Événements

L’Afrique en Yvelines à Mantes-la-Jolie / Festival de films Bako
expositions, concerts, rencontres, spectacles, projections de films, défilés… dans le cadre de « L’Afrique en Yvelines 2007 » initiée par le Conseil général des Yvelines

Français

Les rendez-vous


Du 10 septembre au 31 octobre
Exposition de Jules Wokam et de Clay Apenouvon
ECM / Le Chaplin


Samedi 15 septembre
Défilé 17 h tenues africaines
CAC Georges-Brassens


Du 27 septembre au 19 octobre
Exposition
Rythmes enchanteurs de la savane
Diaporama du conte Mélodie et silence
Médiathèque Duhamel


Du 13 octobre au 16 mars
Expositions
Masques du Gabon
Tribus de l’Omo – Éthiopie
Photographies d’Hans Silvester
Musée de l’Hôtel-Dieu


Samedi 13 octobre
Conte 16 h Mélodie et silence de Siré Camara
Musée Duhamel


Du 15 octobre au 15 novembre

Festival Bako (L’autre rive)

Ce festival de cinéma veut faire découvrir le meilleur de cet art contemporain africain si mal connu, trop souvent réduit à un ensemble de clichés ethniques. Cet art est le reflet d’un univers kaléidoscopique, mélange de cultures et de religions qui compose l’histoire des populations africaines.

Il ne s’agit donc pas seulement de l’Afrique noire subsaharienne mais aussi de l’Afrique du nord et de l’Afrique du sud qui apportent chacune leur point de vue bien spécifique ; de l’Afrique proche et lointaine, c’est-à-dire des artistes résidant et travaillant en Afrique mais aussi de ceux établis en Europe ou aux États-Unis. Après avoir quelque temps célébré avec excès leurs racines dans les années qui ont suivi la décolonisation, puis les avoir parfois déniées pour mieux s’identifier à la création artistique de la planète, les artistes d’aujourd’hui semblent poursuivre une quête personnelle et existentielle.

programmation :

Mardi 16 Octobre, 20h
Bako, l’autre rive de Jacques Champreux
France. Fiction. 1h 45min.1978
Synopsis : 5 janvier 1972, à Babala, Mali. C’est la sécheresse, la misère, la famine. Fodé, le père de Boubacar, décide d’envoyer son fils rejoindre à Paris son frère aîné Samba. Là-bas, c’est sûr, il deviendra riche et pourra leur envoyer de l’argent. Boubacar quitte le village et sa fiancée Awa. Le long voyage commence. Le 13 janvier, à Dakar, Boubacar tente en vain d’embarquer sur un cargo; il lie connaissance avec Camara, qui lui a porté secours lorsqu’un marin a tenté de lui voler son argent. Avec l’aide de son compagnon, Boubacar réussit à gagner, par camion, à pied, en bateau, Nouakchott en Mauritanie, le Sahara espagnol et enfin Barcelone. A chaque étape, un douanier ou un passeur extorque aux voyageurs, pour un passeport ou un transport, des sommes aussi importantes qu’arbitraires.
Commentaire: Très bon film, que tout Africain et particulièrement les jeunes candidats à l’immigration devraient voir. Ce texte clôt le film : « L’immigration clandestine elle-même n’est pas inutile car si l’on s’en tenait à l’application stricte des accords internationaux, nous manquerions peut-être de main d’oeuvre.  » (J.M. Jeanneney, Ministre du Travail, 1966). Jacques Champreux, né le 31 mars 1930 à Paris, est le petit-fils du célèbre cinéaste Louis Feuillade et le fils de Maurice Champreux, qui fut lui-même réalisateur dans les années 20 et 30. Champreux avait d’abord eu l’intention d’inclure dans un feuilleton télévisé sur les mystères et dessous du Paris contemporain un sujet consacré à la vie des travailleurs immigrés. Sa rencontre avec Cheikh Doukouré – également coscénariste de BLACK MIC-MAC (Thomas Gilou, 1986) – qui avait lui-même vécu l’odyssée des voyageurs du film, aboutit à un scénario de long métrage. BAKO reçut le prix Jean Vigo en 1978.

Mercredi 17 Octobre 15h et Samedi 20 Octobre 14h30.
Caméra de bois de Ntshavheni Wa Luruli
(Afrique du Sud), Fiction. 1h 33min. 2003.
Synopsis : Au Cap, en Afrique du Sud. Deux adolescents des townships, Madiba (surnom de Nelson Mandela) et Sipho (cela signifie cadeau en zulu), amis et frères de sang, découvrent un cadavre le long d’une voie ferrée. Sipho, plus entreprenant, le dépouillant de son argent, trouve un revoler et une caméra vidéo. Madiba s’empare, hésitant et émerveillé, de la caméra tandis que Sipho s’amuse à tirer, s’imaginant déjà gangster. Pour Madiba, sa caméra, cachée dans une boite en bois, deviendra une arme de vie qui va lui permettre de s’emparer de son monde pour le magnifier, tandis que Sipho s’enfoncera dans une plus grande délinquance, à la tête d’un gang de jeunes trafiquants de drogue qui, la nuit, se prostitue pour la bourgeoisie blanche.
Commentaire : Deux objectifs : il s’agit, d’une part, de relever l’évolution des personnages et comment chacun des enfants s’empare du réel pour recréer un monde meilleur. Et d’autre part, de réfléchir sur la forme du film, qui joue sur le métissage, et comment celle-ci tente de s’approprier le réel.

Jeudi 18 Octobre 9 h et 20h
Ma femme est yéré R. Lobry, J.Roullier, S. Vaugin
France. Documentaire. 55 minutes. 2003
Synopsis : Une expression ivoirienne qui signifie : « la femme africaine d’aujourd’hui n’est plus soumise, elle a un esprit ouvert ! ». Rencontre avec des femmes de cinq pays d’Afrique de l’Ouest (Mali, Burkina Faso, Bénin, Togo et Côte d’Ivoire) qui se battent pour leur émancipation. Elles viennent de la brousse, comme de la ville, elles sont vendeuses de fruits, étudiantes, agricultrices ou ministres.En abordant des thèmes tels que l’éducation, l’économie, la politique, la santé et le droit, elles nous font partager ce qu’est la vie d’une femme, aujourd’hui en Afrique de l’Ouest.
Commentaire : Rencontre avec des femmes de cinq pays d’Afrique de l’Ouest (Mali, Burkina Faso, Bénin, Togo et Côte d’Ivoire) qui se battent pour leur émancipation, autour de thèmes tels que l’éducation, l’économie, la politique, la santé et le droit. Elles viennent de la brousse comme de la ville, elles sont vendeuse de fruits, agricultrice, étudiante, animatrice radio ou ministre. Des portraits et des tranches de vie de ces femmes qui font bouger leur pays chacune à leur manière par le microcrédit, les tontines, l’alphabétisation, l’accès à la santé, entre autre…

Mardi 23 Octobre 20h
Le Harem de Madame Osmane de Nadir Moknèche
Françe, Espagne, Algérie.Fiction.1h 40min.2000
Synopsis : A Alger en 1993, alors que débute la guerre civile, les locataires de Mme Osmane doivent subir ses accès d’humeur. Son mari l’a abandonnée et la peur de perdre sa respectabilité la hante. L’ancienne maquisarde de la guerre d’indépendance s’acharne a contrôler les faits et gestes de sa maisonnée plutôt que de lutter contre ses propres frustrations. Apprenant que sa fille est tombée amoureuse, la perspective de se retrouver seule va pousser cette femme encore très désirable au paroxysme: le « harem » symbolique de Mme Osmane est sur le point de s’écrouler.

Mercredi 24 octobre 15h
Bamako d’Abderrahmane Sissako.
France, Amérique,Mali. Fiction/ Drame. 2006
Synopsis : Bamako. Melé est chanteuse dans un bar, son mari Chaka est sans travail, leur couple se déchire… Dans la cour de la maison qu’ils partagent avec d’autres familles, un tribunal a été installé. Des représentants de la société civile africaine ont engagé une procédure judiciaire contre la Banque mondiale et le FMI qu’ils jugent responsables du drame qui secoue l’Afrique. Entre plaidoiries et témoignages, la vie continue dans la cour. Chaka semble indifférent à cette volonté inédite de l’Afrique de réclamer ses droits …
Commentaire : Voilà un film utile, indispensable même. Ce film est remarquable, comment ne pas être bouleversé par les plaidoiries des avocats de la partie civile Maîtres Tall Sall et Bourdon.

Jeudi 25 Octobre 20h
Le cauchemar de Darwin de Hubert Sauper
Autriche/Belgique. Documentaire/Fiction. 1H50. 2005
Synopsis : En Tanzanie, dans les années 60, la Perche du Nil, un prédateur vorace, fût introduite dans le lac Victoria à titre d’expérience scientifique. Depuis, pratiquement toutes les populations de poissons indigènes ont été décimées. De cette catastrophe écologique est née une industrie fructueuse, puisque la chair blanche de l’énorme poisson est exportée avec succès dans tout l’hémisphère nord. Pêcheurs, politiciens, pilotes russes, prostituées, industriels et commissaires européens y sont les acteurs d’un drame qui dépasse les frontières du pays africain. Dans le ciel, en effet, d’immenses avions-cargos de l’ex union soviétique forment un ballet incessant au dessus du lac, ouvrant ainsi la porte à un tout autre commerce vers le sud : celui des armes.
Commentaire: Les rives du plus grand lac tropical du monde, considéré comme le berceau de l’humanité, sont aujourd’hui le théâtre du pire cauchemar de la mondialisation. Certains l’ont pris comme une fiction, c’est pourtant un documentaire implacable sur l’état de la planète.

Samedi 27 Octobre 15 h
Nous ne sommes plus morts de François Woukoache.
Cameroun. Documentaire. 126 minutes. 2000
Synopsis : « Nous n’avons pas réagi, ou si peu, trop préoccupés à faire des films, trop loin. » Les images terribles des corps enterrés au bulldozer hantent la télévision diagonale déjà vue dans Asientos. La même interrogation de mémoire. Comment filmer la traite négrière ? Comment filmer le génocide ? « Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse », écrivait Césaire. Woukoache choisit de filmer la vie. Sans contourner la douleur. A commencer par celle de ces jeunes qui demandent pourquoi personne n’a su lire les signes annonciateurs du génocide. Les questions s’alignent. Comment reconstruire la fraternité brisée ? Comment rêver d’un Rwanda nouveau ? Et toujours, la caméra qui suit les traces, sur les murs, les plafonds, les statues des églises. La caméra qui ose passer les portes qui s’ouvrent sur les amas de corps momifiés. « Se taire serait faire comme si jamais cela n’avait eu lieu. Impossible ! » Parler ? Woukoache le fait en choisissant la colère de Boris Diop. Car au fond, à quoi bon la mémoire pour se lamenter ?
Commentaire : De quoi se souvenir qui nous permette d’agir ? « Il y a des ruptures à oser ». Ce jeune acteur qui rêve de refaire du cinéma, ces trois filles si lucides dont la réserve cache mal leur formidable envie de vivre et d’aimer, ce sont eux qui donnent le programme du renouveau : tout simplement oser réinventer l’avenir. C’est alors que les chansons et les danses peuvent resurgir des profondeurs de l’horreur et célébrer la renaissance de l’Afrique.

Mardi 30 Octobre 20h
De Hollywood à Tamanrasset de Mahmoud Zemmouri.
Algérie,. Fiction. 85 minutes. 1990.
Synopsis : Dans une bourgade a la périphérie d’Alger la blanche les habitants insatisfaits de leur vie se prennent pour les héros de leurs feuilletons télévisés favoris. C’est ainsi que JR, Sue Ellen, Rambo et autre Colombo prennent possession des corps et esprits d’un petit monde de somnambules qui se lancent à la poursuite du crime en une cascade de péripéties.
Commentaire : Une pure merveille de l’humour algérien. Fin, noir ou loufoque, quelque soit votre humour vous y trouverez certainement votre compte.

Mercredi 31 Octobre 15h
Bilakoro de Dany Kouyaté, Issa et Sékou Traoré.
Burkina Faso/France. Documentaire. 15 minutes. 1989.
Synopsis : Un groupe d’enfants se retrouve régulièrement après l’école dans un atelier de fortune pour confectionner des jouets: voitures, lance-pierres, pistolets…A travers le jeu, les confrontations, les séparations, les retrouvailles, « Bilakoro » nous fait voyager dans l’univers créateur des enfants qui n’attendent pas le « Père Noël ».Mais ce dernier n’arrive t-il pas à grandes enjambées?
Commentaire: À travers le jeu, les confrontations, les séparations, les retrouvailles… le film nous fait voyager dans l’univers de ces enfants, finalement assez proches du notre.
Le crapaud chez ses beaux-parents de Jean-Michel Kibushi Ndjate Wooto République démocratique du Congo. Animation. 8 minutes. 1992.
Synopsis : Le crapaud se rendit dans sa belle-famille accompagné de ses amis. Le repas servi avec une seule cuillère déclencha une querelle.
Commentaire : Avec ce petit bijou de l’animation, son premier film, Jean-Michel Kibushi met les jeunes spectateurs en relation avec la culture africaine
À nous la rue de Mustapha Dao.
Burkina-Faso. Documentaire. 15Minutes.1985.
Synopsis : À l’heure où l’école ferme, la rue accueille les enfants et leurs jeux, source inépuisable d’apprentissages. Premiers larcins, premiers affrontements, premiers émois amoureux, le foot, le cinéma, la danse, la cuisine, la fabrication de jouets ou d’instruments de musique, le petit commerce… Toute la débrouillardise des enfants burkinabés est évoquée dans une suite de pochades rapides et pleine d’humour.
Commentaire: A nous la rue a été préparé pendant un mois avec les enfants, à Koulouba, un quartier de Ouagadougou. « On s’amusait ensemble et la confiance était réciproque » C’est cette complicité qui donne sa valeur au film. Les enfants étaient contents mais l’ont trouvé trop court !

Yiri Kan, la voix du bois de Issiaka Konaté.
Burkina-Faso. Documentaire. Durée : 26 minutes. 1989.
Synopsis : Mahama Konaté, grand musicien burkinabé, initie son fils Foko à la culture traditionnelle à travers un instrument de musique le balafon, qu’il lui apprend à fabriquer, tout en l’entraînant à la découverte de ses origines mythiques, lui décrivant le rôle à la fois sacré et profane que joue cet instrument dans la société. « Un chef de village sans joueur de balafon, c’est comme un roi sans couronne », confie-t-il à Foko.

Vendredi 2 novembre 15h
Les écuelles de Idrissa Ouedraogo
Burkina-Faso. Documentaire. 11 minutes. 1989.
Synopsis : Dans les villages mossi du Nord du Burkina Faso, les jeunes s’en vont. Ils partent pour la ville. Les personnes âgées continuent l’artisanat traditionnel. Notamment la fabrication des écuelles de bois, pénible tant il faut de la précision pour réaliser ces objets avec des outils rudimentaires à leur disposition.
Commentaire : Une superbe vision de l’Afrique moderne tiraillée entre traditions et réalité.
Enfant et caiman

Samedi 3 novembre 15 heure
Satin rouge de Raja Amari
France /Tunisie, Fiction, 100 minutes. 2002.
Synopsis : Lilia est pour tous une femme rangée, une mère ordinaire. Elle vit à Tunis, avec sa fille Salma – adolescente – qu’elle élève seule depuis la mort de son mari. Par un concours de circonstances et pour protéger sa fille qu’elle croit à la dérive, Lilia se rend un soir dans un cabaret. Un monde nouveau s’ouvre à elle, attirant et inquiétant à la fois, celui de la nuit, de la danse et des plaisirs. Elle ne peut s’empêcher d’y retourner et se retrouve au fil des nuits « danseuse de cabaret ». Par la danse, elle redécouvre ses désirs enfouis sous des années de devoirs.
Commentaire : La libération d’une femme qui va basculer de l’exemplaire mère de famille qu’elle n’est plus tout à fait à la femme de la nuit qu’elle n’est pas encore vraiment…

Mardi 6 novembre 20h
Le cheval de vent de Daoud Aoulad Syad
France / Maro. Fiction. 1H28. 2002.
Synopsis : Il y a dans Le Cheval de vent beaucoup de murs, de portes, de fenêtres, longuement photographiés tandis que le récit avance, métaphores des fixations et des regards. Car ces deux personnages picaresques dignes de Don Quichotte et de Sancho Pança – le vieux Tahar qui veut revoir la tombe de la femme qu’il a aimé et le jeune Driss à la recherche de sa mère disparue depuis l’enfance – ont en commun les blocages et les ouvertures d’une dérive commune. Il leur faut se déplacer pour tenter d’exister : « Je suis comme ce pèlerin qui ne peux rebrousser chemin parce que les traces s’effacent derrière lui », dira Tahar à un Driss endormi. Leur quête est sans fin, leur but n’est que prétexte : c’est le devenir qui importe car leur errance est celle d’une société en recherche d’elle-même, à qui l’on a renié la mémoire, pour qui la relation filiale est à réinventer. C’est un Maroc en devenir mais un Maroc paumé, tragiquement coupé de ses valeurs, qui peine faute de repères à s’inventer une modernité.Commentaire: Le burlesque que développe le film est une tentative de réponse, une façon de se positionner en marge, une façon d’accepter les manques comme partie prenante de son identité. Si l’acceptation vertige est une réponse, elle ne peut être que poétique. Daoud Aoulad Syad a soigneusement repéré des paysages sauvages, des murs en perspective, un environnement épuré et signifiant. Ce dénuement fait écho à l’anonymat moderne, à la déshumanisation orchestrée dans des lieux sans racines. Immergés dans un mode où toute rencontre ne semble être qu’une confrontation avec soi-même (tous les personnages secondaires rencontrés dans ce road-movie ne sont que des fantômes, reflets de leur propre condition), Tahar et Driss partagent une solitude telle qu’elle fonde leur solidarité.

Mercredi 7 novembre.15h
Ma petite dignité de Marie Dolez
France. Documentaire. 52 minutes. 2001.
Synopsis : Fanta est africaine, originaire de Guinée Conakry. Elle est arrivée en France il y a dix ans, avec son petit garçon, fuyant les persécutions contre les Malinkés. Elle a mené depuis une existence clandestine, hébergée ici ou là, survivant avec quelques heures de travail au noir. Il y a un an elle a obtenu un permis de séjour provisoire. Pour Fanta, l’exil a entraîné un déclassement qu’elle vit très mal. Elle était comptable, elle ne trouve aujourd’hui que des ménages. Elle et son mari avaient fait construire une maison à Conakry, elle passe aujourd’hui d’un taudis insalubre à un foyer d’accueil.
Elle est dans un effort permanent pour améliorer ses conditions de vie et restaurer sa propre image.
Commentaire : Tous les thèmes sont abordés : immigration, le travail de le Femme, déclassement, l’image de soi…

Mercredi 7 novembre.20h
L’Immeuble Yacoubian de Marwan Hamed.
Egypte. Fiction. 2h 52min. 2006.
Synopsis : L’Immeuble Yacoubian, tiré d’un roman homonyme à succès, raconte l’histoire d’un immeuble mythique du Caire et l’évolution politique de la société égyptienne de ces cinquante dernières années, entre la fin du règne du roi Farouk et l’arrivée des Frères Musulmans au pouvoir. Il fustige certains travers de la société égyptienne. En toile de fond, la question du « comment est-on passé d’une société dite moderne et ouverte d’esprit à une société souvent décrite comme intolérante ? ».
Commentaire: C’est un mélo, et qui ne lésine pas sur les moyens : quand l’heure est venue des larmes, les sanglots longs des violons (air connu) rappellent le spectateur à l’ordre. C’est un film d’action : on n’y plaint ni l’hémoglobine ni les plaies déchiquetées qu’ouvrent les armes à feu. Les traîtres y ont l’air chafouin et l’héroïne est bien belle. Un bidonville sur le toit, des appartements à peu près conservés, ou reconstitués en leur splendeur d’antan aux étages nobles, c’est ce qu’il en reste. Coupe verticale avec vue sur la société égyptienne en ses contradictions, le film est, du même mouvement, une remontée dans le temps de l’histoire de la ville et de cette société. Métaphore lumineuse bien sûr, mais beaucoup plus que cela, car l’immeuble existe vraiment, le film s’ouvre sur des images d’archives renvoyant aux temps de sa splendeur et l’on se retourne souvent vers l’orgueilleuse pièce montée de sa façade, écaillée par plaques.

Jeudi 8 novembre 9h 20h
à 9 heure « bilakoro » sur l »exision…
Nha Fala de Flora Gomes.
Guinée Bissau. Fiction. Durée 1h 29min. 2002.
Synopsis : Jeune femme africaine, Vita est victime d’une malédiction qui frappe sa famille depuis des générations : toute femme qui tentera de chanter mourra.A Paris, Vita fait la connaissance d’un jeune musicien, Pierre, et tombe amoureuse de lui. Portée par l’allégresse, elle se laisse aller à chanter. Subjugué par sa voix magnifique, Pierre la persuade d’enregistrer un disque.Mais Vita est terrifiée à l’idée d’avoir bravé la malédiction. Elle décide alors de retourner chez elle, d’avouer son acte à sa mère et d’affronter le joug de la tradition.
Commentaire: Malgré ses maladresses (coupes un peu brutales, raccourcis scénaristiques…), ce film qu’on devine fait avec un coeur gros comme ça est très attachant (qui) constitue surtout un bel écrin pour sa perle noire, Fatou N’Diaye.

Mardi 10 Novembre 15h
What a wonderful world de Faouzi Bensaïdi.
Maroc. Fiction. 1h 39mn. 2007
Synopsis : « What a Wonderful World  » est l’histoire d’une ville et de quelques-uns de ses habitants. Le réalisateur nous propose sa manière personnelle de regarder le monde et les êtres. « Casablanca, une ville de contrastes, moderne et archaïque. Kamel est un tueur à gages qui reçoit ses contrats par Internet. Il a coutume d’appeler Souad, une prostituée occasionnelle, pour faire l’amour après ses exécutions. C’est souvent Kenza qui décroche. Elle est agent de la circulation, responsable du plus grand rond-point de la ville. Bientôt, il tombe amoureux de cette voix et part à sa recherche. Hicham, un hacker professionnel qui rêve de partir en Europe, infiltre par hasard les contrats de Kamel… », peut-on lire dans le synopsis.
Commentaire : Pour Faouzi Bensaïdi, extrêmement soucieux du détail, la place de la lumière est primordiale, de même que celle du son. Lorsqu’on émet des regrets sur sa très fréquente utilisation de plans larges ou fixes, il réplique « que le plan large contribue énormément au parti pris esthétique du film » À voir donc impérativement en salle obscure…
Du 15 au 27 octobre
Exposition
Masques, objets d’art, peintures, artisanat d’Afrique Centrale et d’Afrique de l’Ouest
Agora


Du 16 au 20 octobre
Danse
Master class de coupé-décalé
CAC Georges-Brassens


Mercredi 17 octobre
Conférences
15 h Les origines et les premières migrations des peuls
Animée par Aboubakry Moussa Lam
Agora

18 h Est-ce la fin de l’art primitif ?
100 ans après Picasso : de l’Art nègre aux Arts premiers
Musée de l’Hôtel-Dieu


Vendredi 19 octobre
Rencontre Littéraire
20 h avec Marie NDiaye
Musée de l’Hôtel-Dieu


Samedi 20 octobre
Mes tissages
Collection d’Afrique à Mantes 2007

14 h Cinéma
Caméra de bois de Ntshavheni Wa Luruli
ECM / Le Chaplin

15 h 30 Débat
Écrire en français dans une langue étrangère
avec Moussa Konaté, Léonora Miano et Zahia Rahmani
Musée Duhamel

16 h et 18 h Expositions
Visite guidée de Masques du Gabon et Tribus de l’Omo – Éthiopie, photographies de Hans Silvester
Musée de l’Hôtel-Dieu

16 h 30 Concert
Adama Dia et Pinen wetti, Rippo et Mamadem
CAC Georges-Brassens

20 h Défilé
collections de vêtements de Jules Wokam (collection Toumaï) et de Clay Apenouvon (collection coupé-décalé).
Centre Abel-Lauvray


Lundi 22 octobre
Conférence
15 h Immigration et développement des pays d’origine
Animée par Amadou Alpha Ba
Agora


Mardi 23 octobre
Concert
20 h Thiossane Ngawlaagu
ECM / Le Chaplin


Vendredi 26 octobre
Conférence
15 h Le cousinage à plaisanterie et les techniques de résolution des conflits en Afrique subsaharienne
Animée par Thierno Diallo (Moneenembo)
Agora

20 h 30
Concert
Moh’zik, A.E.K et K-da
CAC Georges-Brassens


Samedi 27 octobre
Concert
20 h 30 Azim, Mad’ras et N’Dillan
CAC Georges-Brassens


Dimanche 11 novembre
Danse
15 h Chap Chap
Collectif 12

Mercredi 14 novembre
Conférence
18 h Existe-t-il un art africain contemporain ?
In & Out of Africa : l’art après nous
Musée de l’Hôtel-Dieu (ou musée Duhamel)


Vendredi 16 novembre
Rencontre Littéraire
19 h avec Tahar Ben Jelloun
Musée Duhamel


Samedi 17 novembre
Poésie
19 h Nuit de la poésie africaine
Remise du Prix PoésYvelines
Collectif 12


Vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 novembre
Déplaçons-nous !
Plate-forme multidisciplinaire Artistes d’Afrique / Artistes de France

Du 1er au 25 novembre 2007, une équipe d’artistes résidant en France – comédiens, vidéastes, créateurs sonores, scénographes, techniciens -, recrutée par le Collectif 12 travaillera sous la direction de trois metteurs en scène venus d’Afrique : la camerounaise Dovie Kendo, le béninois Kocou Yémadjé et le congolais Jean Clauvice Ngoubili et mettra ainsi en chantier plusieurs textes théâtraux d’auteurs africains contemporains. Ces textes seront mis en lecture, en espace ou en image.

Le Festival se déroulera les 23, 24 et 25 novembre et présentera alternativement ces lectures et ces mises en espace théâtrales ainsi que des projections de films et des expositions d’œuvres plastiques réalisées en résidence. Il y aura également des restitutions d’ateliers menés par des artistes résidents avec les habitants du territoire.

La manifestation est conçue en collaboration avec Kouam Tawa, auteur dramatique et animateur de la Compagnie Feugham de Bafoussam au Cameroun, actuellement en résidence d’écriture en France et qui sera présent tout au long de la manifestation pour accompagner les divers travaux et participer à l’organisation des rencontres.

Sera accueilli, à cette occasion, Moussa Touré révélation des derniers festivals de cinéma africains (Fespaco) en résidence au Collectif 12, non seulement pour enrichir de débats les projections de ses films aux sujets forts (la guerre au Congo-Brazzaville, les enfants des rues, la polygamie), mais aussi parce que la finesse et la profondeur de son écoute nous semble pertinente pour mener un atelier cinéma avec les jeunes des centres de vie sociale de Mantes-la-Jolie.

Hervé Yamguen, plasticien, photographe, scénographe et poète camerounais sera également, durant deux mois, accueilli dans le cadre de la résidence « chez moi – chez toi ». Il travaillera sur un projet pictural autour des notions de métamorphose et d’hybridation, entre homme et animal, ville et nature, ici et « là-bas ». Il sera invité à proposer des interventions sur des murs de la ville, dans des lieux publics. Le résultat de ce travail (dessins mais aussi textes) fera l’objet d’une publication.

Programmation :
Projection de documentaires du réalisateur sénégalais Moussa Touré, de films de Sembene Ousmane, écrivain et réalisateur sénégalais et du film Au Bled réalisé par Stéphane
Le Gall-Viliker, réalisateur associé au Collectif 12.
Représentation de Allah n’est pas obligé d’Ahmadou Kourouma, avec Marcel Mankita, mise en scène de Catherine Boskowitz.
En partenariat avec la médiathèque Duhamel (sous réserve).
En partenariat avec le festival Blues sur Seine, seront accueillies les lutheries urbaines avec des musiciens d’Afrique du Sud.

Présentation de dessins muraux d’Hervé Yamguen et d’une publication de son travail issu de la résidence « chez moi – chez toi ».
Présentation de trois textes d’auteurs africains francophones, mis en espace par trois metteurs en scène africains : Dovie Kendo, Kocou Yémadjé et Jean Clauvice Ngoubili
Rencontre entre artistes et professionnels de la culture sur le thème : « Que signifie créer pour un artiste en dehors de son pays ? »
Que signifie, pour un artiste, se confronter à un environnement social, géographique, politique différents du sien ? Quels thèmes partager ?…
Festival organisé avec le soutien de Culturesfrance, dans le cadre du programme Afrique en Créations, et de la Région Île de France.


Dimanche 16 décembre
Conte
16 h
Musée de l’Hôtel-Dieu