Depuis 20 ans, Africultures documente les expressions culturelles des Afriques. Des centaines de personnes y ont contribué, y contribuent toujours, par des portes d’entrées multiples. Nous sommes des centaines à lire, regarder, rencontrer, structurer, réfléchir, mettre en lien, mettre en forme les contenus, chercher, débattre, et ce, depuis 20 ans. Des centaines de voix, de plumes, de mains affairées dans l’existence de ce projet ambitieux,  incarnent Africultures dans sa longue histoire. Aujourd’hui, celles et ceux, qui, dans cette période de transition difficile (lire ici : http://africultures.com/soutenir/) , se réunissent pour construire un demain ,choisissent, par ce journal de bord, d’écrire le quotidien d’un combat qui n’a d’autre horizon que de défendre la place de la culture et de la création dans nos sociétés, dans notre monde, dans nos quotidiens. C’est un enjeu éminemment politique. Alors, voici quelques voix, qui, régulièrement donneront des nouvelles d’Africultures, parleront de leur engagement, de leur histoire, de nos histoires.

#1 Nicolas, développeur web pour l’association Africultures

« Pourquoi défendre Africultures, pourquoi m’investir dans cet espace ? ». Étant le dernier arrivé, en tant que salarié dans une équipe de six personnes, en toute fin d’année dernière, ça m’est difficile de répondre avec autant de recul que bien d’autre à cette simple question.

Ce qui a guidé mon choix de m’y engager à titre professionnel c’est que par rapport à d’autres postes similaires, certes plus lucratifs et/ou sécurisants qui s’offraient à moi, aucun ne se situait sur ce terreau multiculturaliste dont la préservation est plus que jamais d’actualité …

En même temps, une des choses qui m’a très vite semblé évidente c’est que l’ancienneté du média, globalement avantageuse sur le plan éditorial, pouvait rapidement devenir un obstacle du point de vue technique – parce qu’internet et les nouvelles technologies évoluent très (trop !) vite.

« Cette image m’inspire par rapport à mon travail : équilibrer, focaliser, contextualiser … » Nicolas

Mais paradoxalement, l’inquiétante situation de crise que traverse actuellement l’association semble aussi offrir une étonnante opportunité de remise à plat, de mise en oeuvre de changements longtemps retardés, de (re)questionnements ainsi passés du second plan (au bas mot) vers le premier.

En ce qui me concerne, cela s’est traduit par la refonte complète de l’infrastructure web, courant 2017, début 2018 : en supervisant la redistribution de leurs données aux partenaires, d’une part, et d’autre part, en migrant les principaux sites et outils vers de tout nouveaux systèmes en meilleure adéquation technique et économique.

Ainsi, quoiqu’il puisse advenir par la suite, cela permet d’aborder avec davantage de sérénité l’évolution en cours, maintenant que sont pérennisées toutes les données issues de vingt années d’un travail constant en provenance de centaines de contribut.eurs.rices occasionnel.le.s ou régulièr.e.s.

Cela posé, tout reste cependant à faire : Africultures se doit désormais d’aller de l’avant, de réorganiser ses équipes, de redistribuer ses missions, d’envisager d’autres horizons, d’accueillir de nouvelles énergies … dont peut-être la vôtre ?

Si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à nous écrire sur partenariat@africultures.com

À bientôt,

Nicolas