Événements

Soirée cine-concert présentée par Nelly Pouget
Projection du film « Momo le Doyen » directement suivi du concert de Nelly Pouget, dès 20h30

Français

Projection du long métrage « Momo le Doyen » Laurent Chevalier » 1h23.
Ce documentaire fait revivre l’artiste qui avait su dire aux américains : « Le jazz est né chez vous, mais, moi je l’ai ramené chez moi, en Afrique, car c’est de là qu’a jailli sa source ».
Véritable roi du swing et de l’improvisation, Momo Wandel Soumah (1926- 2003) était le doyen du jazz africain.
Il créait sa musique sans l’écrire, en s’inspirant des chansons populaires, et en réunissant autour de sa voix « façon Louis Armstrong qui serait sorti de sa savane » et de son vieux saxo desséché, les grands maîtres des instruments traditionnels africains : kora, balafon, flûte pastorale, djembé, etc…

La musique de Momo ressemblait à un cocktail magique capable de vous transporter sans crier gare, de la tradition à la musique d’avant garde !
Né dans les années 30 en Guinée, MOMO LE DOYEN a été un témoin privilégié de l’histoire de l’Afrique contemporaine : il a vécu le temps colonial avec ses orchestres destinés aux bals des blancs jusqu’à l’arrivée de l’indépendance en 1958, où il restera durant vingt-six ans dans les orchestres nationaux de la révolution guinéenne du Président Sékou Touré.
Il y a quelques années, son entrée fracassante au sein de la nouvelle troupe Circus Baobab (premier cirque aérien d’Afrique Noire) comme compositeur et chef musicien lui avait permis de se faire découvrir, bien au-delà de son pays.
Laurent Chevallier, son complice durant les dix dernières années de son existence, conte dans MOMO LE DOYEN l’histoire merveilleuse de ce doyen du jazz.
Un doyen africain dont la vie était, du matin au soir, imprégnée de ses chants, de ses notes, de son swing. le film est en forme de pied de nez donné au désespoir et à la misère environnante…

A l’issue de la projection long métrage, un concert de Nelly Pouget de 50′ hommage à l’Afrique à Momo Wendel, à Fela Anikulapo Kuti, à Albert Ayler en solo.
Celle-ci introduit des pièces musicales avec des instruments de musique traditionnels d’Afrique dont elle développe les mélodies aux saxophones alto, soprano et ténor, également pièces chantées et poésie ainsi qu’un hommage aux instruments composés de calebasses et aux mères.