Fiche Spectacle
Théâtre
THéâTRE
Kalla, le feu
Pays concerné : France
Contributeur(s) : Philippe Pelen Baldini

Français

Distribution
Ecriture, mise en scène et direction artistique : Philippe Pelen Baldini
Assistant à la mise en scène : Thierry Moucazambo
Composition musicale : création collective et adaptation des œuvres suivantes : Duo « Sound of the Trumpets » d’H. Purcell, Extrait de « La Plainte » de Faircy Queen d’H. Purcell, Extrait du « Stabat Mater » de G. Pergolesi, Extrait du « Prélude en do mineur » pour luth de J.S. Bach
Création Lumières : Nicolas Boudier
Scénographie : Philippe Campana
Création Costumes : Maud Balestibeau
Bande son : Etienne Fortin
Interprètes :Landy Andriamboavonjy ; Laura Caronni ; Yanis Desroc ; Portia Manyike ; Thierry Moucazambo ; Mickaël Talpot


Le thème
KALLA, LE FEU est un opéra sauvage fait de terre, de feu, de corps nomades, de voix traditionnelles de l’Océan Indien et de voix lyriques. Kalla la rebelle, l’insoumise, la gardienne du feu, appelle ses enfants exilés, prisonniers des Terres Froides et de l’oubli.
La Réunion, île de feu, et le Théâtre Talipot
La Réunion est un volcan jaillit du fond de l’océan il y a 3 millions d’années… 5 000 mètres sous l’eau, 3 000 mètres au-dessus… Un volcan vivant, régulièrement en éruption… Un sein dressé vers le ciel qui depuis 400 ans nourrit, porte des hommes et femmes venus des quatre horizons… de Chine, d’Inde, d’Afrique, d’Europe…
Le métissage qui a été le fruit d’une histoire douloureuse, l’esclavage, est désormais un défi pour aujourd’hui et demain. Chaque homme de cette île porte en lui l’Orient et l’Occident.
Le travail du Théâtre Talipot est de retrouver le lien, au-delà des ruptures de l’histoire, d’interroger le corps de l’acteur qui porte en lui la trace de l’exil, du voyage, de l’ailleurs, et aussi le murmure d’un océan primordial, promesse d’un monde en devenir.
Le mouvement, le chant, témoignent de cela et créent l’espace de la rencontre.
La musique et la voix : un opéra sauvage
Le cœur du travail est la rencontre et le frottement des voix de la terre, traditionnelles, et des voix lyriques.
Le rapport des voix primitives à des voix lyriques est une façon de relier les mondes et territoires imaginaires. Le feu n’a pas de frontière et permet la fusion. Le travail sur le feu nous amène à une recherche sur le choeur.
La musique est composée par l’ensemble des artistes.
Les voix traditionnelles rencontrent les voix lyriques (contre-ténor, soprano). Les instruments traditionnels (pierres, tambours, corne, bobre, kayamb) rencontrent le violoncelle, la harpe, Bach, Purcell, Pergolèse.
Le texte
Ecriture en cercle, avec le frottement du français et les langues maternelles, les langues d’origine. Travail sur la musicalité d’une parole qui court sous la braise… Langue de feu, essentielle, courte, pas bavarde, organique.
La parole est dite, chantée, murmurée, portée par un acteur ou un chœur. La parole provoque le mouvement et la danse.
La danse et le mouvement
Notre travail sur le mouvement s’axe autour de la notion de « corps démembré ». Un corps dont les membres deviennent des partenaires, dissociés de lui.
Le mouvement évoque les frottements, la vivacité du feu, le murmure, l’explosion, la course de la lave… l’énergie du feu. Ce mouvement, cette énergie, ces corps sont travaillés au croisement de différents « territoires » et arts inspirés du monde créole, indonésien, africain.
La mise en scène s’inspire de la confrontation des archétypes et des symboles. Les corps sont comme des hiéroglyphes, des corps-signes comme des fentes, qui permettent d’accéder à l’autre côté. Le choeur est à la source de toute expression.
Philippe Pelen Baldini – Notes