Un soir de Shungu à Uzerche (1)

Vingt cinq voix pour un banquet du shungu. récit d’un soir autour de la première performance organisée à partir de ce concept en france. Vingt cinq voix faisant cercle autour de la migration depuis le Collège Gaucelm faidit à Uzerche en Corrèze. A leurs côtés se dressent des mains amies ou proches, ainsi que quatre poètes errants, pour tisser un même récit au nom du vivre-ensemble. Nous l’avons dit et redit ! Le shungu est une manière de faire cercle, issue de la tradition comorienne. il y est question d’humanité retrouvée. il y est aussi question d’un paysage de mots et de mets. un festin qui en appelle à la dignité des hommes. Au festival des Nouvelles Zébrures en avril 2016. 20H30. Plus de 70 personnes devant l’entrée de l’ancienne papeterie d’Uzerche. Face à eux, une table autour de laquelle, sous les projecteurs, Josua, Emilie, Emma et Marine, élèves de 3ème, entament une discussion autour de l’accueil des «  migrants  », rappelant à tous un imaginaire de «  on-dit  » au caractère douteux. «  Déjà qu’il n’y a pas de travail pour nous  », «  on ne veut pas accueillir toute la misère du monde  », «  ce sont des violeurs  »… Silence et regards attentifs dans l’assemblée réunie par les jeunes eux-mêmes. Ce sont des parents, des grands-parents, des frères et des soeurs, des amis et des connaissances. Parmi eux également, Javed, Faisal et Naqeeb, afghans ayant fui la guerre pour atterrir à Calais, puis à Uzerche, il y a plusieurs semaines. Les adolescents les ont rencontr&ea...
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