Fiche Disque
Cinéma/TV
2009
Algérie, histoires à ne pas dire
Albarès Productions, Mille et Une Productions, Colifilms, Naouel Films
Production : Albarès Productions, Mille et Une Productions, Colifilms, Naouel Films
Pays de réalisation : Algérie
Date de sortie : 17 Novembre 2009
Réalisation : Jean-Pierre Lledo Assistante Réalisation : Bahia Bencheïkh El Feggoune Scénario : Jean-Pierre Lledo Son : Mohamed Redha Belazougui Chant : Hayet Ayad Image : Othmane Abbane Montage : Kahena Attia avec : Aziz Mouats à Skikda Katiba Hocine à Alger Kheïreddine Lardjam à Oran Algérie – 2007 – Visa N°114 013 FORMAT: 1,85:1 DOLBY DIGITAL, PAL, COUL, VOST, 2h40min ALBARÈS PRODUCTIONS, Collection Documentaire

Français

La diffusion de ce film n’a pas été autorisée en Algérie

Au moment de l’Indépendance en 1962, les arrière-petits enfants d’immigrés arrivés un siècle plus tôt, Français, Espagnols, Italiens, Maltais, Grecs, mais aussi de Juifs indigènes ou venus d’Espagne au 15e siècle, tous quittent leur pays, précipitamment. 1 million de personnes… Un des plus grands déplacements de population dans l’histoire de l’Humanité…
La cohabitation avec les Musulmans y avait-elle été impossible ? Cette triste fin n’avait-elle été que l’effet d’une panique, des violences extrêmes de fin de guerre ? Ou la conséquence logique d’une certaine Histoire ?
En nous faisant voyager dans une mémoire occultée, celle des rapports avec leurs voisins juifs et chrétiens, de Skikda à Alger, puis de Constantine à Oran, quatre personnages en quête d’une vérité sur leur propre vie, reviennent sur une histoire cachée des années de la guerre, de 1955 à 1962, qui sont aussi les dernières de la colonisation française.
Méfiance, peur, malheur, et haines, les relations intercommunautaires n’ont-elles pas été aussi attraction, respect, reconnaissance, souvenirs heureux et fraternités? Malgré les exclusions du colonialisme et du nationalisme, un nouveau corps, fait d’emprunts mutuels, n’avait-il pas commencé à se constituer, à l’insu même de ses différentes composantes ?
La douleur fantôme de l’amputation, chez ceux qui étaient partis comme chez ceux qui étaient restés, n’en révélait-elle pas la réalité ? Une Algérie multiethnique, libre et fraternelle n’était-elle pas possible ? En revisitant les mythes fondateurs de l’Algérie nouvelle, nous refaisons, avec nos quatre personnages,

English

Four Algerians talk about their relationships with the pieds-noirs, the Europeans and Jews who left the southern side of the Mediterranean in masses in 1962, when Algeria proclaimed its independence. From Skikda and Constantine in the East to Oran in the West, from stories of music to accounts of massacres, we follow four dramatic destinies as we are led back to the years of national liberation: a far cry from the clichés on the Algerian War, by a filmmaker whose passion is his country’s history.