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Moroni Blues
Moroni Blues, une création de la compagnie O Mcezo, sous la direction de Soeuf Elbadawi, est à l’affiche du 28ème festival des francophonies en Limousin.

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Soeuf Elbadawi, auteur et metteur en scène, partage le plateau avec le musicien Baco Mourchid. Un spectacle à caractère pluridisciplinaire. Un poème à géométrie variable, selon son créateur, « où ça chante, ça danse, ça joue, ça raconte. On y fait feu de tout bois ». La lumière et la scénographie sont signées Isabelle Picard, la vidéo et le son sont assurés par Mehdi Izza.

Moroni Blues raconte le repli dans une ville des mers du Sud. Moroni est le principal chef-lieu de l’archipel des Comores. Le spectacle, qui sonne tel un manifeste pour le mieux-vivre ensemble, se présente également comme un chant d’amour dédié à la capitale de l’Union des Comores. Il se termine sur ces mots d’espérance : « Pour que Moroni devienne un amour d’utopie/ une ville de tous les possibles ».


Manifeste d’utopie pour un mieux-vivre ensemble ou tentative de récit contre la nostalgie des siens ? Un homme raconte sa ville. Une cité insulaire des mers du Sud. Moroni est le principal chef-lieu d’un pays de lune égaré en terre indianocéane…
Montage textuel, musique en live, éléments sonores et documents visuels. Moroni Blues se veut poème scénique à géométrie variable. Un projet pluridisciplinaire, à travers lequel l’auteur questionne la relation à l’autre, et ce à partir de son propre vécu dans la capitale comorienne :

«  Je suis ce fils d’une périphérie éclatée qui court la nuit dans les ruelles défoncées à la recherche de son semblable. J’appartiens à la cité d’en bas. Car il y a bien deux cités en une sur ce bout
d’asphalte. Il y a ce vieux Moroni, enfanté par le rêve de Mwazema l’aïeule. Un village replié sur lui-même. Et il y a la ville-Mandibule, qui avale tout sur son passage, la cité capitale des rejetons de la lune…
cité où viennent s’endormir
les boutres de la dernière chance.
Des légendes, j’en ai, mes amis.
Des récits, j’en tisse depuis l’enfance.
Mais vous dire le visage du vrai Moroni
m’impose d’écrire un poème
sur l’utopie d’une ville impossible. »


Soeuf Elbadawi

Moroni Blues, un projet faisant se rencontrer l’image, le son et le spectacle vivant, se décline sous forme de livres, de performances, de théâtre ou d’installation sonore et visuelle depuis 2007.

Conception, jeu et mise en jeu :
Soeuf Elbadawi
Musique : Baco Mourchid
lumières, scénographie : Isabelle Picard
Son/vidéo : Mehdi Izza
Avec : Soeuf Elbadawi / Baco