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Hommage à Claude Tardits
Décédé le 1er mai 2007, cet homme de science, de culture, humaniste convaincu et attachant s’est révélé aux yeux de la communauté des anthropologues comme spécialiste émérite de l’ Afrique.

Français

Son ouvre s’est caractérisée par un intérêt marqué pour l’étude de la structure des sociétés précoloniales, avec une inflexion sur les systèmes de pensée, les fonctions de l’art, les formes de parenté et leur impact politique.
L’un des ses travaux majeurs, la thèse intitulée « Le Royaume BAMOUM », publiée en 1980, sur la base d’un séjour de recherche de près de quinze ans au Cameroun, révélant la coexistence entre système lignager et Etat, reste une contribution décisive à la théorie générale des formations sociales africaines.
Infatigable et avide de champs nouveaux, il a élargi son intérêt à des problématiques pratiques portant sur des questions foncières, économiques, à Porto Novo au Bénin notamment, le développement de l’enseignement supérieur et la formation des élites. Manière d’articuler théorie et pratiques.

Les sciences religieuses et l’anthropologie soviétique ont complété la gamme des thèmes de son ouvre.
Pionnier de l’Université camerounaise, il est resté très attaché à l’Afrique, dont les mystères et l’étude restaient pour sa part à décrypter profondément.

Bio Express
Claude TARDITS
Né le 18 avril 1921 à Paris
Etudes :
HEC (Hautes études commerciales)
Doctorat d’Etat à la Sorbonne (Thèse : Le ROYAUME BAMOUN)
Carrière :
Chercheur au Cnrs
Enseignant à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE)


Un projet, une trajectoire, une ouvre
De Hec à l’anthropologie. Ou comment concilier l’apprentissage des techniques de gestion, des rudiments du marketing à l’aventure scientifique, passionnelle et ethnographique au cour de l’Afrique. Claude Tardits n’a pas résisté au prurit du milieu des années 50 à porté une grande partie de l’ethnologie française vers l’Afrique.
Bravant les controverses méthodologiques, il est l’un des « routards » de cette grande découverte de l’Afrique précoloniale, moquée, caricaturée, parfois réduite à une immense désert culturel et intellectuel. Usant des enseignements et du socle théorique d’une discipline friande de contrées nouvelles, d’objets d’études inédits, pertinents et porteurs, il a contribué par ses travaux à nourrir le débat, changer les regards et renouveler les perspectives.
Les enseignements et les travaux de précurseurs tels Levi Strauss, Alfred Métraux, ont su inspirer sa démarche scientifique et humaine. Articulant science, ouverture et tolérance, il s’est greffé au tronc de connaissances et de découvertes qui ont favorisé une meilleure compréhension des évolutions mais surtout des fondements et bases du continent noir.
Ces bases, Tardits, dans son ouvre, les retrouve dans une diversité de domaines :
· L’art : les fonctions symboliques, la nature esthétique, et les traductions réalistes, figuratives géométriques, ou expressionnistes des masques et sculptures yoruba, kongo, bamiléké, bamoun.
· Les institutions sociales : les fonctionnalités du mariage, de la fête au Dahomey (Bénin actuel).
· La structuration politique : l’émergence, la formation et les évolutions du Royaume Bamoun, l’analyse comparative des monarchies, lignages et des fonctions politiques des cours royales, sans oublier le statut des princes et serviteurs.
Mille objets d’étude, marquée du sceau de la rigueur, d’un attachement à la recherche de l’ordre, des constantes ou des spécificités entre cultures, pratiques, rites, de l’Afrique. Nous savons aujourd’hui, grâce à l’abnégation du chercheur, couplée à la richesse des travaux de collègues éminents comme Laburthe Tolra ou Elikia Mbokolo, que la modernité, l’intelligence des hommes, la science du gouvernement, l’art de la guerre, les réformes sociales, n’étaient pas étrangères à l’Afrique. Nous débusquons par conséquent les pistes de réflexion, des débuts de réponse au retard économique, au reniement culturel, ou, fait décisif, aux conditions d’un réarmement culturel.
Tardits succombant à la tentation de l’ouverture et de l’érudition a élargi son champ aux mythes et pratiques religieuses, à des questions fondamentales, comme les mutations de l’anthropologie soviétique. Cet intérêt s’est également porté sur les sociétés méditerranéennes. Dans la lignée d’un Marc Bloch, il s’est inscrit durablement dans le registre de l’analyse comparative des cultures, systèmes religieux et structures politiques.
Soucieux de connecter l’avancée théorique des connaissances à la résolution de problèmes pratiques, nombre de ses études, notes et rapports ont fortement contribué à résoudre des questions essentielles (aspects économiques et juridiques de l’évolution des sociétés rurales, affaires domaniales au Bénin, ex Dahomey, Le problème de la scolarisation des filles, etc)
Bien que freiné par la maladie depuis 2003, Claude Tardits n’a cessé de produire, de réfléchir. Son dernier ouvrage, l’histoire singulière de l’art Bamoun, est un hommage à la recherche (bibliographie dense et abondante) et un apport décisif au débat sur les fonctions et nature de l’art africain (L’art africain a t-elle une autre dimension que sa nature rituelle et fonctionnelle ?).
Honorer sa mémoire en présence de collègues, amis et personnalités camerounaises, béninoises et africaines est d’une nécessité certaine. C’est le témoignage d’une reconnaissance à l’ardeur de la recherche sur l’Afrique précoloniale, mais surtout une manière d’établir une passerelle entre hier, aujourd’hui et demain, entre les cultures par le biais de la découverte et de la science.

Une ouvre prestigieuse et exigeante
1954 : J. Greenberg, Essai sur la classification des langue-africaines (traduction) ; la famille nigéro-congolaise,
la classification du peul, la position du bantou, le hamito-sémitique, Bulletin de l’Institut français d’Afrique
noire, XVI, n° l et 2, Dakar, 1954.
1955 : J. Greenberg, Essai sur la classification des langues africaines. suite (traduction) ; la famille soudanaise
orientale, les langues à click, familles secondaires, index des langues, Bulletin de l’Institut français d’Afrique
noire, XVII, n° 1 et 2, Dakar, 1955.
Étude sur l’éducation de l’enfant et l’habitat à Porto-Novo, Dahomey (ronéo) 30 p.
1956 : Enquête sociologique sur la population de la palmeraie ; société paysanne et problèmes fonciers de la
palmeraie dahoméenne, l’Homme d’Outre-Mer, n° 2, Office de la Recherche scientifique et technique Outre-
Mer, Paris, 1956, pp. 9-71.
Aspect économique et juridique de l’évolution des sociétés rurale au Dahomey, in Vers la promotion de
l’économie indigène, Institut Solvay, Université de Bruxelles, Bruxelles, 1956.
La notion d’élite et l’enquête en milieu urbain africain, Bulletin International des Sciences Sociales, VIII, n° 3,
U.N.E.S.C.O., Paris, 1956, pp. 499-502.
1958 : Porto-Novo. Les nouvelles générations africaines entre leurs traditions et l’Occident, Mouton, La
Haye, 1958, 128 p.
1960 : Contribution à l’étude des populations bamiléké de l’Ouest- Cameroun, Berger-Levrault, Paris, 1960,
139 p.
Divertissement et médiation par les masques yoruba, Le Masque, Musée Guimet, Paris, 1960, pp. 56-58.
1962 : Religion, épopée, histoire. Notes sur les fonctions latentes des cultes dans les civilisations du Bénin,
Diogène, U.N.E.S.C.O., 37, janvier-mars 1962, pp. 17-28.
Réflexions sur le problème de la scolarisation des filles au Dahomey, Cahiers d’études africaines, III, 10,
Paris, pp. 266-218.
Claudine et Claude Tardits, Traditionnal market economy in South Dahomey, in Markets in Africa, edited by
F. Bohannan and G. Dalton, Northwestern University Press, Evanston, 1962, pp. 89-103.
Compte-rendu de Lembezat P., Les populations païennes du Nord Cameroun et de l’Adamaoua, L’Homne, II,
n° 3, Paris, septembre-décembre 1962.
Panneaux sculptés bamoum, Objets et mondes, II, 4, Musée de l’Homme, Paris, 1962, pp. 249-260.
1963 : Développement du régime d’appropriation privée des terres de la palmeraie du Sud Dahomey, in
African agrarain system, edited by D. Biebuyck, Oxford University Press, Londres, 1963, pp. 297-313.
1964 : Connaissance de l’Afrique et développement de l’enseignement supérieur africain, Revue de
l’Enseignement Supérieur, 2, Paris, 1964, pp. 57-60.
Hommage à Alfred Métraux, L’Homme, IV, n° 2, mai-août 1964, pp. 15-19.
1965 : L’enseignement des sciences humaines dans les universités d’ Afrique et de Madagascar,
AUDECAM, Paris, 1965.
Stratification sociale et parenté chez les Bamoum, L’Homme V, 3-4, Paris, 1965, pp.174-188.
1966 : Parenté et classes sociales à Porto-Novo, in The new élites of tropical Africa, edited by H.P.C. Lloyd,
Oxford University Press, Londres, 1966, pp. 184-198.
1967 : C. Tardits et L. Bernot, La parenté, in L’homme et les autres, l’Aventure humaine, IV, Barcelone,
1967, pp. 81-89.
Chefs d’oeuvres de l’art camerounais ; catalogue de l’exposition d’art camerounais faite à l’occasion de
l’inauguration de l’Université fédérale du Cameroun, Yaoundé, 1967.
1968 : Réflexions sur le tribalisme, Abbia, 19, Yaoundé, 1968. pp. 47-54.
1969 : Njoya, in « Mélanges », Présence Africaine, 1947-1967, Paris, pp. 196-201.
1970 : Femmes à crédit, in Échanges et communications, Paris, 1970. Mélanges offerts à Claude Lévi-Strauss,
vol. 1, pp. 382-390.
Négritude et architecture contemporaine à l’Université fédérale du Cameroun, en collaboration avec M.
Ecochard. L’Oeil, 191, novembre 1970.
1971 : Le peuplement du rebord occidental de l’Adamawa, dans Histoire générale de l’Afrique noire, vol. 2,
PUF, 1971, pp. 172-191.
1972 : « Guerre et paix chez les Bamoum », in L’homme hier et aujourd’hui, recueil d’études en hommage à
André Leroi-Gourhan, Paris, Cujas, XIV, pp. 479-489.
« L’écriture et la monture » in Perspectives nouvelles sur le passé de l’Afrique noire et de Madagascar;
Mélanges offerts à Hubert Deschamps, Paris, Publications de la Sorbonne, séries Études, Tome 7, pp. 221-
226.
1973 : « Pouvoir politique et parenté chez les Bamoum », L’Homme, Paris, XIII, 1-2, graph., bibl. pp. 37-49.
1974 : « Prix de la femme et mariage entre cousins croisés. Le cas des Bemba d’Afrique centrale, L’Homme,
Paris, XIV, 2, pp. 5-30. graph., bibl.
« A propos du mariage bemba (Audrey l. Richards et Claude Tardits), L’Homme, Paris, XIV, 3-4, pp. 111-
118.
1976 : Conclusion aux Actes du colloque de Senanques sur l’organisation sociale des Touaregs, Revue de
l’Occident musulman et de la Méditerranée, Aix en Provence, n° 22, 1er semestre l976, pp. 163-169.
1978 : « Njoya » (C 1875-1933) ou les malheurs de l’intelligence chez un sultan bamoum, in « Les Africains »,
édition Jeune Afrique, tome 9, pp. 261-295.
1979 : « L’organisation. politique traditionnelle du royaume bamoum (Cameroun), Païdeuma, 25, pp. 73-87.
« Débat anthropologique et science historique » in L’Anthropologie en France, situation actuelle et avenir. pp.
119-120. 152, 167-?,C.N.R.S., Paris.
« Réflexions sur le sacrifice dans la religion traditionnelle des Bamoum » in Systèmes de pensée en Afrique
noire, IV, C.N.R.S., Paris, pp. 117-129.
1980 : Le royaume bamoum, A. Colin, Paris, x + 1078 p.
« Passage d’une religion traditionnelle à l’islam » in Sociétés africaines, monde arabe et culture islamique,
Mémoires du C.E.R.M.A.A., 1, Paris, pp. 120-137.
« Parentela e potera politico presso i Bamoum del Camerun » in Anthropologia e potere, La rivista, pp. 177-
193.
« Roi divin » in Encyclopedia Universalis, supplément II, pp. 1251-1254.
1981 : « Un témoignage sur Hubert Deschamp », Revue française d’histoire d’Outre-mer, LXVI, 242-243, pp.
5-10.
« Contribution de la recherche ethnologique à l’histoire des civilisations du Cameroun », 2 vol., xviii + 597 p.
(Edt. C. Tardits), Paris, C.N.R.S.
« Introduction », pp. xiii-xv.
« Le royaume bamoum : chronologie, implantation des populations, commerce et économie, diffusion du maïs
et du manioc » in vol. II, pp. 407-420.
« Rapport de synthèse : l’implantation des populations dans l’ouest du Cameroun » in vol. II, pp. 475-484.
« Économie et religion dans le royaume bamoum (Cameroun) », in L’Uomo, vol. V, 1, Milano, pp. 85-98.
1982 : « État et société en Afrique Noire », éd. Y. Person, Actes du Colloque du Centre de recherches africaines
des 10 et 29 septembre 1982. Revue française d’histoire d’Outre-Mer, tome LXVIII, 250, 251, 252 et 253.
Débat. Société française d’Histoire d’Outre-Mer, Paris.
Témoignage sur Yves Person, Journal des africanistes, tome 52, fascicules 1-2, p. 181-186.
1985 : « Connaissez-vous la littérature africaine traditionnelle ? », Balafon, 69, p. 27-32.
Le palais royal de Foumban, Païdeuma, 31, pp. 65-83, 3ème publication.
« Aimer, manger et danser ». Propos sur la grande polygynie in « Femmes d’Afrique » (édité par J.C. Barbier) ;
édition Karthala, Paris, pp. 119-131.
1986 : « L’espace comme indicateur historique, révélateur structurel : l’exemple bamoum ». Annales 6, pp.
1261-1288, cartes, bibliographie.
« Le lignage royal dans les monarchies africaines » in Les monarchies, Leroy Ladurie éd., Paris, PUF, pp. 137-
159.
« L’étiquette à la cour royale bamoum (Cameroun) » in Culture et idéologie dans la genèse de l’état moderne,
actes de la table ronde organisée par le Centre national de la recherche scientifique et l’École française de
Rome, Rome, pp. 179-198.
Le worso, mélanges offerts à Marguerite Dupire, Journal de la Société des Africanistes de Paris, éd. S. Bernus
et C. Tardits, Éditorial, pp. 5-11.
Singuliers Lovedu, p. 144-161.
1987 : « Princes et serviteurs du royaume. Cinq études de monarchies africaines (éd. C. Tardits), Paris :
Société d’Ethnographie.
Introduction, pp. 11-21.
Le royaume bamoum, pp. 109-135.
« Un siècle de recherche », in Cent ans de sciences religieuses à l’École Pratique des Hautes Études, Paris,
Éditions du Cerf, pp. 21-32.
« Lo spazin come archivio storico metodi di ricerca e classi socialist preso i Bamoum del Cameroun ». Le
zioni della scuola n° 6, Naples : Istituto italiano per gli studi tilosotici, 63 p. + c.
1988 : « Le fait politique vu à travers les oeuvres de quelques anthropologues. L’anthropologie politique
aujourd’hui, Revue française de science politique, Presses de la fondation nationale des sciences politiques de
Paris, pp. 698-708.
« Trônes bamoum » in Anthropologie de l’Art : Formes et Significations, fasc. 1, Paris, ORSTOM, pp. 103-
108.
« Die Lineage stirbt nicht aus : Abstammungsgruppen in den Königreichen Bamut und Baganda, in Macht und
Tradition in Westafrika, (éd. E. Conte), Frankfurt, Campus Verlag ; Paris, Éditions de la M.S.H., pp. 49-69.
« Golfe de Guinée », Gradhiva, 5, pp. 73-75.
1989 : « Fumban, una città nata dal Palazzo (Camerun) », in Antropologia, tendenze contemporanee (éd. A.
Marazzi), Milan, Hoepli, pp. 299-312.
« L’écriture et le secret » in Graines de parole ; puissance du verbe et traditions orales, C.N.R.S., Paris, pp.
119-137.
1990 : « Le roi Njova. L’ image allemande et l’image française d’un souverain africain », Païdeuma, 36, pp.
303-317.
« Parenté et politique en Afrique : les briques de l’État », Article liminaire Annuaire de l’École Pratique des
Hautes Études, tome XCVII 19881989, pp. 24-49.
« Wohin mit den Prinzen », Rechtstheorie, 21, 1, Duncker und Humblot, Berlin, pp. 59-70.
« L’invitation au comparatisme. Marc Bloch et les anthropologues », in Marc Bloch aujourd’hui. Histoire
comparée et sciences sociales », E.H.E.S.S. Ed., Paris, pp. 135-146.
« Le temps des incertitudes » in Regards sur l’anthropologie soviétique, Cahiers du monde russe et soviétique,
vol. XXXI (2-3), pp. 455-462.
« Le roi et ses ancêtres » in Essais sur le rituel, II, Colloque du Centenaire de la Section des Sciences
Religieuses de l’École Pratique des Hautes Études (EDT. A.M. Blondeau et K. Schipper), Bibliothècue de l’
E.P.H.E., Section Sciences Religieuses, Vol. XCV, Peeters, Louvain-Paris, pp. 107-126.
« A propos du pouvoir sacré en Afrique : que disent les textes ? » in Système de pensée en Afrique Noire, X,
Laboratoire 221 CNRS, Paris, pp. 35-48.
1991 : « Histoire du peuplement du pays bamoum »
« Njoya, la leçon de l’histoire », in Actes du Colloque du Centenaire du Palais de Foumban, pp. 22-25 ; pp.
26-29.
« L’écriture, la politique et le secret chez les Bamoum », Africa, Rivista Istituto Italo-Africano. XLVI, n° 2.
1992 : « Le royaume bamoum : un État africain traditionnel qui a traversé toute l’histoire », in Mondes et
Cultures LII-2-3-4, pp. 671-696.
« The kingdom of Bamum, Bamum art » in Kings of Africa, art and authority in Africa (E. Beumers, H.J.
Koloss edts), Foundation Kings of Africa, Maastricht, pp. 43-55, 303-305.
1993 : « Le serpent à deux têtes et la panthère » in Sprache, Symbole und Symbolverwendungen in Ethnologie,
Kulturanthropologie, Religion und Recht. Festschrift für Rüdiger Schott zum 65 Geburstag (Werner Krawiet,
Leopold Paspisil, Sabine Steinbruch edt.), Berlin : Duncker et Humbolt, pp. 321-328.
« Le parcours africain du Docteur Pierre Harter » in « Les rois sculpteurs, art et pouvoir dans le Grassland
camerounais, legs Pierre Harger (1928-1992), Paris, MAAO/RMN.
« Cadeau royal bamoum : une pipe », in Art tribal, Bulletin français-english, Musée Barbier-Müller, Genève,
pp. 47-62.
1995 : « In Memoriam, Annie Lebeuf », Journal de la Sté des Africanistes, Fasc. 2.
1996 : « Pursue to attain, a royal religion » in African crossroads. Intersections between history and
anthropology in Cameroon (Ian Fowler-David Zeitlyn Edts), Cameroon Studies, vol. 2, Bergham Books,
Oxford, pp. 141-164.
1997 : « Jean Pouillon : un grand parcours » in L’Homme, 143, juillet, pp. 47-56.
2000 : « Frère et soeur au bord du Nil », En Substance, Fayard, pp. 285-287.
« L’espace, indicateur historique : l’exemple bamoum (Cameroun), in Lignages et territoires en Afrique aux
XVIIIe et XIXe siècles en Afrique. Stratégies, compétition, intégration. Karthala, pp. 175-203.
« L’écriture, la politique et le secret chez les Bamoum », in Liaisons-Heso « Les systèmes d’écriture ».

2004 : L’histoire singulière de l’art bamoum (Cameroun).