Fiche Livre
Média
ESSAI | Février 2004
Pourquoi, diable, ai-je voulu devenir journaliste ?
Pays concerné : Guinée
Edition : Menaibuc
Pays d’édition : France
ISBN : 2-911372-44-1
Prix : 15.00
Parution : 03 Février 2004

Français

Pourquoi, diable, ai-je voulu devenir journaliste ? est, comme l’indique le sous-titre, une petite réflexion sur le journalisme suivie d’une sélection d’articles de journaux.
C’est une espèce de mise au point – sinon de bilan à mi-parcours – d’un journaliste qui se demande s’il n’est pas finalement, lui, un mauvais « historien du présent » et si, par conséquent, il n’a pas eu tort de n’avoir pas appris le métier de bijoutier qui aurait dû être le sien par tradition parce qu’il était celui de son père…
Les considérations sur la presse sont dignes d’intérêt, même pour les « professionnels de la profession »…
Profitables, quant à elles, sont pour des futurs journalistes et leurs formateurs La lettre de motivation (page 65) La presse guinéenne d’hier à aujourd’hui (page 70), Le droit à l’image contre le droit à l’info. (Page 92), La renaissance de L’Autre Afrique (p 106) et, surtout, les notes signalétiques des coupes opérées à la première publication de certains articles pour des raisons plus ou moins justifiées suscitant, pour le moins, un débat. Lesdites soustractions ont, du reste, toutes été remises à leur place dans ce livre !
Et, pour tous les lecteurs lassés par les consensus pour ne pas dire les connivences, sont stimulantes, enfin, les demandes de rectifications ou polémiques déclenchées par tel thème ou tel autre (pages 17, 119 ou 133, par exemple).
Un grand regret de l’auteur: celui de n’avoir pas suggéré une mise en page de vrai journal et un mea culpa: quatre fautes dont deux graves auront échappé à sa vigilance pendant la correction des épreuves. D’ailleurs, il ne serait pas inintéressant de jouer à les retrouver.


***


 » (…) Cheick Oumar KANTÉ [voulait devenir]journaliste…
Exilé guinéen, il n’aura jamais de carte de presse [et ne sera donc pas – avec quelques]« points de vue » et [des]papiers glissés dans [des]Courriers de Lecteurs – un nouveau Jean-François Kahn, (…) [confrère] qu’il admire (…) Seulement voilà : comme tous les êtres qui ont eu une revanche à prendre, C.O.K. est [plutôt] devenu (…) écrivain.
Et c’est avec la plume mordante et détachée du romancier qu’il nous raconte sa mésaventure, nous proposant au passage quelques-uns de ses rebuts les plus savoureux (ses échecs ne l’ont toujours pas découragé de proposer des articles) ainsi que quelques délicieuses impertinences à l’endroit des icônes de la profession. Cela va de lectures critiques sur Wole Soyinka à des digressions sur les mœurs bureaucratiques guinéennes ; ou la mauvaise foi des « négrologues », ces « euthanasistes » qui aiment tellement l’Afrique qu’ils sont pressés de la voir crever moins pour alléger ses souffrances que pour s’offrir un nouveau best-seller.
C.O. KANTÉ nous raconte le journaliste qu’il n’a pas été dans la langue ironique et vigoureuse de l’écrivain qu’il est devenu. « 

T.M. JA/L’INTELLIGENT n° 2259 – Du 25 avril au 1er mai 2004.
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