Fiche Film
Cinéma/TV
LONG Métrage | 2006
SMS Sugar Man
Aryan Kaganof
Pays concerné : Afrique du Sud
Réalisateur(s) : Aryan Kaganof
Avec : Michelle Wheatley
Durée : 85
Type : fiction

Français

Johannesburg, ville laide et malfaisante, à la veille de Noël. Elle est le fief des solitaires et des maudits. Mais ils ne peuvent être pires que Sugar Man (Kaganof) qui parcoure les rues de la ville dans sa Valiant 200 Automatic de 1966, pendu à son téléphone portable, à refourguer ses filles à de riches clients noirs.
Cette inversion railleuse du scénario des années apartheid où des hommes d’affaire Afrikaans venaient choisir des filles noires est menée avec une remarquable ironie.
D’hôtels en grandioses appartements, lui et les filles voyagent tels Joseph et Marie cherchant un logement. Cette nuit va éveiller quelque chose chez Sugar man qui naîtra le jour de Noël.
Teinté d’un romantisme étrange, consciemment transgressif et esthétiquement audacieux (le film a été entièrement tourné avec des téléphones portables), ce film est aussi un hommage à Alphaville de Jean-Luc Godard. Un production en dents de scie, grêvée par des désaccords entre réalisateur et producteur, presque retenu pour le festival de Cannes, mais rejeté après que Kaganof a refusé de faire les modifications auxquelles tenaient les sélectionneurs, ce film est destiné à rejoindre Citizen Kane et El Topo dans le Cinematheque Hotel des annales akashiques.
Aryan Kaganof/ Afrique du Sud, 2006/ 1h25 min/DVD/Anglais

English

Johannesburg – an evil, ugly city on a Christmas Eve. This is the turf of the lonely and the damned and no more damned can they be than Sugar Man (Kaganof) cruising the streets in his Automatic 1966 Valiant 200, continually on his mobile phone, peddling his girls to wealthy black punters.

This tongue in cheek inversion of the apartheid-years scenario of Afrikaans business men popping off to homelands to sample black girls is delivered with ironic force. From hotel to palatial apartment, he and the girls journey like Joseph and Mary looking for a room. The process of the night will awaken something in Sugar Man that will be born on Christmas Day.

Strangely romantic, consciously transgressive and aesthetically audacious – shot entirely on mobile phone cameras – the film is also a homage to Jean Luc Godard’s Alphaville. A checkered production history, plagued by disagreements between director and producer, almost accepted for Cannes but rejected after Kaganof refused to make alterations insisted on by the selectors, the film is destined to share the same floor as Citizen Kane and El Topo in the great Cinematheque Hotel of the Akashic Records.

Aryan Kaganof | South Africa 2006 | 1h25m | DVD | English | 18