Fiche Film
Cinéma/TV
LONG Métrage | 1989
Thelonious Monk. Straight, No Chaser
Pays concerné : États-Unis
Durée : 90 minutes
Genre : portrait
Type : documentaire

Français

Le premier plan de STRAIGHT, NO CHASER est bouleversant tant il donne d’emblée une forme, un mystère à Thelonius Monk. On y voit le pianiste dansant, tournant sur lui-même à côté de son piano, face au public, tandis que le groupe joue. En fait, lui aussi joue, mais on ne l’attend pas. On le voit se mouvoir en rythme et soudain, faignant un déséquilibre, il marque un contre-temps (…) il bondit, s’assied à son piano et attaque, sans s’occuper le moins du monde de savoir s’il est au début ou à la fin d’un chorus. C’est là qu’il doit rentrer. La force de ces images vaut à elle seule d’aller voir ce film que beaucoup considèrent comme légendaire !


Portrait de Thelonious Monk, figure légendaire du Jazz et co-fondateur du be-bop.

Le film est monté à partir de séquences enregistrées et filmées par Michael et Christian Blackwood lors d’une tournée effectuée en 1968. Il comprend aussi des scènes inestimables montrant Monk en coulisse. Le tout est entrecoupé de divers interviews de Monk, avec des prises qui remontent aux année 50. Dans ce film en noir et blanc Monk en impose. Le pardessus gris qu’il trimbale avec lui, sa barbe pointue ses couvre-chef en font une figure qui transcende l’action. Dans tout le film on le voit se déplacer massivement, fumant ses cigarettes et on entend sa voix grinçante. Dans certaines scènes on peut le voir danser d’une drôle de manière, en tournant sur lui même.

Le film insiste à plusieurs reprises sur les incidents qui marquèrent la vie professionnelle du pianiste, comme par exemple dans la scène où Monk et Charlie Rouse enregistrent en studio. Lorsque l’ingénieur du son fait savoir qu’il n’a pas enregistré la prise, Monk est furieux, il arrête tout et part fumer sa cigarette dans un coin de la salle. Le film rappelle aussi par allusion que dans les années 60 Monk n’était pas encore la légende qu’il est devenue par la suite.

Dans la partie du film consacrée à la tournée européenne, il y a en revanche des moments plus amusants.
LIRE LA SUITE : http://patrick.lecordier.pagesperso-orange.fr/straightnochaserfilm.htm

Un documentaire de Charlotte Zwering

Durée : 1h30


Réalisatrice : Charlotte Zwering
Genre : Documentaire musical / Portrait
Année : 1989
Producteurs : Bruce Ricker, Clint Eastwood, Charlotte Zwering

Personnages :
Narrateur : Samuel E. Wright
Thelonious Monk : Lui même
Nellie Monk: Elle même
Charlie Rouse : Lui même
Teo Macero : Lui même
Harry Colomby : Lui même
Barry Harris : Lui même
Tommy Flanagan : Lui même

English



Expanding on footage of Monk’s 1967 tour shot by Christian Blackwood, Charlotte Zwering (GIMME SHELTER) has created the definitive filmic portrait of the master bop pianist-composer. This captivating DVD digs deeper into the life of the famously eccentric pianist-composer than the Ken Burns’s tepid coffeetable documentary Jazz ever thought to.

A few shades different than the Burns film’s monosyllabic, near-silent weirdo, STRAIGHT NO CHASER fleshes out Monk’s character considerably – from his harmonic theories to his use of quarter – tones (produced by hitting two adjacent piano keys simultaneously and occasionally even striking the boards with his entire forearm or his foot) to his mysterious relationship with his patron, baroness Nica de Koenigswarter.

« Pannonica, » a lyrical paean to her, is included on the soundtrack. Monk’s music, naturally, is at the center of this canny portrait, giving fans cause to rejoice since most of the movie’s performances had been previously unavailable in any form.

The more interesting excavations include footage of his near-forgotten 1967 octet and rare recordings of club performances and rehearsal takes of Monk standards like « Well, You Needn’t, » « Trinkle Tinkle, » « Evidence, » and the title song.
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