Fiche Personne
Chanteur/euse Musicien/ne Auteur-compositeur/trice

Mirtha Guerrero La Machete

Pérou
Site web : httt://myspace.com/lamachete

Français

Née à Lima, capitale du Pérou, Mirtha Guerrero sait très jeune qu’elle veut chanter. Son enfance est bercée par la voix et le cajón d’un géant de la Música Negra, el Zambo Cavero, et par la première guitare du Pérou, Oscar Aviles, qui jouaient les dimanches dans le patio de ses voisins.

Elle commence à jouer de la guitare à neuf ans. Très vite, les premiers pas à la télé et déjà le goût de la scène? Viennent ensuite ses années étudiante et la musique devient engagement. Suivent alors les premiers concerts dans sa ville, Lima, mouvementée par ses dures années 80 et les rencontres musicales marquantes avec Andrés Soto, Felix Casaverde et Kiri Escobar. Ce sont ces derniers, entre autres, qui ont apporté une réflexion sur le contenu social de la Música Negra. Loin de tout communautarisme, ils ont ouvert le chemin à une revendication identitaire qui ne cesse depuis de se construire. En 1989, Mirtha arrive en France et pendant un moment, la musique reste entre parenthèses? Etudes, rencontres, voyages? C’est en 1999, pour retrouver et réinventer le chemin, que Mirtha choisit une machette comme symbole pour identifier sa façon de vivre la musique. Plusieurs musiciens vont accompagner l’aventure musicale qui s’enrichit au gré des rencontres. Dès lors, guitares et voix s’appuient sur les origines rythmiques afro-péruviennes. Les percussions (congas, cajón) et la basse battent la pulse de cette terre lointaine. Les compositions de Mirtha osent et s’exposent, ponctuées de réinterprétations des classiques du répertoire afro-péruvien.

En 2005, une nouvelle ida y vuelta (aller-retour) l’amène au Pérou, dans le berceau de la Música Negra, El Carmen. Le petit village de la côte pacifique péruvienne l’accueille? Là, Don Amador Ballumbrosio, mémoire vivante de cette musique, l’encourage à poursuivre son travail contre vents et marées et lui rappelle « qu’il ne faut pas prêter sa guitare car l’instrument aussi, a une âme ! »

En 2006, le projet s’affirme comme un travail personnel de Mirtha et pour marquer le renouveau tout en gardant le même cap, elle devient « La Machete ». Depuis lors et toujours à la guitare et au chant, La Machete avance, bien entourée: aux claviers et à la clarinette, Vicente Fritis vient enrichir et développer le travail harmonique réalisé sur les compositions de Mirtha et sur les arrangements des morceaux traditionnels; avec multiples percussions, cajón, congas, bongós, cimbales et cloches, Jorge Costagliola les rejoint, toujours en finesse, pour réussir la polyrythmie caractéristique des musiques afro-péruviennes ; à la basse, Emilien De Rueda assure le soutien rythmique et garantit le groove.

En 2008, lors d’un voyage professionnel au Pérou, La Machete enregistre une nouvelle démo, intitulée « Un Batir de Alas » incluant six de ces compositions. Pour cela elle choisie d’être accompagnée par Yuri Juarez (guitare), Joscha Oetz (contrebasse) et Marcos Mosquera (cajón).

En août 2009, elle y repart, accompagnée du trompettiste Y. Giaume, pour une résidence création d’un mois mise en place en coopération avec l’association Lyonnaise La Brecha, l’Alliance Française de Lima, l’Ambassade de France au Pérou et la SPEDIDAM. Le projet portera sur la chanson populaire francophone et péruvienne : une passerelle entre leurs styles et leurs traditions.
Elle compose le répertoirede moitié par ces compositions et de l’autre par des chansons francophones actuelles qu’elle arrange aux rythmes afro-péruviens.
Elle travaille avec El Maestro Felix Casaverde à la guitare, Pepe Céspedes au piano (récompensé meilleur pianiste Latin Jazz 2009 par le magazine Jazz Corner), l’habile folkloriste Hederson Herencia à la basse et Hugo Bravo aux percussions, qui accompagne Susana Baca depuis une quinzaine d’années.
La résidence porte ses fruits: après une tournée de trois concerts dans le pays, une semaine d’enregistrement en studio donne naissance à un nouvel album 11 titres intitulé « De Verdes? y Maduras ».
Il sera officiellement lancé au Pérou en novembre, et à Paris, avec les musiciens péruviens les 23 septembre 2010, au théâtre de la Fondation Alliance Française de Paris. Deux autres concerts parisiens célébrerons la sortie en France, le 22 septembre. au Satellit Café et le 29 à la Bellevilloise.

English

Coming from Peru, a country that has been restricted to various stereotypes, her musical creation takes root in the Afro-Peruvian rhythms from the Pacific Coast of her country (music from the descendants of the black slaves that were brought to Peru by the Spanish Kingdom) and the delicate aesthetics of the « criolla y limeña » tradition. La Machete’s music is a fusion of a traditional and contemporary image of Peru that opens breaches on unknown cultural aspects. La Machete offers us a lively and modern glance on the afro-Peruvian rhythms. If the Creole and Black music from Peru are the roots of her music, they are not enough to identify and describe it. With subtlety, she revisits waltzes, marineras, landós and festejos from the afro traditional repertory as well as with her own compositions. La Machete paints her music with her own spirit and with the colours of all the other melodies and harmonies which live it. Polyrhythmic patterns and a stunning mix of melodies in which one hears pop, jazz and voices of the people sharing history and musical roots as well as these of the sister countries Brazil, Chile, Argentina, Cuba and so many others…
Concerning her lyrics, fantastic or banal stories become pretexts to thoughts about the daily life or unexpected events from here and there. Their clearness combines with imagination and a « with-no-kindness » derision that carry us, uplifting joy and passion.

Born in Lima – capital of Peru -, Mirtha Guerrero was lulled by el Zambo Cavero’s voice and the sound of his cajón. This giant of the Musica Negra
was playing on Sundays on her parents’ neighbours’ patio and since then Mirtha decided she would play music. First steps on television and already the love of performing.
Thereafter came the years of studies and the music became an engagement – A political engagement. Outstanding musical meetings with Andrés Soto, Felix Casaverde and Kiri Escobar followed… and her first concerts in her city, Lima, troubled by the difficult 80’s.
In 1989, Mirtha arrived in France and for a while her music remained in parenthesis… travels, studies, meetings… In 1999, to find and reinvent her way, she chose the machete as a symbol to identify her way of living the music. Used by the black slaves for both work and fight, the machete is a survival tool and when she performs, Mirtha shares with us this symbol of freedom through her voice balancing between healthy euphoria and sweet melancholy. According to Mirtha, « over all, this symbol is a will to release new territories, to take shortcuts, to transcending conditions and destinies, with my music. » Several musicians will take part in the musical adventure that grew rich along with the various collaborations. Guitars and voices consequently built themselves based on the afro-Peruvian rhythmic roots. Percussions, congas, cajón and bass lines portray this distant land. Mirtha’s compositions dare and expose themselves, punctuated by reinterpretations of some classics of the Afro-Peruvian repertory. In 2005, a new « ida y vuelta » brings her back to Peru, into the cradle of the Musica Negra, a small village of the pacific coast, El Carmen. There she meets a living memory of this music, Don Amador Ballumbrosio, who encourages her to keep on working against the winds and the tides and reminds her that « guitars shouldn’t be lent because instruments also have a soul. »
In 2006, her work grows as a personal project and to mark the revival while keeping the same course, Mirtha chooses to be known as and actually to become La Machete. Therefore, still leading with her voice and her guitar, La Machete keeps on going while being musically well surrounded: on keyboard and clarinet, Vicente Fritis enriches and develops the harmonic work carried out on Mirtha’s compositions and on the arrangements of her traditional tunes. To make a success of the polyrhythm, typical ingredient of the Afro-Peruvian music, the percussionist Jorge Costagliola joins them, with strength and smoothness, with his various percussions: cajón, congas, bongós, caixa, cymbals, bells… The rhythmic support and the groove are driven by Baptiste Germser… with his bass guitar.
In 2008, during a professional journey in Peru, La Machete records a new album, entitled « Un Batir de Alas » including six of her own compositions. She chose to be accompanied by Yuri Juarez (guitar), Joscha Oetz (double bass) and Marcos Mosquera (cajón).
In August, 2009, she returns to Peru, with the trumpeter Y. Giaume, for a creation project in Lima with Peruvians musicians (see biographies infra) organized in collaboration with the French association La Brecha, the Alliance Française of Lima, the Embassy of France in Peru and SPEDIDAM (French association for the protection of the musician rights). The project is based on French-speaking and Peruvian popular song: a footbridge between their styles and their traditions. The creation bear fruits: after touring the country with three concerts, a week recording in studio give birth to a new 11 tracks album, entitled  » De Verdes… y Maduras « , including 9 of her own compositions.

In collaboration with the same partners, the album will be launched in Paris, with the Peruvian musicians on September 23rd, 2010. The launch in Peru is planned for November 2010.