Fiche Personne
Metteur/se en scène Acteur/trice Secrétaire général

Souleymane Koumaré

Burkina Faso

Français

Comédien / Metteur en scène, Souleymane Koumaré est la cheville ouvrière de la troupe « Badeya » (Fraternité). Il est également le Secrétaire général de l’association SIRABA (la grande route), un centre de formation artistique basé à Bobo-Dioulasso dont il en est membre fondateur.

Né en 1968 dans une famille musulmane, il est envoyé très tôt à l’école coranique. « Contre mon gré, mais j’étais obligé de me soumettre, par respect, à la volonté de mes parents? ». Pendant l’école, il se découvre une passion pour la danse et la musique, qui le conduit tout naturellement au théâtre. « Mes parents trouvaient que çà ne pourrait jamais m’assurer un avenir. Ils se sont fermement opposés à ce projet. Qu’à cela ne tienne, je continuais en cachette. »

C’est à partir de 1989 qu’il a réellement l’occasion de s’exprimer. « Mes premiers pas, se souvient-il comme si c’était hier, je les ai fait avec la troupe Ouezzin Coulibaly. Comme je ne maîtrisais pas bien le français, je jouais en langue nationale. Et même si je réussissais parfaitement ma prestation, je regrettais de ne pas être allé à l’école française. ». Du coup, Souleymane s’inscrit à des cours du soir pour acquérir un bon niveau en français. A force de travail et d’obstination, il obtient son CAP.

En 1991, il intègre la troupe « Liberté Théâtre » qu’il quitte trois ans après. Il crée alors la troupe « Badaya » dont il est le metteur en scène. Puis, conscient de ses talents de mobilisateur et de créateur, il décide en 1996 de mettre sur place une troupe aux dimensions plus élargies : la troupe « Farafina Yelemba » était née. Avec elle, commence une série de tournées en Afrique et en Europe. C’est cette ouverture sur le monde qui, au hasard d’une rencontre avec une troupe italienne, donne lieu à la création de l’Association « Siraba », en partenariat avec trois autres troupes de la ville de Bobo-Dioulasso. Siraba se destine à la formation d’artistes et à la promotion d’échanges interculturels.

Parallèlement, il mène une belle carrière au cinéma et à la télévision. D’abord en 1999, avec le « Royaume Dabou », puis viendront la célébre série « Les Bobo Diouf », « Le rêve de Python », « Sofia », « La mayonnaise », autant de prestations qui le rendent très populaire.

Souleymane Koumaré dit « gagner sa vie » avec son métier d’artiste et ne regrette pas d’avoir fait ce choix. « Mes parents, ironise-t-il, se félicitent maintenant d’avoir un fils si populaire qui a contribué à apporter davantage d’honneur et de respect à sa famille? »

A 38 ans, Souleymane nourrit beaucoup d’ambitions. Il voudrait maintenant mettre sur pied une école de théâtre.



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