Événements

Wassyla Tamzali et Louis Gardel
l’ACB ouvre les guillemets

Français

Wassyla Tamzali Pour « Une Education Algerienne »
Wassyla Tamzali a vingt ans en 1962, au moment de l’indépendance de l’Algérie. Elle est issue d’une famille de notables, riches propriétaires de pressoirs commerçant l’huile avec l’étranger. Sa jeunesse ne lui a laissé que des souvenirs de bonheur et de soleil. La guerre, l’indépendance, puis la réforme agraire et la nationalisation des propriétés familiales vont tout changer. Tout bascule en 1957, le jour où son père est assassiné par une toute jeune recrue du FLN. Le livre s’ouvre sur ce drame et se ferme à l’issue de l’enquête de toute une vie sur le’pourquoi’ de ce meurtre. La mère de Wassyla décide malgré tout de rester à Alger plutôt que de choisir l’exil. L’auteur s’enthousiasme alors pour la construction de l’Algérie nouvelle, fréquente le petit monde en ébullition de la Cinémathèque d’Alger, participe aux élans de la révolution, avant de céder devant les désillusions du socialisme réel et la répression et de choisir l’exil à Paris, où elle rejoint l’Unesco. Pendant vingt ans, l’auteur y mène de nombreux combats pour les droits des femmes, dont elle devient une porte-parole estimée.

Louis Gardel Pour « La Baie D’alger »

Le narrateur est né en Algérie quand elle était française. Il sort de l’adolescence alors que la guerre d’indépendance commence. Un soir, devant la baie d’Alger, il est traversé par la certitude que l’univers où il a grandi est condamné à disparaître. Mais, à quinze ans, la lucidité est une vertu encombrante. Il préfère les élans de son âge, tenter de séduire les filles. Discuter avec Solal, camarade de classe et frère d’élection. S’enflammer pour Proust grâce à un éblouissant professeur qui mène, hors du lycée, de mystérieuses activités. Pêcher avec Bouarab sur la plage de Surcouf. Découvrir que les gens ne sont jamais ce qu’on croit qu’ils sont. Cependant, la violence des événements s’accélère. Comment résister ? Dans cet apprentissage, Zoé, sa grand-mère, l’accompagne. Généreuse, elle reste aussi proche du président Steiger, le meneur des colons, que du garçon arabe avec qui elle partage son café du matin. Elle avance, avec sa force de vie, sans gémir sur le paradis perdu.

Soirée animée par Arezki Metref