Fiche Livre
Histoire/société
ESSAI | Mars 2004
Jamaïque dans l’étau du FMI (La) La dette expliquée aux amateurs de reggae, aux fumeurs de joints et aux autres
François Mauger, Gastafaray
Edition : Esprit Frappeur (L’), CADTM France
Pays d’édition : France
ISBN : 2-84405-206-3
Prix : 4.00
Parution : 01 Mars 2004

Français

Le reggae est aujourd’hui un véritable phénomène de société. De nombreux jeunes ont adopté ses codes vestimentaires (le vert, jaune, rouge) et capillaires (les tresses ou dread-locks). Et tous vivent cet attachement au reggae ou à ses avatars (le ragga, le dub.) comme une forme de rébellion ouverte. Mais ont-ils vraiment tous les éléments pour comprendre les révoltes de leurs modèles ? Après son apport décisif à la musique des trente dernières années, la Jamaïque peut-elle donner une nouvelle leçon de dignité puisée dans son passé et faire souffler un vent de révolte face au fardeau d’une dette démesurée ?
Car il en est des dettes comme des pièces de monnaie : elles ont chacune deux faces. À toute dette financière d’un pays pauvre, correspond une dette historique, sociale, écologique et morale contractée par ceux qui se sont enrichis au cours des siècles. Mais la dette des colonisateurs, elle, n’est jamais reconnue. Ainsi la Jamaïque se débat toujours dans ce cercle vicieux.
Au début des années soixante-dix, un jeune Jamaïcain fait une entrée fracassante sur la scène musicale internationale. Les cheveux tressés, le verbe haut, le regard fier, Bob Marley s’impose très vite comme un musicien unique. Au point de devenir un symbole universel de dignité. À ses côtés, le reggae s’installe pour durer. En ces années d’enthousiasme, le peuple jamaïcain a tenté de prendre son destin en main.
Ce livre, sorti le 23 février 2004, est le récit de sa lutte acharnée contre le Fonds monétaire international (FMI).

Parallèlement, paraît le 27 février le CD « Life and debt » (Say It Loud ! / le chant du monde), une compilation qui réunit des personnalités aussi diverses que Bob Marley et Buju Banton, ou Sizzla et Mutabaruka. Il s’agit de la bande-originale d’un film documentaire du même nom de Stephanie Black (film Tuff Gong Pictures distribué par Eurozoom, sur les écrans à partir du 7 avril mais présenté en avant-première au cours du Festival du Film des Droits de l’Homme de Paris), qui, en donnant la parole aux paysans ruinés et aux ouvrières des zones franches, concentre actuellement autour de lui toutes les aspirations jamaïcaines à un autre avenir.
Une pétition sur la Jamaïque figure dans le livre et dans le CD. Il est également possible de la signer sur le site du CADTM : www.cadtm.org/petition.php3?id_article=469
En Jamaïque, la dette et les crocs du FMI provoquent des ravages sociaux considérables. S’il ne sort pas du cercle vicieux de la dette, tout le peuple jamaïcain va droit à l’abîme. Il est de notre responsabilité de ne pas laisser faire. Et de nous engager à ses côtés.
Le livre est disponible dans toutes les librairies et, pour les commandes associatives, auprès du CADTM France.