Fiche Personne
Ecrivain/ne

Aïssa Khelladi

Algérie

Français

Né en Algérie à l’orée de la guerre d’indépendance. Il suit l’école coranique, puis des études primaires et secondaires à Alger, qu’il interrompt volontairement pour subvenir aux besoins de sa famille. Il passe le baccalauréat en candidat libre et entreprend des études supérieures à l’université d’Alger (Licence et DEA de Psychologie), grâce à une bourse du ministère de la Défense. Entre 1981 et 1984, il écrit deux romans, L’attente et Journal d’un journaliste ainsi qu’un recueil de nouvelles, A la poursuite du père, qui ne seront pas publiés. En 1988, il obtient sa radiation de l’armée et se consacre au journalisme et à l’écriture. Il participe au lancement du Nouvel Hebdo à Alger en 1990, co-fonde l’Hebdo Libéré en 1991 et collabore à Ruptures, publication de Tahar Djaout, écrivain assassiné en 1993.
Ses écrits sur les islamistes suscitent une condamnation du FIS dans le journal Ennour. En 1992, il fait paraître un essai, Les islamistes face au pouvoir, qui sera interdit par le pouvoir algérien. Il échappe à un attentat et entre en semi-clandestinité.
Fin 1994, il s’exile en France où il obtient le statut de réfugié politique. Il écrit son roman Peurs et Mensonges, publié en 1996 par Marsa éditions, puis en 1997 par le Seuil. En 1996, il fonde à Paris, avec Marie Virolle la revue Algérie Littérature/Action. Il publie deux romans, Rose d’abîme (Le Seuil 1998) et Spoliation (Marsa 1998). Sa pièce de théâtre, Le paradis des fausses espérances paraît chez Marsa en 1999. Il retourne en Algérie et se consacre à son métier d’éditeur. Il termine actuellement l’écriture de deux romans.