Festival Cinémas du Sud 2026
26e Edition
Français
Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud offre un panorama du cinéma contemporain
du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des oeuvres rares (fictions, documentaires) avec la présence
exceptionnelle de leurs cinéastes.
Avec une fréquentation en hausse, Cinémas du Sud continue de rassembler un large public : cinéphiles avertis
et novices découvrent ensemble ces pépites venues du Maghreb et du Moyen-Orient. Des spectateurs de tous
horizons se retrouvent ainsi chaque année pour (re)découvrir ces trésors du cinéma arabe. Un public toujours
plus nombreux, comme un seul coeur qui bat plus fort chaque année !
Initié en 1999 par Regard Sud, le festival Cinémas du Sud en partenariat avec l'Institut Lumière, a, dès lors
toujours eu à coeur de faire connaître le cinéma arabe. Il est devenu un événement incontournable pour tous les
amoureux du septième art ! Chaque film est réellement une prise de position, un regard affûté sur les pouvoirs
politiques en place et leurs défaillances. Un cinéma puissant qui a tellement de choses à dire !
.
Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des oeuvres du patrimoine
arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né
en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain, Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.
Cet évènement sera aussi l'occasion de découvrir des oeuvres inédites, des premiers long-métrages et d'assister à
une avant-première.
Elle accueillera des invités qui témoignent de l'importance du Festival Cinémas du Sud à l'Institut Lumière.
Un récit d'émancipation saoudien, qui critique les règles des hommes
Le film saoudien, Hijra de la féministe Shahad Ameen (Mostra de Venise, section Venice Spotlight 2025) sera présenté
en ouverture. C'est l'histoire de la jeune Janna qui entreprend un voyage vers la Mecque avec sa grand-mère et sa soeur
rebelle, Sarah. Mais avant d'atteindre leur destination, Sarah disparaît, obligeant Janna et sa grand-mère à se lancer à
sa recherche... Un film qui adjoint à la beauté des paysages à celle de ses héroïnes.
Portrait intimiste
Moondove est le 4ème long métrage du libanais Karim Kassem (Prix du jury et meilleure photographie, Mostra de
Valence 2024). Le film est une méditation poignante sur le quotidien d'un village libanais où la pénurie d'eau s'installe,
perturbant le quotidien des habitants et menaçant les récoltes. Dans ce portrait intimiste, Karim Kassem mêle récit
imaginatif et documentaire d'observation, s'appuyant sur les témoignages personnels des habitants - dont beaucoup
jouent leur propre rôle - pour révéler les tensions entre tradition et l'inéluctable évolution
Rêves de chances et d'ailleurs
En avant-première (sortie en salle en juin 2026), nous programmerons D'où vient le vent de la tunisienne Amel Guellaty
(Festival de Sundance (2025) et Festival International de Rotterdam (2025). Son premier long-métrage nous livre,
un road-movie de Tunis à Djerba empli de poésie qui célèbre la vitalité d'une jeune génération qui n'a pas renoncé à
humer les effluves émancipateurs de la "révolution du jasmin".
Ailleurs, la frontière
Du côté algérien, Bin U Bin, (entre-deux en français). Dans son premier long métrage, Mohamed Lakhdar Tati signe
une oeuvre, à mi-chemin entre le western et le conte philosophique. Une plongée au coeur de la contrebande d'essence
à la frontière algéro-tunisienne.
Le deuxième long-métrage, Yunan du syrien, Fakher Eldin (Berlinale 2025) met en scène Georges Khabbaz dans le
rôle principal, une figure majeure du paysage artistique libanais. À ses côtés, Hanna Schygulla, légende du cinéma
allemand. Le cinéaste raconte celle d'un écrivain syrien en exil, qui se rend sur une île isolée de la mer du Nord pour
se suicider mais une inondation soudaine bouleverse tout ce qu'il croyait être sa n. Le lm est le deuxième volet d'une
trilogie consacrée à l'exil.
Pépite du cinéma égyptien, irakien et marocain !
Nous projetterons trois films du patrimoine arabe. Le premier, tourné en 1958, le film Gare Centrale de Youssef Chahine.
Fréquemment confronté à la censure, Chahine tisse un conte sur le regard et le désir, explore la folie, celle sort de
la frustration. Avec malice et tendresse, il décortique toute la société égyptienne, épingle les religieux conservateurs au
détour d'une réplique, évoque le syndicalisme naissant. C'est le film qui révèlera au monde entier le talent de Chahine
à la fois acteur et cinéaste!
Sorti pour la première fois au Festival de Cannes 2025 (section Cannes Classics), dans une version restaurée, Said Effendi
de Kameran Hosni est un film classique du patrimoine irakien. Sorti en 1957, il est empreint de réalisme social
et incarnait à l'époque un espoir fort pour l'essor du cinéma national. Un cinéma méconnu qui est peu accessible. C'est
émouvant de pouvoir présenter ce film au monde entier, car on y découvre les images de Bagdad des années 50. On
se replonge dans la culture irakienne de l'époque. Il y a énormément d'influences, comme le néoréalisme italien, mais
tout en s'en appropriant les codes de différents genres. La troisième pépite du patrimoine arabe nous vient du Maroc,
Alyam, Alyam de Ahmed El Maanouni. Film fondateur qui occupe une place majeure dans l'histoire du cinéma marocain,
couronné de distinctions prestigieuses. Premier long-métrage marocain sélectionné au Festival de Cannes - Un Certain Regard 1978.
En clôture nous programmerons, Palestine 36 d'Annemarie Jacir, sélectionné à Toronto International Film Festival en
2025. Son 4ème long-métrage s'inscrit dans le contexte historico-politique. La réalisatrice palestinienne revient sur un
épi- sode méconnu, la grande révolte arabe qui, de 1936 à 1939 en amma la région. Alors que les villages de la Palestine
mandataire se soulèvent contre la domination coloniale britannique, Yusuf oscille entre sa maison rurale et l'énergie
agitée de Jérusalem, aspirant à un avenir au-delà des troubles. Avec "Palestine 36", Annemarie Jacir signe une nouvelle
plongée sensible dans l'histoire et la mémoire d'un peuple en quête de libération et de justice.
Farida Hamak
Abdellah Zerguine
Direction artistique
du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des oeuvres rares (fictions, documentaires) avec la présence
exceptionnelle de leurs cinéastes.
Avec une fréquentation en hausse, Cinémas du Sud continue de rassembler un large public : cinéphiles avertis
et novices découvrent ensemble ces pépites venues du Maghreb et du Moyen-Orient. Des spectateurs de tous
horizons se retrouvent ainsi chaque année pour (re)découvrir ces trésors du cinéma arabe. Un public toujours
plus nombreux, comme un seul coeur qui bat plus fort chaque année !
Initié en 1999 par Regard Sud, le festival Cinémas du Sud en partenariat avec l'Institut Lumière, a, dès lors
toujours eu à coeur de faire connaître le cinéma arabe. Il est devenu un événement incontournable pour tous les
amoureux du septième art ! Chaque film est réellement une prise de position, un regard affûté sur les pouvoirs
politiques en place et leurs défaillances. Un cinéma puissant qui a tellement de choses à dire !
.
Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des oeuvres du patrimoine
arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né
en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain, Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.
Cet évènement sera aussi l'occasion de découvrir des oeuvres inédites, des premiers long-métrages et d'assister à
une avant-première.
Elle accueillera des invités qui témoignent de l'importance du Festival Cinémas du Sud à l'Institut Lumière.
Un récit d'émancipation saoudien, qui critique les règles des hommes
Le film saoudien, Hijra de la féministe Shahad Ameen (Mostra de Venise, section Venice Spotlight 2025) sera présenté
en ouverture. C'est l'histoire de la jeune Janna qui entreprend un voyage vers la Mecque avec sa grand-mère et sa soeur
rebelle, Sarah. Mais avant d'atteindre leur destination, Sarah disparaît, obligeant Janna et sa grand-mère à se lancer à
sa recherche... Un film qui adjoint à la beauté des paysages à celle de ses héroïnes.
Portrait intimiste
Moondove est le 4ème long métrage du libanais Karim Kassem (Prix du jury et meilleure photographie, Mostra de
Valence 2024). Le film est une méditation poignante sur le quotidien d'un village libanais où la pénurie d'eau s'installe,
perturbant le quotidien des habitants et menaçant les récoltes. Dans ce portrait intimiste, Karim Kassem mêle récit
imaginatif et documentaire d'observation, s'appuyant sur les témoignages personnels des habitants - dont beaucoup
jouent leur propre rôle - pour révéler les tensions entre tradition et l'inéluctable évolution
Rêves de chances et d'ailleurs
En avant-première (sortie en salle en juin 2026), nous programmerons D'où vient le vent de la tunisienne Amel Guellaty
(Festival de Sundance (2025) et Festival International de Rotterdam (2025). Son premier long-métrage nous livre,
un road-movie de Tunis à Djerba empli de poésie qui célèbre la vitalité d'une jeune génération qui n'a pas renoncé à
humer les effluves émancipateurs de la "révolution du jasmin".
Ailleurs, la frontière
Du côté algérien, Bin U Bin, (entre-deux en français). Dans son premier long métrage, Mohamed Lakhdar Tati signe
une oeuvre, à mi-chemin entre le western et le conte philosophique. Une plongée au coeur de la contrebande d'essence
à la frontière algéro-tunisienne.
Le deuxième long-métrage, Yunan du syrien, Fakher Eldin (Berlinale 2025) met en scène Georges Khabbaz dans le
rôle principal, une figure majeure du paysage artistique libanais. À ses côtés, Hanna Schygulla, légende du cinéma
allemand. Le cinéaste raconte celle d'un écrivain syrien en exil, qui se rend sur une île isolée de la mer du Nord pour
se suicider mais une inondation soudaine bouleverse tout ce qu'il croyait être sa n. Le lm est le deuxième volet d'une
trilogie consacrée à l'exil.
Pépite du cinéma égyptien, irakien et marocain !
Nous projetterons trois films du patrimoine arabe. Le premier, tourné en 1958, le film Gare Centrale de Youssef Chahine.
Fréquemment confronté à la censure, Chahine tisse un conte sur le regard et le désir, explore la folie, celle sort de
la frustration. Avec malice et tendresse, il décortique toute la société égyptienne, épingle les religieux conservateurs au
détour d'une réplique, évoque le syndicalisme naissant. C'est le film qui révèlera au monde entier le talent de Chahine
à la fois acteur et cinéaste!
Sorti pour la première fois au Festival de Cannes 2025 (section Cannes Classics), dans une version restaurée, Said Effendi
de Kameran Hosni est un film classique du patrimoine irakien. Sorti en 1957, il est empreint de réalisme social
et incarnait à l'époque un espoir fort pour l'essor du cinéma national. Un cinéma méconnu qui est peu accessible. C'est
émouvant de pouvoir présenter ce film au monde entier, car on y découvre les images de Bagdad des années 50. On
se replonge dans la culture irakienne de l'époque. Il y a énormément d'influences, comme le néoréalisme italien, mais
tout en s'en appropriant les codes de différents genres. La troisième pépite du patrimoine arabe nous vient du Maroc,
Alyam, Alyam de Ahmed El Maanouni. Film fondateur qui occupe une place majeure dans l'histoire du cinéma marocain,
couronné de distinctions prestigieuses. Premier long-métrage marocain sélectionné au Festival de Cannes - Un Certain Regard 1978.
En clôture nous programmerons, Palestine 36 d'Annemarie Jacir, sélectionné à Toronto International Film Festival en
2025. Son 4ème long-métrage s'inscrit dans le contexte historico-politique. La réalisatrice palestinienne revient sur un
épi- sode méconnu, la grande révolte arabe qui, de 1936 à 1939 en amma la région. Alors que les villages de la Palestine
mandataire se soulèvent contre la domination coloniale britannique, Yusuf oscille entre sa maison rurale et l'énergie
agitée de Jérusalem, aspirant à un avenir au-delà des troubles. Avec "Palestine 36", Annemarie Jacir signe une nouvelle
plongée sensible dans l'histoire et la mémoire d'un peuple en quête de libération et de justice.
Farida Hamak
Abdellah Zerguine
Direction artistique
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