Fiche Film
Cinéma/TV
LONG Métrage | 2010
Bakroman
Pays concerné : Burkina Faso
Durée : 100 minutes
Genre : drame
Type : documentaire

Français

En « mooré », la langue parlée par l’ethnie Mossi au Burkina Faso, « bakroman » signifie « enfant des rues ». Dans les rues de Ouagadougou, la capitale du pays, ils sont plus de six cents à vivre sans argent et sans abri. Afin de changer leur situation, ils se sont réunis pour former une sorte de « syndicat » pour défendre leurs droits et cultiver leurs espoirs de pouvoir un jour changer de vie.

de Gianluca et Massimiliano De Serio
Italie, 2010.
Genre : Reportage, social.
Format : couleur, HDV.
Durée : 1H40MN.

réalisateurs : Gianluca De Serio, Massimiliano De Serio (Italie / Italia 2010 – 1h40′ vostf)

NOTE D’INTENTION
« Ce film est un voyage à travers les mots de ces enfants. C’est surprenant, mais le langage est, pour les Bakromans, un outil de survie. Avec leur langue, ils luttent, s’organisent, progressent dans leur vie. Nous avons tenté d’être simples témoins de leur lutte quotidienne, qui se constitue de rencontres, rendez- vous, conversations, au cours desquels il s’échangent de précieuses informations. Les garçons et les filles ont un très long chemin à faire avant de pouvoir quitter la rue. » Gianluca et Massimiliano De Serio travaillent ensemble depuis 1999. Ils réalisent tout à la fois des courts métrages et des documentaires. Leurs films ont été présentés dans de nombreux festivals et ont reçu plusieurs prix.
Gianluca et Massimiliano De Serio



FESTIVALS
2011 – TERRA DI CINEMA – festival du nouveau cinéma italien | Tremblay-en-France, France | du 4 AU 26 MARS 2011 | www.festival-terradicinema.com
* Prix du jury Fémis /GNCR pour le meilleur documentaire
« La tâche d’un jury n’a rien d’amusant en soi car il est toujours délicat de retenir un film sachant que d’autres seront écartés. Il n’en demeure pas moins que ceux que nous avons visionnés avaient tous leur place au sein de ce festival. Festival que nous remercions pour son accueil et la qualité de sa programmation.
Les documentaristes dont nous avons vu les oeuvres sont en prise avec leur temps, (qui est aussi le nôtre!). Ils ont tous en commun la préoccupation de l’humain, de sa place dans ce monde qui le semble de moins en moins. Ils nous montrent celui qui est déraciné, exilé, celui qui refuse de partir, qui ne parle pas la même langue, celui dont les différences, sources de richesse, peuvent parfois coûter la vie.
Tout ceci nous l’avons trouvé concentré, condensé, cristallisé dans un film. Film bicéphale puisque réalisé par deux frères mais cela n’était certainement pas de trop pour nous amener, non pas sur un plateau mais sur un écran, une vision, un point de vue qui va à l’encontre de beaucoup d’images sur l’Afrique.
Bakroman est un film qui parle de coeur, d’espoir, d’amour, de seconde chance, qui nous montre une Afrique non pas figée mais en lutte, qui se tient debout et qui nous balance en plein visage un mot que nous avons tendance à oublier : Dignité.
Suite à une discussion animée au sein du jury, nous sommes tous tombés d’accord pour trouver à ce film de grandes qualités cinématographiques : la durée des plans permettant aux personnes, (sujets et spectateurs) de s’installer dans le film, le respect et la juste distance entre le sujet et la caméra, tout ceci nous a décidé à primer ce film.
Puissent les spectateurs l’apprécier autant que nous. »

Les membres du jury FEMIS GNCR 2011

2010 – Torino Film Festival – Documentaries | novembre 2010
* Sélection

English

In moré, the language spoken in Burkina Faso, the term « bakroman » means « street child. » There are over six hundred children living on the streets of Ouagadougou, the capital of the country, without anything to eat or a place to sleep. And yet, to defend their rights and nurture their hopes, they have united in a sort of union which seems to give strength to the possibility that, one day, they will leave this condition behind.

« The film is a voyage through the words that nurture the life of these children; it is a surprising instrument for their survival. Thanks to words, the bakroman fight, talk, discuss, grow, live. We tried to bear witness to their efforts and to their struggle, made of meetings, encounters, conversations, in which they discuss things and try to resolve their everyday problems. The boys and girls begin a long and difficult voyage to leave their street life behind: it is a battle made of kilometers they walk on foot, of dust, of violated bodies. » (G. e M. De Serio)



In lingua moré, quella parlata nel Burkina Faso, il termine bakroman significa « ragazzo di strada »: sono più di seicento, infatti, i ragazzi che vivono senza niente da mangiare, né un tetto sotto cui dormire per le strade di Ouagadougou, la capitale dello stato. Eppure, per difendere i propri diritti e coltivare le proprie speranze, si sono uniti in una sorta di sindacato che sembra rendere più concreta la possibilità, un giorno, di affrancarsi da quella condizione.

« Il film vuole essere un viaggio nelle parole che nutrono la vita di questi ragazzi, sorprendente strumento per la loro sopravvivenza. Grazie alla parola i bakroman lottano, parlano, discutono, crescono, vivono. Abbiamo cercato di testimoniare il loro sforzo e la loro lotta fatta di riunioni, incontri, dialoghi in cui discutono e cercano di risolvere i problemi di ogni giorno. I ragazzi e le ragazze iniziano un percorso lento e difficile di uscita dalla strada: una battaglia fatta di chilometri a piedi, di polvere, di corpi violati ». (G. e M. De Serio)

regia, soggetto, sceneggiatura/directors, story, screenplay
Gianluca De Serio, Massimiliano De Serio

fotografia/cinematography
Gianluca De Serio

montaggio/film editing
Stefano Cravero

suono/sound
Andrea Viali

produttore/producer
Alessandro Borrelli

produzione, vendita all’estero/production, world sales
La Sarraz Pictures

Português

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