Fiche Livre
Littérature / édition
THéâTRE | Avril 2015
Red in blue trilogie
Léonora Miano
Edition : L’Arche Éditeur
ISBN : 978-2851818652
Prix : 15.00
Parution : 01 Avril 2015

Français

 » Révélation, Sacrifices et Tombeau, les pièces formant la trilogie, sont toutes traversées par une réflexion sur la Traite transatlantique et l’esclavage colonial. Fidèle à son habitude, Léonora Miano s’éloigne des sentiers battus pour arpenter des zones inexplorées de la mémoire transatlantique.

Révélation invite le lecteur dans un espace mythologique, un lieu habité par des divinités et des esprits. Mayibuye, figure des âmes à naître dans le Pays premier, refuse désormais de s’y incarner. Sur la terre où naquit l’humanité, les nouveaux-nés voient le jour privés d’âme. L’équilibre de l’univers est troublé. Après un échange avec Ubuntu, esprit des disparus sans sépulture de la Traite transatlantique, Mayibuye exige d’entendre la confession des fournisseurs de captifs. Rois et notables sont ainsi conviés à révéler les mobiles de leur crime. Inyi, divinité féminine, porteuse des âmes à naître, sera secondée par Kalunga, divinité gardienne des passages entre les mondes, pour lever le silence de dix siècles imposé aux damnés. Pour la première fois, leur parole sera entendue.

Sacrifices se déroule sur une île que l’on peut penser caribéenne. Lorsque la pièce commence, Dor chef marron connu sous le nom de King Maroon, s’est éloigné des siens qui célèbrent une victoire de plus sur les armées du gouverneur. Le chef des marrons reçoit un visiteur inhabituel, Sir Charles, venu lui proposer un accord de paix. De part et d’autre, on est las de ces batailles qui durent depuis des années. De part et d’autre, on a bien des raisons de souhaiter l’accalmie. Le prix, cependant, en est élevé, pour la communauté des marrons : ils devront accepter de ne plus accueillir de fugitifs. Tous souscriront-ils à ce sacrifice ? Une longue nuit attend les résistants à l’esclavage.

Le décor de Tombeau est contemporain. Dans un pays d’Afrique subsaharienne, Jedidiah, une Afrodescendante, vient de perdre son frère aîné, décédé au cours de ce premier séjour sur la terre ancestrale. Munie des résultats du test ADN qui confirme leur appartenance à l’une des communautés du pays, elle demande qu’il y soit enseveli comme il le désirait. Que doivent les Subsahariens d’aujourd’hui aux descendants des déportés du trafic humain transatlantique ? L’identité et l’appartenance à un groupe sont-elles affaire de génétique ? Existe-t-il un espace où les fragilités des uns et des autres pourraient se rencontrer afin d’inventer une relation qui ne s’inscrive pas uniquement dans un passé douloureux ?  » – COmmuniqué de presse L’Arche Éditeur