Événements

Institut français de Dakar (programme mai)

Français

L’art, c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art. On aime bien à l’Institut, reprendre ces mots de l’artiste Robert Filliou. Ce sera, en tout cas, notre ligne de conduite pendant ces deux mois, en grande partie consacrés à la Biennale de Dakar, à laquelle nous participons massivement.

Les autres disciplines ne seront pas en reste : du théâtre, de la danse, et toujours beaucoup de musique. Deux lancements d’albums ce bimestre : Celui de Daara J Family, que tout le monde attend, et une compilation de musique de Casamance coproduite avec l’Alliance Franco-sénégalaise de Ziguinchor qui nous proposera un superbe plateau casaçais pour la fête de la musique le 21 juin.
Côté cinéma, nous avons pensé aux sorties en famille, avec deux beaux fi lms d’animation mais aussi la programmation du chef-d’oeuvre d’Euzhan Palcy. Nous ne pouvions passer à côté de cette Rue Cases- Nègres qui ressort en copie neuve, et le Théâtre de verdure sera mobilisé pour cette occasion. Il le sera aussi pour l’hommage au réalisateur Moustapha Ndoye, un compagnon de route de l’Institut, parti bien trop tôt, et pour l’avant-première de l’Absence, de Mama Keïta, en présence du réalisateur. L’Institut fera également écho aux festivals de cinéma d’ici et d’ailleurs : Festival Image et vie et le palmarès du Cinéma du Réel du Centre Pompidou. Pour fi nir, ce bimestre sera aussi celui de la culture scientifi que : l’Institut s’associe au festival interscolaire Lire la terre et son histoire et à l’ird, qui nous proposera deux conférenciers de premier ordre.

Alors, faites le plein de culture avant que la fête du football et l’hivernage ne prennent le dessus ! L’équipe de l’Institut

L’équipe de l’Institut


/ PROGRAMME /

Concert King Kora
> mardi 4 mai
21H – Théâtre de verdure

Les griots urbains du Village global
1998, Zurich. Lamin Jobarteh, descendant de griots de Sere Kunda en Gambie rencontre Roger Greipl, saxophoniste et star du groupe de soulpunk Die Aeronauten. C’est de cette rencontre inattendue que naît le groupe. Le mélange est détonnant : une musique festive d’un swing inouï, un groove mandingue où les vibrations de la kora flirtent avec une tonitruante section de cuivres.
En 2001, King Kora enregistre son 1er album, et transforme sous les auspices de Dan Suter un alpage suisse en studio high tech. En quelques mois, l’album est dans le hit des 10 meilleurs albums de world musique. Le magazine Rolling Stones adore.
En 2005, leur second album, Bundung, sort chez Nocturne. Leur musique, qui puise profondément ses racines dans la culture mandingue, use de toutes sortes de grooves pour chanter l’Histoire, mais aussi des histoires, comme celle du serpent géant nommé Mini Amba. La légèreté de la kora et les chants du griot contrastent avec les rythmes d’un afro-beat endiablé, d’un vieux son afro-reggae, d’un zouk qui pulse ou de cuivres rieurs aux croustillants accents soul et funk.

prévente : 3000 fcfa
le jour J : 5000 fcfa


Concert Semtazone

> vendredi 7 mai
21H – Théâtre de verdure

Une espèce rare et non protégée : des indépendants, ni plus, ni moins
Semtazone, ce n’est pas une déclaration d’amour d’un banlieusard zozotant pour son quartier.
Indépendance. Rarement un mot aura aussi bien défi ni l’action de Semtazone, figure de proue du rock dont les quatre albums rappellent un besoin romantique de liberté. Depuis ses débuts, la démarche chaloupée, l’équipée n’a eu de cesse de mouiller son encre dans les acides phrasés et les ports de boucaniers. Mieux, la flotte a parcouru les continents, enchaînant plus de 500 concerts, non sans une irrévérencieuse facilité.
Exit les chemins tracés, le journal de bord s’est sans exception enrichi à chaque percée.
Leur musique est un abordage en règle où, dans le sombre climat rock, l’espoir des cuivres apparaît comme un phare salvateur. Où la chanson pointe comme une éclaircie. Au final : est-ce un rock chanté ou une chanson rock ? Qu’importe ! Les introductions pestent et grondent, régulièrement prises en chasse par les averses de la guitare et du saxophone. Les clapotis du piano prennent tendrement à revers l’auditeur grâce au travail de Bichon (JMPZ) et de La Fraise (Tambours du Bronx, Doppler). Enfin, les voix de Sara et Charlie assurent par alternance leur quart de garde, prouvant leur redoutable complémentarité.

prévente : 3000 fcfa
le jour J : 5000 fcfa


Danse « U.M.O/Un Monde où »
Cie Mulleras

> lundi 10 mai
21H – Théâtre de verdure

Un mille-feuille chorégraphique et multimédia où se mêlent images, textes et sons
Un monde où ?… Où les répondeurs téléphoniques parleraient tout seuls, où les mots pourraient devenir danse, où les images seraient aussi des sons.
Un monde où les histoires d’amour n’existeraient plus, car l’amour serait sans histoire. Un monde où le ciel aurait remplacé la télévision, et où tout le monde passerait son temps à regarder les nuages.
Un monde… Où ? u.m.o est une immersion chorégraphique dans ce monde de mots, d’images et de sons, une oscillation spatiotemporelle entre réel, surréel, merveilleux, onirisme, non-sens et anachronisme.
Jouant de l’épure et de la fragmentation, la compagnie Mulleras nous entraîne dans une libre réinterprétation des thèmes et personnages de contes de fée. En recomposition électronique, Pavane pour une infante défunte et Sonate pour violon et piano, fragments de l’oeuvre de Maurice Ravel.
La compagnie Mulleras est l’une des plus pertinentes sur le terrain de la danse numérique contemporaine. Depuis 1998, elle a parcouru au fi l de ses créations plus de 30 pays.
Avec le soutien de la fondation Sonatel En partenariat avec Gawlab,

www.mulleras.com

tarif : 3000 fcfa
: 2000 fcfa



Théâtre « Les Inepties Volantes »
> mardi 11 mai
21H – Théâtre de verdure


Partition à deux voix. Des mots de sang au-delà de la guerre
Les inepties volantes sont un spectacle sans normes où les sons triturés de l’accordéon répondent aux textes forts, drôles et souvent cruels de Dieudonné Niangouna. Le pare-chocs collé au nez et le flingue sur la tempe, on se fait mal à chercher le sens de l’insensé, des atrocités avouées, d’années de guerres vécues.
Dieudonné frappe et débite en mots des bribes de vie cruelles. Pascal, accordéoniste atypique, traque les non-dits et l’invisible à l’accordéon.
Entre les deux artistes ? Une intuition furtive, des dialogues improbables et une entrée directe dans l’entendement.
Les Inepties volantes ou comment traverser miraculeusement les guerres du Congo avec une parole provocante, drôle et joueuse ? Une poésie au vitriol dont on revient époustoufl é.
Après s’être illustré avec Attitude clando, Niangouna, l’étoile montante du théâtre congolais, revient avec cette pièce plébiscitée par le public au dernier festival d’Avignon.
Danseur, Niangouna n’a pas seulement l’intuition du geste juste. Fonçant la tête la première contre une paroi de tôles ondulées, il est le buffl e mais aussi l’homme qui vole et transforme la tension en énergie poétique. Libération

tarif : 3000 fcfa
: 2000 fcfa


Concert Suba
> mercredi 12 mai
21H – Théâtre de verdure

Fusion, recherche acoustique, innovation.
Pape Dieye : chant, percussions / Matador : chant / Robin Vassy : batterie, percussions / Benoît Lecomte : basse
Enraciné dans une Afrique de l’Ouest qui a donné naissance depuis des siècles à des sons mystérieux et profonds, chantés par les grands poètes et les griots, Suba est le nom d’un centre de formation musicale qui ouvrira bientôt ses portes à Keur Massar. Son but ? la valorisation des instruments traditionnels (apprentissage et fabrication), les croisements artistiques entre hip-hop et tradition, amplification et acoustique, instrumental et vocal.
Suite à une résidence dans les locaux du Briseglace à Annecy, des musiciens d’univers très différents l’ont rejoint pour donner naissance au premier groupe qui représente aujourd’hui l’esprit SUBA. Il s’agit de Ben Lecomte (bassiste du groupe d’électro dub jmpz) Robin Vassy (batteur et percussionniste, invité permanent de l’orchestre Iranien Shams Ensemble) et bien sûr Matador, étoile montante de la scène hip-hop sénégalaise, lauréat 2010 du prix du meilleur artiste hip-hop aux Sunu Music Awards de Dakar.
Dans le son de Suba, les textes ciselés et engagés de Matador et son fl ow puissant épousent des sonorités plus actuelles, parfois électroniques.
Premier album prévu pour octobre 2010.
À découvrir d’urgence ! En partenariat avec le Brise glace, scène de musiques actuelles d’Annecy

prévente : 3000 fcfa
le jour J : 5000 fcfa


Concert Hip Jazz Trio
> jeudi 20 mai
21H – Théâtre de verdure

Out of Africa
C’est un voyage à la Sydney Pollack que nous propose le Hip Jazz trio. En souvenir d’une incroyable tournée, qui a conduit les jazzmenbaroudeurs à parcourir le Mali, la Gambie et le Sénégal à bord d’une 504, les musiciens ont repris leurs quartiers africains à Bamako et Siby pour une résidence avec les maliens Maré Sanogo, maestro du djembé traditionnel et Ahmed Fofana, polyinstrumentiste très en vue sur les scènes internationales. Cette soirée est le résultat de ce laboratoire de métissage du jazz.
Aux antipodes de toutes contraintes, le Hip Jazz Trio évolue dans un univers où création et tradition ont un langage commun. Du ténor puissant et rugueux propre à l’école texane d’Abdu Salim, aux pulsations rythmiques du duo fraternel, Akim Bournane et Ton-Ton Salut, c’est toute l’histoire du jazz qui sous nos yeux se conjugue à tous les temps. Ici, pas de simple relecture de la bible des standards, les clichés sont remplacés par une énorme envie de jouer et de (se) faire plaisir.
Les quelques privilégiés de ces instants de bonheur ne sont pas prêts d’oublier une soirée qui s’annonce déjà comme mémorable.

prévente : 3000 fcfa
le jour J : 5000 fcfa


Concert Denise Reis

> samedi 22 mai
21H – Théâtre de verdure

Invitée au festival de jazz de Saint-Louis, Denise Reis fera une escale remarquée à Dakar
Chanteuse, guitariste et compositeur d’origine brésilienne, Denise Reis est connue pour sa chaleur sur scène, mais aussi pour son incroyable imitation vocale de la trompette. Son interprétation est bluffante, et on jurerait qu’un trompettiste se cache dans les coulisses.
Baignée par le riche patrimoine musical de sa ville natale de Belo Horizonte, Denise commence la guitare à 10 ans puis chante dans la chorale de Julia Pradinia. Quatre ans plus tard, elle est invitée pour une tournée européenne. Le succès est immédiat.
Elle enregistre en 2007 son dernier album, Alfândega, avec le concours de Marcelo Nami et du célèbre percussionniste Marcos Suzano. Neuf des onze titres de l’album sont composés par Denise, avec la participation de Renata Thurler et de Ronaldo Serruya. Cet album contient également des reprises du Miss Celie’s blues de Quincy Jones, Negro Gato de Getúlio Cortes et de Lionel Richie. Un jazz métisse où les infl uences plurielles de Jõao Gilberto et de Milton Nascimento se font sentir. Une révélation ! En partenariat avec l’Ambassade du Brésil à Dakar

prévente : 3000 fcfa
le jour J : 5000 fcfa


Danse DeLaVallet Bidiefono
Empreintes…

> mercredi 26 mai
21H – Théâtre de verdure

…On posera les mots après
Plongée dans l’atmosphère nocturne brazzavilloise avec cette pièce qui donne la parole à une jeunesse de la galère qui s’est faite, pour ainsi dire, contre et malgré tout. Une jeunesse qui vit aujourd’hui comme une sorte d’impératif le besoin de poser son empreinte, parce qu’il y a urgence à faire plutôt qu’à dire. C’est une urgence vitale : celle de redonner du sens.
Empreintes pose en mouvement les fondements d’une recherche artistique qui se confond avec une quête identitaire forte. Car c’est dans l’expression de l’empreinte que DeLaVallet modèle sa danse. Empreinte du passé, de ses racines, de sa culture, dans laquelle il s’engage à l’aube de sa carrière. Empreintes à suivre aussi, celles des grands frères qui ont ouvert la route. Empreintes, enfin, de ce qui existe déjà à travers le monde, à la croisée des chemins, entre rencontres et métissage.
Né à Pointe-Noire au début des années 80, DeLaVallet est l’un des jeunes talents de la danse contemporaine du continent.
Empreintes est sa dernière création.
www.baninga.org

tarif : 3000 fcfa
: 2000 fcfa


Concert Xalam

> vendredi 28 mai
21H – Théâtre de verdure

Jazz et voix de griots : éternel Xalam
Lorsqu’ils explosent au milieu des années 1980, sur la lancée syncopée de leurs infernales percussions, de leurs cuivres si ensoleillés qu’ils en sont presque aveuglants et de leurs voix à l’unisson, les Xalam incarnent totalement cette image futuriste d’une Afrique en pleine mutation.
Croisés dans un studio, les Stones, subjugués, enregistreront avec la participation active du Xalam leur LP Undercover of the Night.
Jazz et voix de griots, telle est la combinaison qui, depuis la fi n des années 70, a fait de ce groupe l’un des pionniers de la world music sénégalaise et lui a permis de s’attirer la sympathie de grands musiciens du jazz américain tels que Dizzie Gillespie ou Sonny Rollins.
Après quelques années de silence, Xalam sort, en 2009, un double best of avec 30 tubes remasterisés.
Ce groupe légendaire a su traverser les époques. 40 ans de carrière et les revoici sur la route pour célébrer le cinquantenaire des indépendances. Et ils n’ont pas pris une ride ! Conciliant leurs virulentes racines et une fusion funky très aboutie, Xalam est un petit bijou de groove.

prévente : 3000 fcfa
le jour J : 5000 fcfa