EXPOSITION " PARIS NOIR " à BEAUBOURG
: la mémoire en majesté au Centre Pompidou - Shuck One présente RE-GENERATION 2025
©
Exposition
du 19 Mars au 30 Juin 2025
Horaires : 11:00
Horaires : 11:00
Arts plastiques, Histoire/société, Interculturel/Migrations
paris - France
Tarif d'entrée de 14 à 17€ - Horaires de 11h à 21h
Lien: https://billetterie.centrepompidou.fr/selection/timeslotpass/rate?productId=10229326792291×lotId=10229326847210
Français
Il y a des expositions qui s’imposent comme des évidences, des rendez-vous avec l’Histoire que l’on n’ose plus différer. "Paris Noir", présentée jusqu’au 30 juin 2025 au Centre Pompidou, est de celles-là. Une traversée somptueuse et bouleversante de cinquante années de création afro-descendante, entre luttes, exils et fulgurances plastiques. C’est un Paris que l’on croyait connaître, mais qui ici se révèle dans ses marges, ses silences, ses éclats.
Un Paris redessiné par 150 voix
L’exposition retrace un chemin vibrant, de la revue Présence Africaine à Revue Noire, comme une toile tissée par 150 artistes d’Afrique, des Amériques, de la Caraïbe. On croise les regards perçants de Gerard Sekoto, les installations poétiques de Valérie John, les couleurs brutes de Shuck One. Chaque œuvre est une pièce d’un puzzle plus grand, un écho de cet "Atlantique noir" dont parlait Édouard Glissant. J’ai repensé, en déambulant, à mes soirées à discuter Glissant avec des amis dans un café de Belleville, ses mots sur la "créolisation" qui prenaient vie ici, dans ces toiles, ces sculptures, ces installations.
Une scénographie qui vous happe
L’espace de l’expo, circulaire, presque sacré, m’a fait penser à un rituel. Pas un de ces musées où on passe en coup de vent, non. Ici, on entre, on s’immerge, comme dans un roman où chaque chapitre est une voix, une histoire, un cri. C’est un voyage dans un Paris-monde, un Paris-miroir, où les récits oubliés prennent la parole. L’on a un pincement au cœur en pensant à toutes ces histoires tues, ces artistes qui ont façonné la ville sans qu’on leur rende toujours justice.
Un art qui cogne et qui guérit
Cet art-là, celui de "Paris Noir", est beau à voir , certes, mais surtout, Il questionne, là où ça fait mal, il répare aussi. Il parle des corps absents, des récits effacés, mais aussi de la joie, de la fête, de la vie qui pulse malgré tout. C’est un art qui résiste, qui relie et qui vous touche là où vous ne l’attendez pas.
Un adieu vibrant avant la mue de Beaubourg
"Paris Noir" est une déclaration d’amour faites à ceux d’antan, un clin d’œil qui les fait revivre, un poing levé, une mémoire qu’on refuse d’oublier. Et dans ce Centre Pompidou qui se prépare à sa grande transformation d’ici 2030, ça sonne comme un chant d’adieu, une révérence avant que les lumières ne s’éteigne pour un temps.
"Re-Generation 2025" de Shuck One : un mur pour l’Histoire, un pont vers demain
Certaines œuvres vous marquent au fer rouge. Elles ne se contentent pas d’être vues, elles s’impriment en vous. "Re-Generation 2025", la fresque géante de Shuck One, fait partie de celles-là. Accrochée pour toujours dans les collections du Centre Pompidou, elle s’impose telle est un cri, un poème, un acte de mémoire. Elle est tout à la fois politique, poétique, et, osons le mot, prophétique.
Un mur qui raconte quarante-et-une vies
Imaginez un mur de dix mètres de long sur quatre de haut, saturé de couleurs, de visages, de combats. Quarante-et-une figures afro-caribéennes qui ont marqué Paris, souvent dans l’ombre. Il y a Paulette Nardal, qui a planté les graines de la Négritude, James Baldwin, avec son regard acéré sur l’exil, Sarah Maldoror, dont les films m’ont toujours bouleversé, et Aimé Césaire, dont les mots résonnent encore dans ma tête. Chaque portrait est un monde, une histoire arrachée à l’oubli. Ensemble, ils dessinent une constellation, un Paris qu’on ne trouve pas dans les guides touristiques.
Shuck One érige là, une fresque mémorielle monumentale destinée à l’éternité. Chaque éclat, chaque effusion de couleur est une archive, un rappel. Ce mur immense, c’est une nécessité, un moyen de dire : "Ces gens étaient là, ils ont compté, ils ont changé la ville."
Shuck One, le graffeur qui réécrit l’Histoire
Shuck One, c’est une légende nationale de l’Urban Graff, un rebelle des murs. Mais avec "Re-Generation 2025", il va plus loin, c’est un manifeste gravé dans le béton de Beaubourg. Il y met tout : les luttes décoloniales, les voix qu’on a voulu taire, les corps qu’on a voulu effacer. C’est un acte d’amour pour ces figures, mais aussi une révolte contre l’oubli. On en peut que s’y arrêter et avoir des frissons en pensant à ce que ce mur représente : une France plurielle, un Paris façonné par ceux qu’on a trop souvent laissés dans l’ombre.
Un regard vers l’avenir
Cette œuvre Hommage se pose en nous comme un questionnement : Aujourd’hui : est-ce qu’on est capables de voir ces héritages, de les porter, de les transmettre ? Shuck One n’enferme pas l’histoire dans un cadre mais il ouvre une porte qui donne sur la conscience collective, pour nous pousser à réinventer une histoire où tout le monde a sa place.
Beaubourg embrasse cette mémoire
Que le Centre Pompidou ait choisi d’accueillir "Re-Generation 2025", ce n’est pas rien. C’est un signal fort, signifiant que cette histoire est aussi la nôtre. Cette fresque, c’est un pont entre hier et demain, un rappel que l’art, quand il porte une vision, peut changer les regards, déplacer les murs, réparer les silences.
Un Paris redessiné par 150 voix
L’exposition retrace un chemin vibrant, de la revue Présence Africaine à Revue Noire, comme une toile tissée par 150 artistes d’Afrique, des Amériques, de la Caraïbe. On croise les regards perçants de Gerard Sekoto, les installations poétiques de Valérie John, les couleurs brutes de Shuck One. Chaque œuvre est une pièce d’un puzzle plus grand, un écho de cet "Atlantique noir" dont parlait Édouard Glissant. J’ai repensé, en déambulant, à mes soirées à discuter Glissant avec des amis dans un café de Belleville, ses mots sur la "créolisation" qui prenaient vie ici, dans ces toiles, ces sculptures, ces installations.
Une scénographie qui vous happe
L’espace de l’expo, circulaire, presque sacré, m’a fait penser à un rituel. Pas un de ces musées où on passe en coup de vent, non. Ici, on entre, on s’immerge, comme dans un roman où chaque chapitre est une voix, une histoire, un cri. C’est un voyage dans un Paris-monde, un Paris-miroir, où les récits oubliés prennent la parole. L’on a un pincement au cœur en pensant à toutes ces histoires tues, ces artistes qui ont façonné la ville sans qu’on leur rende toujours justice.
Un art qui cogne et qui guérit
Cet art-là, celui de "Paris Noir", est beau à voir , certes, mais surtout, Il questionne, là où ça fait mal, il répare aussi. Il parle des corps absents, des récits effacés, mais aussi de la joie, de la fête, de la vie qui pulse malgré tout. C’est un art qui résiste, qui relie et qui vous touche là où vous ne l’attendez pas.
Un adieu vibrant avant la mue de Beaubourg
"Paris Noir" est une déclaration d’amour faites à ceux d’antan, un clin d’œil qui les fait revivre, un poing levé, une mémoire qu’on refuse d’oublier. Et dans ce Centre Pompidou qui se prépare à sa grande transformation d’ici 2030, ça sonne comme un chant d’adieu, une révérence avant que les lumières ne s’éteigne pour un temps.
"Re-Generation 2025" de Shuck One : un mur pour l’Histoire, un pont vers demain
Certaines œuvres vous marquent au fer rouge. Elles ne se contentent pas d’être vues, elles s’impriment en vous. "Re-Generation 2025", la fresque géante de Shuck One, fait partie de celles-là. Accrochée pour toujours dans les collections du Centre Pompidou, elle s’impose telle est un cri, un poème, un acte de mémoire. Elle est tout à la fois politique, poétique, et, osons le mot, prophétique.
Un mur qui raconte quarante-et-une vies
Imaginez un mur de dix mètres de long sur quatre de haut, saturé de couleurs, de visages, de combats. Quarante-et-une figures afro-caribéennes qui ont marqué Paris, souvent dans l’ombre. Il y a Paulette Nardal, qui a planté les graines de la Négritude, James Baldwin, avec son regard acéré sur l’exil, Sarah Maldoror, dont les films m’ont toujours bouleversé, et Aimé Césaire, dont les mots résonnent encore dans ma tête. Chaque portrait est un monde, une histoire arrachée à l’oubli. Ensemble, ils dessinent une constellation, un Paris qu’on ne trouve pas dans les guides touristiques.
Shuck One érige là, une fresque mémorielle monumentale destinée à l’éternité. Chaque éclat, chaque effusion de couleur est une archive, un rappel. Ce mur immense, c’est une nécessité, un moyen de dire : "Ces gens étaient là, ils ont compté, ils ont changé la ville."
Shuck One, le graffeur qui réécrit l’Histoire
Shuck One, c’est une légende nationale de l’Urban Graff, un rebelle des murs. Mais avec "Re-Generation 2025", il va plus loin, c’est un manifeste gravé dans le béton de Beaubourg. Il y met tout : les luttes décoloniales, les voix qu’on a voulu taire, les corps qu’on a voulu effacer. C’est un acte d’amour pour ces figures, mais aussi une révolte contre l’oubli. On en peut que s’y arrêter et avoir des frissons en pensant à ce que ce mur représente : une France plurielle, un Paris façonné par ceux qu’on a trop souvent laissés dans l’ombre.
Un regard vers l’avenir
Cette œuvre Hommage se pose en nous comme un questionnement : Aujourd’hui : est-ce qu’on est capables de voir ces héritages, de les porter, de les transmettre ? Shuck One n’enferme pas l’histoire dans un cadre mais il ouvre une porte qui donne sur la conscience collective, pour nous pousser à réinventer une histoire où tout le monde a sa place.
Beaubourg embrasse cette mémoire
Que le Centre Pompidou ait choisi d’accueillir "Re-Generation 2025", ce n’est pas rien. C’est un signal fort, signifiant que cette histoire est aussi la nôtre. Cette fresque, c’est un pont entre hier et demain, un rappel que l’art, quand il porte une vision, peut changer les regards, déplacer les murs, réparer les silences.
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