Fiche Personne
Chanteur/euse

Eliasse

Comores

Français

Originaire des « îles de la lune », l’archipel des Comores, entre l’Afrique et Madagascar, Eliasse a su crée un style original et épuré qui séduit un public grandissant dans les deux hémisphères. Il se retrouve très tôt dans le monde de la musique en chantant dans les fêtes de fin d’années scolaires, à l’école coranique et dans les associations de son quartier. En 1999, un ami lui montre deux accords de guitare et c’est le début d’une grande histoire d’amour entre le jeune musicien et ce nouvel instrument. En parallèle à son apprentissage de la guitare, il intervient comme percussionniste et choriste pour son copain Palesh. Ils montent leur premier groupe « universal folk » et tournent dans les quartiers des villages de la Grande Comores, dans les « Alliances Françaises » locales et au Donia Festival de Nossy Be à Madagascar. Il intègre, la même année, le groupe de Maalesh, l’un des artistes phare de l’Océan Indien. Cette formation se produit localement mais également dans toute l’Europe, au Canada, ? et découvre les grandes scène de la World musique pendant six longues années. C’est toujours en tant que percussionniste et choriste qu’il accompagne Baco, Mikidache, Nawal, ? C’est pourtant la guitare qui l’attire de plus en plus, et il continue inlassablement de travailler, dans le fond de sa case, entre deux tournées. Devenu auteur, compositeur, interprète et guitariste, Eliasse décide, en 2005, de tracer son propre chemin. Il s’installe à Mayotte et monte sa première formation. Concerts après concerts, plus de 200 prestations en deux ans, sa musique commence à trouver la place qui lui revient. Accompagné par trois, puis quatre, puis cinq musiciens, il entre en studio et enregistre son premier album « Marahaba » en 2006 qui ne sortira qu’en juin 2008. Repéré en 2006 dans un bar mahorais par un couple Montpelliérains en vacances, ces derniers lui proposent d’essayer de le faire jouer en Métropole. L’hiver suivant la formation joue au Jam (Montpellier). La prestation est tellement remarquée qu’elle lui ouvre les portes des festivals des Suds (Arles) et de Radio France Montpellier en 2007. Il réalise, en outre, les premières parties de Matthieu Boogaerts, La Rue Kétanou, Tiken Jah Fakoly, ? Eliasse évolue aujourd’hui en Quatuor : guitare électroacoustique, basse électrique, percussions et chants. La pureté des mélodies, la douceur et la richesse des arrangements vocaux, la présence scénique et la complicité qui règne au sein du groupe produisent un style de musique particulier, le Za N’goma, un héritage musical qu’il tient de son grand frère Baco. Eliasse et sa troupe nous offrent une musique accrochante et limpide évoluant entre ballades et rythmes soutenus. C’est un métissage des rythmes traditionnels ternaires des Comores (twarab, mgodro, shigoma, sérebwalolo, ?) et de l’Océan Indien en général et de rythmes binaires issus des musiques occidentales modernes (jazz, funk, rock, ?). Eliasse et ses formations respectives continuent d’explorer les scènes de l’Océan Indien et de l’hexagone. Ils chantent spécifiquement en langues comoriennes qu’ils ponctuent parfois de français, d’anglais, de malgache et de swahili. Un style unique où recherche musicale et richesse des mélodies nous emmène en voyage.