Fiche Personne
Ecrivain/ne Acteur/trice Producteur/trice

Edwige Danticat

Haïti

Français

Auteure américano-haïtienne.

L’auteure du « Cri de l’oiseau rouge » naît à Port-au-Prince, en Haïti, en 1969. Dans son île natale, elle apprend à raconter les contes et légendes qui, quelques années plus tard, viendront nourrir son imaginaire et donner leur originalité à ses oeuvres. A l’âge de douze ans, elle rejoint ses parents à New-York, laissant derrière elle son enfance et sa tante qui jusque là l’avait élevée. Aux Etats-Unis, elle découvre New-York et la communauté haïtienne de la diaspora. C¹est de cette rupture qu’Edwige Danticat tirera l’essentiel des thèmes abordés dans ses romans ; la relation entre la migration et la préservation d’une identité, le rôle des femmes dans la transmission des cultures d’origine, les questions liées à l’apprentissage de la langue du pays d’accueil, etc. Dans la majeure partie de ses romans, les personnages sont des femmes qui se réapproprient leur histoire individuelle, leur personnalité, leur corps et leur sexualité. Cependant, même si l’auteur insiste sur le rôle des femmes dans les sociétés humaines en générale et haïtiennes en particulier, dans ses romans, les relations entre hommes et femmes ne sont pas conflictuelles. Les femmes qu¹elle raconte sont  » souples et fortes comme des fleurs « . Une fois ses études secondaires terminées, Edwige Danticat entreprend des études de littérature française à Brown University. Elle obtient un Master of Fine Arts Degree et sa thèse de fin d’études « Breath, Eyes, Memory » est déjà un véritable succès littéraire. Elle lui vaut l’honneur d¹une publication en 1994 et constitue son premier roman traduit en français sous le titre, « Le Cri de l’oiseau rouge’. Le réalisateur américain, Jonathan Demme a acheté les droits pour une adaptation cinématographique. Plusieurs romans suivront cette première publication dont « La récolte douce des larmes » qui obtient le prix Carbet de la Caraïbes en 1999. En parallèle de ses activités littéraires, Edwige Danticat a travaillé avec des réalisateurs tels que Jonathan Demme (« Le silence des Agneaux », « Philadelphia », « La vérité sur Charlie », etc) ; notamment sur « Beloved » (adaptation cinématographique du roman de Toni Morisson) et « Jean Dominique, the Agronomist », documentaire très remarqué qu’elle a coproduit et dont la bande originale est signée Wyclef Jean, également haïtien immigré à New-York. Elle a rejoint le jury du 57ème festival de Cannes.

Edwidge Danticat est née à Port-au-Prince (Haïti) le 19 janvier 1969. Quand elle a deux ans, son père émigre à New York ; deux ans après, sa femme le rejoint. Danticat et un frère restent en Haïti chez un oncle et sa femme. À 12 ans, elle rejoint ses parents à Brooklyn et s’installe dans une nouvelle langue et un nouveau pays.
Elle publie ses premiers textes dès les années de High School, dans le journal de l’école où elle termine ses études secondaires. Elle obtient un premier diplôme universitaire (B.A.) à Barnard College en lettres françaises avant de poursuivre, boursière, une maîtrise en Beaux-Arts (MFA) à Brown University. Avant même d’être terminée, sa thèse en « creative writing » est acceptée pour publication. Le texte qui en résulte – Breath, Eyes Memory (traduit en français sous le titre Le cri de l’oiseau rouge) – a autant de succès auprès des critiques que du public. L’écrivaine a 25 ans.

La force et la texture du style de ce premier récit, où se croisent les réalités haïtiennes et newyorkaises, ont été comparées à celles des auteurs tel Maxine Hong Kingston et Toni Morrison, et ont mérité à l’auteur un passage sur le plateau de la maîtresse du petit écran américain, Oprah Winfrey.

Nouvelliste talentueuse, Danticat publie ensuite un recueil de ses courts récits, Krik? Krac! Dans son deuxième roman, The Farming of Bones (publié en 1998 et traduit l’année suivante comme La Récolte douce des larmes), elle crée une fiction passionnante autour des événements tragiques de 1937. Danticat a également dirigé deux recueils de courts récits écrits par d’autres auteurs, dont The Butterfly’s Way, 33 récits d’haïtiano-américains. Dans toute son oeuvre, son regard sur l’histoire et sur l’actualité n’autorise ni le sensationnalisme, ni la pitié, examinant en particulier la réalité du peuple haïtien avec une prose limpide et enchanteresse.

Edwidge Danticat poursuit sa carrière d’écrivaine en se consacrant également à l’enseignement (« creative writing ») – e.g., à New York University et à l’Université de Miami – et à de nombreux projets sur l’art et la culture haïtienne, comme l’indiquent ses collaborations avec les cinéastes Patricia Benoit et Jonathan Demme, et son engagement auprès de la National Coalition for Haitian Rights.

Oeuvres principales / Principal Works :

Romans / Novels:
Breath, Eyes, Memory. New York: Soho Press, 1994; New York: Vintage Books, 1995.
The Farming of Bones. New York: Soho Press, 1998; Penguin, 1999.
The Dew Breaker. New York: Knopf, 2004.

Récit:
After the Dance: a Walk through Carnival in Jacmel, Haiti. New York: Crown, 2002.

Nouvelles:
Krik? Krak! (recueil de nouvelles) New York: Soho Press, 1995; New York: Vintage Books, 1996.
« A Rain of Daffodils. » Seventeen 53.4 (1 April 1994): 152- ; Literary Cavalcade 52.6 (March 2000): 4-9.
See also below – liens d' »île en île » – voir ci-dessous.

Anthologies:
The Butterfly’s Way: Voices from the Haitian Dyaspora in the United States. Edited with an introduction by Edwidge Danticat. New York: Soho Press, 2001.
The Beacon Best of 2000: Great Writing by Women and Men of All Colors and Cultures. Edited by Edwidge Danticat. Boston: Beacon Press, 2000.
Littérature pour la jeunesse:
Behind the Mountains: the Diary of Celiane Espérance. New York: Orchard Books, 2002.
Anacaona, Golden Flower. New York: Scholastic, 2005 (à paraître).

Articles sélectionnés:
« Hanging With The Fugees. » Essence 27.4 (1 August 1996): 85-86.
« Forward. » The Magic Orange Tree and other Haitian Folktales. Ed. Diane Wolkstein. New York: Random, 1997: vii-viii.
« The Book of the Dead. » The New Yorker 75.16 (21 June 1999): 194-.
« Bonjour Jean. » The Nation 272.7 (19 February 2001): 20-22.
« Forward. » Walking on Fire: Haitian Women’s Stories of Survival and Resistance. Beverly Bell. Ithaca: Cornell U. Press, 2001.
« Evelyne Trouillot » (interview). Bomb 90 (Winter 2004-2005): 48-53.

Traductions:
In the Flicker of an Eyelid. (L’espace d’un cillement.) by Jacques-Stephen Alexis. Trad. with Carrol F. Coates. Charlottesville: University of Virginia Press, 2002.

Distinctions littéraires:
1994 Fiction Award, The Caribbean Writer.
1995 National Book Award finalist, for Krik? Krak!
1995 Pushcart Short Story Prize.
1996 Best Young American Novelists Award, for Breath, Eyes, Memory by Granta.
1999 American Book Award, for The Farming of Bones.
1999 Prix Carbet de la Caraïbe, pour La récolte douce des larmes (The Farming of Bones).

Enregistrements / Recordings:
The Farming of Bones. Read by Rebecca Nicholas. Books on Tape, Inc., 1999.

Sur Edwidge Danticat:

Anglesey, Zoe. « The Voice of the Storytellers: An Interview with Edwidge Danticat. » Multicultural Review 7.3 (1 September 1998): 36-.
Casey, Ethan. « Remembering Haiti: Breath, Eyes, Memory. » Callaloo 18.2 (Spring 1995): 524-526.
Charters, Mallay. « Edwidge Danticat: A Bitter Legacy Revisited. » Publishers Weekly (17 August 1998): 42-43.
Gyssels, Kathleen. « Littérature doublement exilée: Krik? Krak! d’Edwidge Danticat. » Ruptures 13 (octobre 1997-mars 1998): 187-202.
Mead, Rebecca. « Stepmother Tongue. » New York 28.36 (20 November 1995): 50-.
N’Zengo-Tayo, Marie-José. « Children in Haitian Popular Migration as Seen by Maryse Condé and Edwidge Danticat. » Winds of Change: The Transforming Voices of Caribbean Women Writers and Scholars. Adele S. Newson and Linda Strong-Leek, eds. New York: Peter Lang, 1998: 93-100.
Poon, Angelia.  » 4.2 (Winter 2000).
Shea, Renee H. « The Dangerous Job of Edwidge Danticat: An Interview. » Callaloo 19.2 (Spring 1996): 382-89.
Shea, Renee H. « Traveling Worlds with Edwidge Danticat. » Poets and Writers 25.1 (January/February 1997): 42-31.
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