Fiche Personne
Ecrivain/ne

Albert Memmi

Tunisie

Français

L’homme et l’?uvre


Albert Memmi a poursuivi une double carrière de chercheur et d’écrivain.
Professeur honoraire à l’Université de Paris, où il a occupé une chaire de sociologie de la culture, Walker Aims à l’Université de Washington, membre de conseil à l’Université de Princeton, professeur honoraire à H.E.C., Docteur Honoris causa de l’Université du Néguév, il a su gagner l’estime de ses collègues.
Ed. Morin : « Sa sagesse et son esprit d’universalité sont exemplaires en ce siècle ». JP Faye : « Hommage au témoin, à l’inventeur culturel et interculturel ». M. Contat : « Nul doute que le dyptique dépendance-pourvoyance offre une clef quasi-universelle aux relations entre les hommes ». F. Braudel : « L’essai d’Albert Memmi, La dépendance, renouvelle la musique et la lecture des sciences de l’homme, comme s’il nous donnait une autre oreille, d’autres yeux, une autre intelligence ». Rachid Boudjedra : « Mon admiration et ma reconnaissance pour l’homme et l’oeuvre fondatrice ». A. Touraine : « Une ?uvre diverse dont l’influence est grande, c’est un classique des sciences sociologiques ». Père J. Dejeux : « …un des penseurs tunisiens les plus rigoureux de notre temps ». A. Brawerman, président de l’Université du Néguév :  » Albert Memmi est une légende ». Le Portrait du colonisé a été choisi parmi les « cent ?uvres qui ont marqué le siècle » (Foire internationale du livre, Harare, 2002). » Un livre culte », Le Point

Ecrivain, son talent fut très tôt reconnu par A. Camus, J.-P. Sartre, Vercors,… qui ont préfacé ses premiers ouvrages. Le prix Nobel Nadine Gordiner a préfacé la traduction anglaise du Portrait du colonisé. L.S. Senghor : « Votre Portrait du colonisé m’a enthousiasmé. (…) Un document auquel les historiens de la colonisation auront à se référer ». J. Lacouture : « Le Portrait du colonisé est probablement un chef-d’?uvre ».. C ?est un livre culte » Le Point. J-F. Revel, à propos de Portrait d’un juif : « Ce qu’il dit, c’est du feu ». » Son portrait d’un juif est devenu l’un des livres majeurs de la pensée juive?laïque » Le Point. G. Le Clec’h : « … par sa clarté, son intelligence, sa sensibilité, Le racisme peut être considéré comme un futur classique ». A. Bosquet : « Un romancier vrai, un créateur puissant (…). La statue de sel est un livre d’une qualité exceptionnelle ». A. Bensoussan : « Le Pharaon (est) un événement majeur de l’écriture romanesque en France ». P. Kessel, Grand Maître du Grand Orient : « Son oeuvre, de livre en livre, marque notre époque ». E. Jouve, professeur à l’université de Paris : « L’un des plus grands écrivains francophones », « Le prophète de la décolonisation, le reculeur de bornes, l’auteur d’ouvrages-phares sur l’identité, l’aliénation, la dépendance, qui ont éclairé notre siècle ». Charlie Hebdo, (Caroline Fourest) « Albert Memmi, l’une des figures les plus importantes de la lutte anticoloniale et antiraciste ».

Si Memmi, profondément enraciné dans son terroir natal, est qualifié de « plus grand écrivain tunisien d’expression française » (dictionnaire Bordas des littératures), de « figure de proue, avec A. Camus, de la littérature maghrébine » (Magazine Littéraire, Paris). H. Bouraoui : « Père fondateur de la littérature tunisienne d’expression française », « il est aussi une sorte de symbole culturel dont l’importance dépasse les frontières de sa patrie » (Professeur C. Bonn). « Une portée universelle » (La Croix, Paris) « La statue de sel et Agar demeurent aujourd’hui deux des meilleurs ouvrages parus en Europe après cette guerre » (New-York Times). « Le Portrait du colonisé l’a rendu célèbre dans le monde entier » (Jeune Afrique). »L’un des plus grands penseurs juifs », (Jerusalem Post). « Cette grande figure du monde intellectuel français » (Tribune de Genève). « L’un des plus grands anthropologues vivants » (Il Secolo XIX, Gênes). « A.Memmi est un maître »(professeur A.Maugey, Canada). »Memmi est un artiste de premier ordre » (Neue Zurcher Zeitung, Zurich).

L’?uvre d’Albert Memmi, traduite dans une vingtaine de pays, a obtenu une dizaine de prix littéraires dont le Grand prix de la francophonie, décerné par l’Académie française et le Grand prix littéraire du Maghreb. Une soixantaine d’ouvrages lui sont déjà consacrés à travers le monde. On lui doit des concepts nouveaux, tel hétérophobie ou judéité ; ainsi que des définitions inédites du racisme ou de la décolonisation (adoptées par l’Encyclopedia Universalis). Membre de plusieurs Sociétés savantes, il a reçu de nombreuses décorations, officier de la légion d’honneur, commandeur du nichan iftikhar, officier des arts et des lettres, officier des palmes académiques, officier dans l’ordre de la république tunisienne, chevalier des arts et des lettres du Burkina Faso.



OEUVRES PRINCIPALES


– LA STATUE DE SEL, préface d’Albert Camus, Corréa, 1953 – Gallimard, 1963.
– AGAR, Corréa 1955 – Gallimard, 1984.
– LE DESERT, Gallimard, 1977.
– LE SCORPION, Gallimard, 1969.
– LE NOMADE IMMOBILE, Arléa, 2000, Arléa Poche, 2003.
– LE PHARAON, Julliard, 1988. LE FELIN, 2001.
– TERESA et AUTRES FEMMES, Le Félin, 2004.

Poésies
– LE MIRLITON DU CIEL, Poèmes illustrés de neuf lithographies originales d’Albert Bitran, Edit. Lahabé, 1985, Julliard, 1989

Entretiens
– ENTRETIEN, entretien avec Robert Davies, l’Etincelle, Montréal, 1975.
– LA TERRE INTERIEURE, entretiens avec V.Malka, Gallimard, 1976
– LE JUIF ET L’AUTRE, entretien avec M. Chavardès et F.Kasbi, édit. Bartillat, 1995

Essais et portraits
– PORTRAIT DU COLONISE, précédé du PORTRAIT DU COLONISATEUR, préface de J-P. Sartre, Corréa, 1957, J-J. Pauvert 1966. Gallimard 1986.
– PORTRAIT D’UN JUIF, I. Gallimard, 1962, Folio, 2003, LIBERATION DU JUIF, II, Gall.1966.
– L’HOMME DOMINE, (le colonisé, le noir, le Juif, la femme, le domestique), Gall. 1968.
– JUIFS ET ARABES, Gallimard, 1974.
– LA DEPENDANCE, Gall., 1979, préf. de F. Braudel, suivi d’une Lettre de Vercors.
– LE RACISME, Gallimard, 1982.
– CE QUE JE CROIS, Grasset, 1985.
– L’ECRITURE COLOREE Je vous aime en rouge, Edit. Périple, 1986.
– BONHEURS, Arléa, 1992
– L’EXERCICE DU BONHEUR, Arléa, 1994
– AH, QUEL BONHEUR ! Arléa, 1995.
– LE BUVEUR ET L’AMOUREUX, le prix de la dépendance,Arléa,1998.
– DICTIONNAIRE CRITIQUE A L’USAGE DES INCREDULES, Le Felin, 2000
– PORTRAIT DU DECOLONISE, Gallimard, 2004

Et divers ouvrages, dont :
– ANTHOLOGIE DES LITTERATURES MAGHREBINES, Présence africaine :
T I et II 1964-1969
– LES FRANCAIS ET LE RACISME, (en collaboration) Payot, 1965.
– ECRIVAINS FRANCOPHONES DU MAGHREB, Laffont, 1985.
– LE ROMAN MAGHREBIN DE LANGUE FRANCAISE, Nathan, 1987.
– Une cinquantaine d’études plus courtes sur le racisme, la décolonisation, la sociologie de la littérature et de la culture etc… ainsi que la participation à des ouvrages collectifs. (Traité de sociologie : sociol. des faits littéraires)

Livres de poche :
La statue de sel, Folio. -Agar, Folio – Le Scorpion, Folio – Le désert, Folio- Portrait du colonisé, folio – Portrait d’un Juif, folio – La libération du Juif, Payot – L’homme dominé, Payot – Juifs et Arabes, Idées – Le racisme, folio – La dépendance, Folio- Bonheurs, Arléa – L’exercice du bonheur, Arléa – Ah,quel bonheur, Arléa – Le Nomade immobile, Arléa.

A consulter sur l’?uvre d’Albert Memmi
G. Dugas, Albert Memmi,écrivain de la déchirure, édit. Naaman,1984
R. Elbaz, Le discours maghrébin. Dynamique textuelle chez Albert Memmi, édit Le préambule,1988.
J.Y. Guérin(sd), Albert Memmi, écrivain et sociologue, l’Harmattan, 1989.
C. Dechamp-Leroux (sd),Figures de la dépendance, autour d’Albert Memmi, P.U.F.,1991.
M. Robequain, Albert Memmi, Arts et lettres de France, 1991.
E. Jouve(sd),Albert Memmi, prophète de la décolonisation, Berger Levrault, 1993.
G. Dugas, Du malheur d’ëtre juif au bonheur sépharade, Edit.du Nadir, 2001.
C. Sitbon, D. Mendelson, D. Ohana, Lire Albert Memmi : déracinement, éxil, identité, Edit. Factuelles, 2002.
J. Strike, Albert Memmi autobiographie et autographie, l’Harmattan, 2003.