenque), ces termes révèlent le caractère sécessionniste des communautés marronnes.

Machine de guerre furtive

La  » fuite  » des esclaves n’apparaît comme un phénomène passif que si l’on a une conception réductrice de la résistance, que si l’on confond résistance et affrontement. De même que la bataille n’est qu’une modalité particulière de la guerre, le face-à-face n’est qu’une modalité particulière de la résistance. La guérilla – la tactique privilégiée des nomades, des marrons, de toutes les minorités – se présente explicitement comme une  » non-bataille  » (razzias, traquenards, fuites et attaques éclairs). On ne peut restituer toute la portée du marronnage qu’à partir d’une conception stratégique de la résistance.  » (…) l’esclavage n’est pas un rapport de pouvoir lorsque l’homme est aux fers (il s’agit alors d’un rapport physique de contrainte), mais justement lorsqu’il peut se déplacer et à la limite s’échapper.  » (Dits et écrits, T. IV, Foucault, p. 238). Quand le rapport des forces est inégal, chercher le face-à-face ne peut-être que suicidaire. La meilleure tactique reste alors la  » dé-prise  » : opposer le vide à toute prise, à tout appareil de capture. Le marronnage est moins une fuite qu’un retrait stratégique : un saut hors de l’espace de la plantation qui ouvre la possibilité d’une offensive ultérieure contre un ennemi, au départ, plus puissant. Il s’agit de s’extirper d’un rapport de domination (maître/esclave) et non de le renverser. Car le renversement révolutionnaire ne fait que reconduire la  » dialectique du maître et de l’esclave  » (4).

Avec la sécession marronne, la résistance au système esclavagiste (sabotages, suicides, poison, etc.) change de théâtre d’opérations. C’est une résistance  » territoriale  » : elle fait corps avec un territoire labyrinthique dont les méandres et accidents constituent autant d’alliés naturels pour les rebelles. Le Marron ne fuit pas, il s’esquive, se dérobe, s’évanouit ; et à travers son repli, il se métamorphose et se crée un  » dehors  » : le Quilombo, le Palenque, le Mocambo, le Kampu, le  » péyi an déyo  » (cf.  » Negros cimarrones 2 « )… La machine marronne n’est une machine de guerre que dans la mesure où elle est une machine de disparition. Et la forêt constitue l’espace privilégié de cette disparition. Si l’hétérotopie marronne ne peut survenir qu’en dehors de l’espace esclavagiste, ce dehors demeure cependant un dehors relatif. C’est qu’une société aussi précaire (vu la brutalité de sa genèse et la faiblesse de ses effectifs) ne peut se maintenir sans entretenir un minimum de relations (razzias, trocs, rapts de femmes, traités officiels) avec le dedans dont elle trace la ligne de fuite. Bien qu’elle s’inscrive dans un rapport de tractation continuelle avec le pouvoir colonial (5), la société marronne n’en demeurent pas moins, dans son principe même, une  » Société contre l’Etat « .

La sécession ne peut être pacifique que pour des groupes restreints et très discrets de fugitifs, ou pour des communautés marronnes vivant dans des régions délaissées par les colonisateurs (Panama, Belize…). Pour les autres communautés, forcément repérées à un moment ou un autre par la machine de capture esclavagiste : nulle sécession possible sans guerres de sécession. Les micro-guerres des Marrons – embuscades, traquenards, razzias et autres tactiques de guérilla – ne constituent pas pour autant des  » guerres d’indépendance  » au sens classique du terme ; elles n’ont pas pour objectif de  » former un Etat distinct ou de se réunir à un autre «  (6). Au contraire, il s’agit non seulement de combattre l’Etat esclavagiste mais de conjurer le principe même de l’Etat. Que le Maître, dont l’Etat constitue la figure par excellence, ne puisse jamais faire retour au sein de la société marronne.

Cependant il ne faut pas voir dans les sociétés marronnes des sociétés autarciques, repliées sur elles-mêmes, qui ne se seraient développées qu’à partir de leur seul héritage africain. Afin d’exploiter et de maîtriser le mieux possible leur nouvel environnement, les Africains fugitifs cherchèrent systématiquement à tisser des relations avec les sociétés amérindiennes qui les entouraient (quand, bien sûr, elles n’étaient pas exterminées ou dressées contre eux par les colons) ; leur empruntant ainsi, en grande partie, leur pharmacopée, leurs techniques alimentaires et agricoles, leurs techniques de pêche et de chasse. On ne peut généraliser, mais il se produisit souvent une série d’influences réciproques entre ces deux groupes, y compris dans les conflits qui les opposèrent (litiges territoriaux, rapts de femmes, etc.) La proximité de leurs types de société (culte des ancêtres, animisme, taille restreinte des communautés…) ainsi qu’une expérience commune de fuite et de rébellion contre le colon européen favorisaient les échanges entre Indiens et Noirs. D’où l’apparition dans les Amériques de sociétés afro-amérindiennes telles que les Garifuna (les  » Caraïbes noirs « ) ou les Misquitos d’Amérique Centrale.

Frontières invisibles

Qu’elle épouse la rectitude d’une ligne géométrique ou le serpentement d’une rivière, qu’elle soit fixe ou mouvante, qu’elle ait la matérialité d’une muraille ou la spiritualité d’un relais de forces invisibles (esprits séjournant dans les arbres, rivières sacrés, etc.), une frontière constitue un opérateur politique et culturel : elle opère l’inscription spatiale d’une collectivité humaine dans un territoire donné. Parce qu’elle instaure et délimite un territoire, une hétérotopie négatrice de l’ordre esclavagiste, la sécession marronne produit nécessairement des frontières. Mais celles-ci ne se maintiennent que dans leur propre effacement. La frontière marronne doit coder le territoire de la communauté sans laisser prise au repérage de la machine de capture. Loin donc d’inaugurer la naissance officielle d’un nouvel Etat, la sécession marronne consacre le  » devenir-furtif  » d’une communauté de rebelles. Camoufler la communauté, c’est étendre le couvert de la forêt. Le lieu de vie, campement bien plus que village, ne représente qu’une des variables d’un gigantesque cache-cache qui se joue à l’échelle de vastes régions : des ravins et collines abrupts, des forêts humides et touffues, des marais brumeux. Même lorsqu’une communauté marronne séjourne longtemps en un même lieu, elle demeure fugitive par sa capacité à échapper aux regards, aux prises des forces extérieures :  » Cet établissement était très fort ; un marais étendu l’environnait de toutes parts et en formait une île. On ne pouvait y arriver que par des sentiers couverts d’eau, connus seulement des rebelles (…). «  (7) Le Capitaine Stedman nous décrit ici Buku, l’une des places fortes des rebelles Boni (8). Ces derniers savaient si bien mettre à profit les accidents de leur environnement naturel, que le repérage et la prise de leur place forte exigèrent des troupes coloniales hollandaises de longs mois de traque, de siège et d’escarmouches.

 » Le recours aux forêts « 

 » On ne peut imaginer à quel point les forêts réputées les plus sauvages, les plus inhospitalières, sont peuplées par des êtres de toutes sortes et de toutes origines, qui y trouvent refuge et moyens de subsistance (La traversée de l’Europe par les forêts, Alain Fleischer, p. 30).  » Dans la plupart des cultures, la forêt symbolise le refuge. L’entrelacs des frondaisons au-dessus des hommes offre le plus sûr des abris : un couvert et une ombre collective qui protègent du soleil, de la pluie, des éléments et, bien sûr, des ennemis. A la vie civilisée des villes, dont la campagne représente le complément, s’oppose la vie primitive de la forêt. Les premiers explorateurs du Nouveau Monde virent dans l’Amazonie une réplique du jardin d’Eden. Le caractère  » vierge  » de la forêt en fait un lieu préservé des vices et hypocrisies de la société : un lieu d’authenticité et de ressourcement. Dans Walden ou la vie dans les bois, David Thoreau présente son immersion prolongée dans la sylve sauvage américaine comme une expérience de dépouillement, comme une quête de soi.

Situées dans des zones tropicales, les grandes plantations sont souvent entourées de bois denses et impénétrables, d’un dédale de marais et de mangroves, de mornes escarpés à la végétation touffue ; et toutes ces étendues hostiles constituent autant d’espaces de disparition. La  » Forêt  » – l’ensemble des milieux naturels qui recouvrent l’homme d’un treillis végétal – offre donc aux marrons un refuge, une citadelle, un lieu de vie privilégié. Les Marrons des Guyanes se désignent eux-mêmes comme les  » Bushinengués  » (9) : les  » hommes de la forêt « … A l’instar du Waldgänger (10) (proscrit scandinave du Moyen-âge), le Marron a recours aux forêts pour conquérir sa liberté. La cavale dans les bois fait de lui un hors-la-loi, un homme en rupture de ban, un bandit. Ernst Jünger voit dans le  » recours aux forêts  » l’acte inaugural de toute résistance :  » Le recours aux forêts entretient avec la liberté des rapports plus étroits que tous les armements : en lui survit la volonté première de résistance  » (11). Le recours aux forêts est la résistance par excellence des solitaires et des minorités. C’est l’action du rebelle, sa manière de dé-router les conformismes et contrôles, qui produit l’espace forestier. La  » jungle urbaine  » avec ses mille et un interstices (terrains vagues, friches, squats, réseaux d’égouts, de métros, de catacombes) peut elle aussi devenir espace de disparition et de dissidence.

 » La visibilité est un piège  » (Foucault). Art de la métamorphose, éthique de l’ensauvagement (la dé-domestication), le marronnage est plus que jamais d’actualité. Echapper aux surveillances et contrôles. Déjouer les ciblages, les profilages, les traçages marketings et policiers ; disparaître des bases de données (bancaires, médicales, biométriques, etc.) ; étendre l’ombre de la forêt l’espace d’un événement, d’un court-circuit, d’un acte de piraterie : les hétérotopies marronnes sont à venir et à réactiver…

FIN

1. Les marrons de la liberté, Jean Fouchard, p. 341-343.
2. Les marrons de la liberté, p. 341-343.
3.  » (…) sortes d’utopies effectivement réalisées dans lesquelles les emplacements réels que l’on peut trouver à l’intérieur de la culture sont à la fois représentés, contestés et inversés, des sortes de lieux qui sont hors de tous les lieux, bien que pourtant ils soient effectivement localisables. « , M. Foucault, in Dits et écrits, tome IV, p. 755, éd. Gallimard, coll. NRF, Paris, 1994
4. La Révolution haïtienne ne renverse l’Etat esclavagiste que pour inaugurer un nouvel Etat colonial : l’élite, les  » Grandons  » (grands propriétaires) et l’armée constitueront pour la masse des cultivateurs  » bossales  » (les 2/3 sont nés en Afrique au moment de l’indépendance) autant de forces d’occupation, d’exploitation, d’oppression.
5. Les guerres opposant forces coloniales et rebelles aboutissaient parfois à la ratification de traités de paix (consacrant l’autonomie des territoires marrons) à l’occasion desquels les autorités coloniales s’engageaient à fournir un tribut annuel aux marrons (armes, outils, biens divers…) et ces derniers à ramener aux planteurs tout nouvel esclave fugitif…
6.  » Latin secessio, de secedere  » se retirer « . Action par laquelle une partie de la population d’un Etat se sépare, de façon pacifique ou violente, de l’ensemble de la collectivité, en vue de former un Etat distinct ou de se réunir à un autre. « , Le Petit Robert
7. Capitaine au Suriname :  » Récit d’une campagne de cinq ans contre les Nègres Rebelles « , Gabriel Stedman.
8. Les Boni, autrement appelés Aluku, constituent la plus ancienne communauté marronne de Guyane française. Leur histoire commence au Surinam avec l’insurrection de bandes d’esclaves fugitifs de la région de Cottica. Ce n’est qu’après les deux guerres (de 1776 à 1793) qui les opposèrent aux forces coloniales hollandaises (près de 2000 hommes) qu’ils se replièrent sur les rives françaises des fleuves Maroni, Sparouine et Lawa.
9. Le terme  » Businenge  » provient de l’altération des mots néerlandais  » bos  » (forêt) et  » negers  » (nègre).
10. Littéralement, le terme allemand Waldgänger se traduit par :  » celui qui s’en va en forêt « .
11. Traité du rebelle :  » ou le recours aux forêts « , p. 118, éd. C. Bourgeois, coll. Points, Paris, 1981.
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