Fiche Personne
Réalisateur/trice Acteur/trice Producteur/trice Conteur/se

Makéna Diop

Sénégal

Français

Né au Sénégal, Makena Diop étudie le théâtre au Conservatoire National de théâtre, de danse et d’art dramatique de Dakar. Acteur et conteur, il crée Ciné Contes, programme destiné aux enfants et adolescents. Il gère une maison de production au Sénégal et prépare une série de 13 courts métrages tirés du patrimoine du conte.

Agent artistique : Monita DERRIEUX (Agence A, Paris)
Tel : 33 (0)1 45 01 24 31 Fax : 33 (0)1 45 01 24 32
Email : derrieuxm(@)aol.com


Makéna DIOP, acteur et conteur, est originaire du Sénégal.

Il étudie le théâtre et la mise en scène, au Conservatoire National de théâtre, de danse et d’art dramatique de Dakar. Sa formation se déroule entre le Conservatoire, les communautés rurales à travers des mises en scène et des spectacles de contes recueillis sur place, et l’hôpital psychiatrique de Fann, où le professeur Henri Colomb développait alors une thérapie basée sur la relation entre le théâtre, la psychiatrie occidentale, et les thérapeutiques traditionnelles.
Il travaille également sur la collecte des contes et histoires traditionnelles, avec le Centre d’études des civilisations et les Archives culturelles du Sénégal.

À sa sortie du Conservatoire, Makéna Diop joue dans de nombreuses œuvres (radio, télévision, théâtre) passant du « Fusil » de Patrice Ndendi Penda, à « Politicos » de Mba Evina Jean, de « Caligula » (Camus) à « Images de sécheresse » (Chenet) ou de « Ouluwemi d’Ajumako » (Condet) à « Mantes des Aurores » (Sall), « Antigone » (Sophocle) et bien d’autres pièces d’auteurs tels que Cesaire, Senghor, Soyinka…

Il travaille avec le Negro théâtre, sur despièces comme « Les joies de la vie » de Leroy Jones, « Le sauveur noir », avant d’être un des co-fondateurs de la troupe dramatique « Le Nouveau Toucan » (1978).

Avec d’autres comédiens et metteurs enscène sénégalais, il initie l’émission de télévision « Clefs Littéraires » à l’Office de Radiodiffusion Télévision du Sénégal (ORTS). Destinée à faire mieux comprendre les œuvres littéraires inscrites au programme de l’enseignement secondaire, en présence de l’auteur, et d’élèves, cette émission connaît un tel succès, qu’elle est rediffusée périodiquement jusqu’à aujourd’hui.

Vers la fin des années 80, poursuivant sa quête, il prendson baluchon et se tourne vers d’autres horizons. En Allemagne, à Cologne, il interprète le premier rôle du film de Pape Seck, « Africa am Rhein », et développe des ateliers d’écriture. À Sarrebruck, en 1993/1994, il met en scène « Setnaa ou la Cité de Ndumbelaan », une de ses créations, un spectacle pluriculturel en trois langues (wolof,français, allemand). Puis il part vers la France où il joue le destin glorieux du Maréchal Nikkon, Nikku de Wolé Soyinka au Théâtre International de langue française (TILF), et « La mort et l’écuyer du roi », avec la compagnie Coup de Pilon (à Lyon, et en tournée à travers laFrance et en Afrique : Bénin, Sénégal).

Il commence alors à se produire régulièrement, comme conteur, crée des spectacles et anime des ateliers financés par la Commission Européenne, ateliers consacrés aux contes et au spectacle vivant.

Dans le même temps il continue son métier d’acteur, au cinéma. Il est l’acteur principal du film sénégalais « Toubab Bi » de Moussa Touré et reçoit en 1991, le Bayard d’Or (prix d’interprétation masculine), au Festival de la Francophonie de Namur en Belgique.
En 1997, il interprète le rôle de Rambo dans « TGV », de Moussa Touré,
Il a également joué, le rôle de Kenza, le meilleur ami de « Lumumba » film mis en scène par Raoul Peck -2000, avant de recevoir le Prix d’interprétation du meilleur acteur masculin au
FESPACO 2001, pour le rôle de Keba dans « La Grève des Battu » réalisé par Cheick Omar Sissoko, ce qui ne l’empêche pas de tourner dans des courts métrages de jeunes réalisateurs – « Une femme pour Souleyman » de Dyana Gaye.

En 2002, il est le personnage principal du film du cinéaste angolais Zeze Gamboa, « O Heroi ». En 2003, il interprète le rôle titre du film d’Alexander Abela « Souli », tourné à Madagascar.

En 1999, il créeà Cannes, pendant le festival international du film en partenariat avec la CCAS et l’association Racines, une série de spectacles vivants intitulés : « De l’image au verbe, une manière de dire le monde noir », des mises en scène mettant en relation musiciens, conteurs, poètes de rue, peintres, venus de Trinidad, des Etats-Unis, du Sénégal, du Mali, de Guinée, du Burkina, du Cameroun et d’Angleterre…
Passionné par le conte, Makéna Diop eut l’idée la même année d’une approche originale entre le verbe et l’image : Ciné Contes, un programme destiné aux enfants et aux adolescents.
Makéna Diop a mis au point un répertoire de contes (verbe et musique) liés aux films présentés, et formé des équipes de conteurs et de musiciens, au sein de l’association Racines.
Depuis sa création, Ciné Contes a accompagné des dizaines de films africains sur les écrans de plus de 300 villes de France, de Belgique, de Guadeloupe, d’Angleterre, du Cameroun, d’Algérie…et dans un très grand nombre de festivals de cinéma.

Source: Agence A
www.agencea.fr/artiste.cfm/98387-makena-diop.html

English

Born in Senegal, Makena Diop studied theatre at the Dakar Conservatoire National, the school for theatre, dance and dramatic arts. An actor and storyteller, he produced Ciné Contes, a programme aimed at children and adolescents. He runs a production company in Senegal and is preparing a series of 13 short films drawn from the cultural heritage of storytelling.
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