Fiche Livre
Littérature / édition
ROMAN | Février 2009
Noce des Blancs cassés (La)
Alain Brezault
Pays concerné : Bangladesh
Edition : Fayard
Pays d’édition : France
ISBN : 2213638381
Parution : 25 Février 2009

Français

Un certain vendredi, sur l’axe routier qui relie Bangala, la capitale du Bangali, à Niamkadougou, la Mercedes du Secrétaire national du PUB, le Parti unique bangalais, est l’objet d’un dramatique attentat alors qu’il se rendait dans la région du Centre-Nord pour remettre de l’ordre: le représentant local du PUB et divers notables sont soupçonnés de malversations et d’un odieux trafic de jeunes femmes que l’on prostitue dans les deux bordels de Tortuga, une ville fantôme, où des milliers de clandestins travaillent encore à l’extraction de diamants dans des mines dont l’exploitation est soi-disant abandonnée.
Sur les lieux du macabre attentat, au milieu des carcasses d’un troupeau de zébus fauchés par la voiture, l’inspecteur Colombo et son adjoint Shériff, deux inénarrables flics bangalais, découvrent que la main droite du Secrétaire national a été sectionnée d’un coup de machette. Quelle est la raison de cet acte sanguinaire ?
Menée tambour battant par les deux inspecteurs, cette enquête déjantée, à laquelle vient s’ajouter une noce dérisoire que des « Blancs cassés » ont organisée à Tortuga, réunit tous les ingrédients de la réalité sociale africaine contemporaine. Celle que doivent subir les populations soumises aux diktacts des puissants : politique véreuse, corruption, détournements de fonds, banditisme, prostitution, sectes, pillage économique…

Romancier, essayiste et scénariste de BD, Alain Brezault a vécu de nombreuses années en Afrique. Avec ce polar picaresque dont il a scénarisé, chez Glénat, trois albums d’une BD hilarante dessinée par Jean-Denis Pendanx, l’auteur rend un hommage à peine déguisé à Chester Himes, chantre de la condition noire américaine, dont le Harlem new-yorkais des années cinquante est ici remplacé par le Bangali, un petit pays imaginaire d’Afrique de l’Ouest dans les années quatre-vingts, symbole d’un continent cher à ses yeux, mais livré à la rapacité d’escrocs noirs et blancs venus de tous les horizons.