Fiche Personne
Violoniste

Akim El Sikameya

Algérie

Français

Akim a grandi dans la douce chaleur des contrées cosmopolites oranaises, bercé dans la tradition du chant et du violon andalous. Il s’invente un pseudonyme : El Sikameya, croisement de sika et de meya, deux des noubas (suites de pièces vocales ou instrumentales) les plus interprétées de la musique arabo-andalouse. Traversant la Méditerranée, il est remarqué sur scène à Marseille. En 1999, il sort son 1er album « Atifa – Oumi » chez Night and Day. Puis il continue ses pérégrinations par une grande tournée à portée nationale et internationale et par des premières parties de prestige : Julien Clerc, Alain Souchon, Khaled, Cheb Mami, Willy de Ville, Les Négresses vertes ou Cesaria Evora? pour ne citer qu’eux.Akim chante avec la sensibilité de son époque des amours heureuses, des douleurs pudiques. On appelle ça la vie quand il faut avouer l’allégresse et le tourment, le regret et la fierté. « Je ne suis pas un rebelle, un révolté, je cherche juste l’essence de la musique que j’aime pour lui donner une dimension universelle », explique-t-il. Sa musique est forte, raffinée, éclatante : une langue arabe qui fait rimer son violon oriental, aux sons du cajon et à la guitare flamenca? pour faire naître une musique andalouse nouvelle et émouvante, par ses mots d’amour, étincelante par ses rythmes chauds.Avec son dernier album « Aïni », mes yeux (janv. 2005), on découvre la chaleur d’une voix fine et douce, un chant intime et sensuel qui fait croire à chaque auditeur qu’il ne s’adresse qu’à lui, à lui seul. « C’est conçu comme un jardin, chaque titre est une fleur différente. J’y ai consacré trois ans de travail pour composer, trouver les musiciens », raconte Akim El Sikameya à propos de Aïni, un voyage qui abolit le temps et les frontières en 15 morceaux. Près d’une heure de promenade dans un ryad, cour et jardin en arabe, où chaque fleur est une chanson, un parfum qui transporte l’auditeur en des contrées indéterminées où la seule certitude est un univers arabo-latin enchanteur où bien sur l’Orient est présent comme le flamenco, la cadence afro-hispanique. Cette balade sereine et intense est aussi une palette fleurie de couleurs celtiques, tziganes, bossa, jazzy, rock. « Je ne fais pas de la musique arabo-andalouse, mais de la chanson arabo-andalouse, un style où tous les métissages sont possibles, voire bienvenus », précise El Sikameya.Ce subtil mélange de légèreté et de gravité fait le charisme d’Akim El Sikameya quand il est sur scène. C’est sur les planches qu’Akim vit pleinement son art. Il est nu, les sentiments à vif. L’émotion à fleur de peau, Akim El Sikameya s’offre au public?Certains passages sont extraits d’un texte écrit par Bouziane Daoudi

FORMATION

Akim El Sikameya : Chant, violon ;
Taofik Farah : Guitare ;
Vincent Peirani : Accordeon ;
Kevin Reveyrand : Basse ;
Pascal Rey : Batterie, percussions.

DISCOGRAPHIE

Atifa – OumiNight & Day / 1999
AïniLila Records / Nocturne / 2005