Événements

En Attendant l’Algérie
Une pièce de Zalia Sékaï d’après l¹oeuvre de Kateb Yacine

Français

mise en scène : Laurent Marissal
avec : Mourad Messahel

Les samedi 13, 20, 27 avril et 4 mai 2002 à 21h00 – Prix d’entrée : 7€

Une pièce qui tente d’ouvrir le débat, de poser la question algérienne à partir de l’histoire, la corruption, le pouvoir, l’armée, religion, la situation des femmes, des langues, du théâtre. Lors du spectacle un invité pourra intervenir pour appuyer la pièce, apporter des informations.
Un débat pourra ensuite être engagé.

TRAME DE LA PIECE
L¹action se déroule dans une ferme, la Ferme du Bonheur, un lieu qui n¹a pas encore de lieu et qui en cherche un. Qui du comédien ou de Kateb Yacine se lance dans une diatribe dénonçant le ravage, la déliquescence de l¹algérie, ce pays en chantier ? A l¹intérieur comme à l¹extérieur, cet homme ne se reconnaît dans aucun espace. Aliéné, piégé, il n¹a pas d¹existence. Alors il déploie son énergie dans un discours, construisant et déconstruisant l¹espace du théâtre, guettant l¹émergence de l¹Algérie. Il travaille à comprendre et savoir. Son identité et sa survie dépendent de cet acharnement à comprendre et savoir. Près d¹un feu de cheminée, il égrène méthodiquement ses pensées, ponctuées de musiques et de chants, dévoilant les blessures de l¹algérie, s¹adressant tantôt au peuple, tantôt aux détenteurs du pouvoir, tantôt aux fondamentalistes, tantôt à lui-même, pour finir sur une mobilisation : A moi mes actes, à vous les vôtres.

L¹ALGÉRIE, L¹ÉTAT D¹UNE MINORITÉ

L¹algérie peut se définir comme étant un non-lieu, « un lieu qui n¹a pas encore de lieu et qui en cherche un », parce qu¹elle est l¹Etat d¹une minorité et non l¹Etat de la société (Benjamin Stora). Le peuple algérien, dans sa dimension d¹acteur légitime, est bafoué : usurpation de l¹histoire, intérêts mafieux, fondamentalisme religieux, nationalisme, aliénation des femmes, totalitarisme. Indépendante, l¹algérie n¹en est pas moins libérée. Dans ce sens, l¹écrivain mène un combat d¹idées qui dépasse le cadre de la littérature, en exprimant les préoccupations d¹un peuple sans voix.