Murmures

Parlons encore un peu du prix littéraire Yambo Ouologuem
mars 2012 | Prix | Littérature / édition | Mali
Source : article de presse

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Retour sur le prix Yambo Ouologuem de la Rentrée littéraire au Mali. Sur fond de débat autour de l’utilisation du nom de l’auteur du Devoir de violence (prix Renaudot 1968, voir l’article de Issa Fakaba Sissoko en lien), c’est le camerounais Eugene Ebodé qui a été couronné le 10 février dernier pour son ouvrage Madame l’Afrique.

Le roman d’Eugène Ébodé a été sélectionné parmi quelques 80 titres en compétition. Le jury était présidé par l’écrivain guinéen Tierno Monénembo. Le lauréat s’est exprimé à propos de sa récompense : « cette distinction est à la fois une surprise et une exigence […], la littérature est une transcendance et parfois une représentation. J’espère être à la hauteur du « devoir de violence » sur soi-même, pour rompre avec les conformismes décriés par Yambo Ouologuem ».

Timouche Idir, l’auteur de l’article, souligne que « le chef-d’œuvre de Yambo Ouologuem a été réédité par les éditions Apic […]. Cette consécration d’un auteur africain en terre africaine et aussi celle d’une maison d’édition africaine, en l’occurrence les éditions Apic, et le combat mené depuis des longues années par ses fondateurs Samia Zennadi Chikh et Karim Chikh. C’est la deuxième fois consécutive que cette maison d’édition algérienne remporte ce prix dans cette biennale malienne conçue comme une rencontre entre écrivains, éditeurs, critiques et lecteurs ». Et de noter que les éditions Apic mettent de plus en plus en valeur leur « axe éditorial africain, développé en particulier dans la collection Résonances ».

Selon M. Timouche, « C’est la seule maison d’édition algérienne et sans doute maghrébine qui, dans un catalogue divers, réserve de manière régulière une place aux littératures africaines actuelles. Ainsi, ont paru sous son enseigne une dizaine de romans représentatifs de la nouvelle littérature subsaharienne ».

Quels sont ces plumes africaines publiées par la maison d’édition algérienne ? Rien moins que le Togolais Sami Tchak, le Guinéen Tierno Monénembo, l’Ivoirienne Tanella Boni, le Camerounais Patrice Nganang et le Malien Yambo Ouologuem déjà cité.

D’après un article publié par Timouche Idir dans le quotidien les Débats (Algérie).

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