Fiche Personne
Photographe Monteur/se

Valérie Rougé

Madagascar, France

Français

Valérie Rougé
Née en 1983 à Paris.


FORMATION

2008-2010
HEAD ( Haute Ecole d’Art et de Design – Genève )
Master Arts Visuels

2005-2008
Ecole Supérieure d’Arts de Rueil-Malmaison
DNAP ( Diplôme National d?Art Plastique )

2004-2005
Ateliers de Sèvres


EXPOSITIONS – FESTIVALS – PRIX

2011
Attribution d’une bourse par le Fonds cantonal d’art contemporain ( FCAC Genève ) pour la réalisation d’un projet à Madagascar

Création et diffusion d’une vidéo pour l’exposition «L’engagement dans la jeune création/vidéo/française»
Centre Culturel de l’UNAM Tlatelolco ( Mexico )

2010
What’s in your Head – Boston ( Etats Unis )
GASP gallery
http://www.g-a-s-p.net/media_art.html

Prix HEAD Galerie ( Galerie Analix Forever )
http://head.hesge.ch/-8-diplomes-2010-de-la-Head-#IMG/jpg/defile2010-3.jpg

2009
Digressions et détournements – Genève ( Suisse )
Exposition collective Workmaster
http://head.hesge.ch/exposition-digressions-et#IMG/jpg/paillasson_web.jpg
http://www.workmaster.ch/noise/index.php?id=71

Géométries Virtuelles – Art Vidéo
Centre Culturel Français du Cambodge
Phnom Penh ( Cambodge )

2006
Timisoara ( Roumanie )
Festival Simultan 02 – 100 seconds

English

La rencontre avec un pays rêvé n’est pas hasardeuse.
Après avoir fabulé des années sur le pays de ma grand-mère, j’ai décidé d’aller rencontrer cette terre fantôme, devenue espace fantasmagorique plus que géographique.

J’ai alors découvert un autre pays que celui que j’imaginais connaître. Le fantasme et le réel s’entremêlaient sans coïncider pleinement. Un métissage fluctuait lentement entre mon imaginaire et la réalité, faisant émerger quelque chose de nouveau : un lieu de l’entre-deux dépassant les frontières des territoires et des idées. Un entre-lieux.

Ce qui est donné à voir n’est ni un récit de voyage, ni un documentaire, ni même une fiction. C’est une déambulation entre deux mondes, entre deux territoires ; une tentative de distiller le réel dans l’imaginaire, avec la volonté de s’inscrire dans l’espace de la fabulation. Cet entre-lieux est né progressivement des collisions et des frottements entre nostalgie rêvée et réalité perçue. Le passé se noue au présent, le voyage infiltre les légendes, le vrai se tresse au faux et fait apparaître une nouvelle cartographie. « Tantara ankolatra » est en quelque sorte un conte qui raconte les retrouvailles avec une terre étrangère et mystérieuse, longtemps presque familière, à travers l’itinéraire de sa réinvention.

Pour construire cet entre-lieux, j’utilise tout types de matériaux : vidéos, photographies, littérature, éléments d’histoire, de géographie. Ces sources proviennent d’un corpus accumulé depuis des années. Elles sont le résultat d’une quête réunissant aussi bien des gestes personnels ( photos, vidéos, interviews, etc ) que publics ( vidéos /photos /enregistrements d’archives, cartes, données historiques, extraits de livres, etc ). La manipulation et le montage,de ces matériaux divers sont une manière d’écriture à plusieurs mains, permettant d’accéder à cet ailleurs oscillant entre rêve et réalité.