Événements

Génocide des Tutsi (Le)
Cycle sous la direction de Sophie Nagiscarde, responsable des activités culturelles du Mémorial de la Shoah, avec le concours d’Yves Ternon, Assumpta Mugiraneza et Joël Kotek.

Français

Entre avril et août 1994, en moins de cent jours, entre 800 000 et 1 million de Tutsi sont exterminés au Rwanda. La communauté internationale laisse faire les génocidaires Hutu. Quelles sont les conditions historiques et les éléments de genèse qui ont rendu possible ce génocide ?

Qu’en est-il aujourd’hui de la reconstruction des survivants dans le contexte social, juridique et politique du Rwanda contemporain ?


Dimanche 18 mai

14 h 30
Table ronde
Le génocide des Tutsi au Rwanda
En présence de Jean-Pierre Chrétien-Goni, directeur de recherche au CNRS, Marcel Kabanda, historien, consultant à l’UNESCO, président d’Ibuka-France, Assumpta Mugiraneza, responsable du projet « Dire, penser… Écrire l’histoire du génocide », et Jean Hatzfeld (sous réserve), écrivain, journaliste.

Animée par Yves Ternon, docteur en histoire à l’université Paris IV.

17 h
Rencontre
Survivre, se reconstruire et vivre

En présence d’Esther Mujawayo écrivain, sociologue et psychothérapeute, survivante du génocide des Tutsi, Naasson Munyandamutsa, psychiatre, Charles Baron, témoin, survivant de la Shoah, et Régine Waintrater, psychanalyste et thérapeute.

Animée par Yves Ternon.

Jeudi 22 mai
Projections et rencontre

19 h
Gacaca, revivre ensemble au Rwanda ?
d’Anne Aghion

(France/États-Unis, documentaire, 2002, 55 min, Dominant 7, Gacaca Productions)

En quête de vérité et pour tenter de réconcilier son peuple déchiré, le gouvernement rwandais met en place un système de justice participative issu d’une époque où les conflits étaient réglés par les sages sur les collines. Ces tribunaux communautaires (Gacaca) sont chargés de juger les personnes coupables de génocide sur les lieux où ils ont commis leurs crimes. Ces Gacaca permettront-elles aux survivants de s’engager dans la voie de la reconstruction et à la société rwandaise dans celle de la vérité et de la réconciliation ?

suivie de

Au Rwanda on dit… La famille qui ne parle pas meurt
d’Anne Aghion

(France/États-Unis, documentaire, 2004, 54 min, Dominant 7, Gacaca Productions)

Ce film constitue le second volet d’une trilogie sur le Rwanda. Il est tourné dans le même village que Gacaca, revivre ensemble au Rwanda ? En 2003, le gouvernement fait libérer seize mille prisonniers Hutu qui ont avoué leurs crimes. Beaucoup retournent chez eux, parmi leurs voisins qui les ont accusés. Comment cette coexistence est-elle possible ? Comment parvenir pour les survivants à surmonter leurs traumatismes et leurs blessures profondes?

En présence d’Anne Aghion, réalisatrice.

Dimanche 25 mai

Projections et rencontres

14 h 30
Un cri d’un silence inouï
d’Anne Lainé

(France, documentaire, 2003, 52 min, Palindromes Productions)

Au Rwanda, neuf ans après le génocide des Tutsi, les souffrances qu’endurent des centaines de milliers de personnes rescapées du génocide, entravent les stratégies de reconstruction de la société. Ce film se situe sur le terrain de la subjectivité des victimes, en respectant la pudeur de leur expression et la profonde humanité de leur témoignage.

Rencontre avec Anne Lainé, réalisatrice, et Marie-Odile Godard, maître de conférences à l’université d’Amiens.

En présence de Solange Icyitegetse, témoin et intervenante dans ce film.

17 h
Sometimes in April
de Raoul Peck

(États-Unis/Rwanda/France, fiction, 2005, 135 min, couleur, vostf)

Avril 1994. Augustin, capitaine des Forces armées rwandaises, est Hutu, marié à une Tutsi. Il tente de sauver sa famille. Son frère, Honoré, éditorialiste vedette de la Radio télévision libre des mille collines, prône la haine et l’élimination des Tutsi, incite sans relâche à la violence raciale et criminelle. Entre passé et présent, ce film majeur oscille entre la déchirure intime de la fratrie et la profonde fracture du peuple rwandais. Tourné au Rwanda, il rend compte avec une parfaite justesse de la tragédie du génocide, de sa genèse et son déroulement.

En présence de Raoul Peck.