Fiche Film
Cinéma/TV
LONG Métrage | 1982
Losing Ground
Pays concerné : États-Unis
Durée : 86 minutes
Genre : drame
Type : fiction

Français

C'est l'histoire de deux êtres remarquables, mariés, à un tournant de leur vie : Sara Rogers, professeure noire de philosophie, se lance dans une quête intellectuelle au moment où son mari peintre, Victor, se lance dans une exploration du bonheur. Victor décide de louer une maison de campagne loin de la ville, mais l'idylle estivale du couple se complique du fait de son implication avec un mannequin plus jeune.

Losing Ground de Kathleen Collins est un des premiers longs métrages de fiction réalisés par une Afro-Américaine depuis les années 1920. Cette intellectuelle semble avoir mis un peu de soi dans ce personnage incarné par Seret Scott, héroïne rohmérienne, professeur de philosophie plongée dans ses livres et sa thèse.

Sara Rogers est une professeure de philosophie très appréciée. Pour fêter la vente d'un de ses tableaux à un musée, Victor, son mari, décide de louer une maison pour l'été où il pourra peindre. Sara est contrariée par son projet car elle voulait passer l'été en ville pour faire des recherches sur un article qu'elle écrit sur les expériences extatiques et elle sait que son accès aux livres sera limité dans une petite ville. Elle a l'impression que Victor ne valorise pas son travail universitaire par rapport à son travail d'artiste. Néanmoins, après avoir trouvé une maison qu'ils adorent tous les deux, elle accepte de partir avec lui pour l'été.

Dans la maison louée, Victor se révèle obsédé par la peinture des femmes de la région et se lie d'amitié avec une femme en particulier, une Portoricaine nommée Celia. Cet artiste égocentrique est obsédé par son travail, au détriment de celui de sa femme, et prend une place étouffante. Un artiste mâle qui croque les femmes au sens propre comme au figuré sans considération pour leur pensée. Jalouse, Sara retourne en ville pour quelques jours afin de jouer dans un film d'étudiant auquel l'un de ses élèves l'a suppliée de participer. Elle rencontre Duke, l'oncle du réalisateur, qui joue le rôle de son amoureux dans le film et qui est immédiatement attiré par elle.

Sara amène Duke dans la maison qu'elle loue, et Victor en est immédiatement jaloux. Victor est également jaloux lorsque son ami et mentor Carlos commence à flirter avec Celia. Le matin, voyant Victor s'amuser agressivement avec Celia, Sara se met en colère et lui demande d'arrêter de flirter devant elle. Le quittant, elle parle à sa mère en lui disant qu'elle se sent hors de contrôle et sur un terrain instable, alors qu'elle est connue pour sa nature stable et contemplative.
Ainsi, Sara parviendra à trouver son émancipation, en affirmant ses priorités, en s'enfuyant du cadre imposé par Victor le temps d'une aventure cinématographique mais surtout au sein de son travail, grâce à sa pensée et la révélation de son pouvoir : lui permettre d'atteindre l'extase intellectuelle qu'elle croyait réservée uniquement aux artistes - et aux hommes? Cette révélation salvatrice et libératrice surgit grâce à une conversation entre deux femmes, une mère et sa fille. La clé d'un apaisement et d'une liberté est donnée aussi par la bienveillance et la complicité entre femmes.

De retour en ville, Sara termine ses dernières scènes pour le film. Victor part à sa recherche et arrive à temps pour voir son personnage tirer sur celui de Duke qui l'a trompée.

sources : wikipédia anglais et Marie-France Aubert, directrice artistique au festival d'Amiens

Scénario Kathleen Collins · Photographie Ronald K. Gray · Montage Ronald K. Gray, Kathleen Collins · Musique Michael Minard · Production Eleanor Charles · Avec Seret Scott, Bill Gunn, Duane Jones

English

Losing Ground
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