Murmures
Hommage à Yala-Le Gros Lynx
juin 2026 | Décès de personnalités culturelles | Média | Guinée
Français
Souleymane Yala-Le Gros Lynx, Ton Alter Ego, Le Lynx et sa sœur, La Lance, te survivront !
Souleymane DIALLO ! "Rebaptisé", très jeune, Souleymane Tata, portant ainsi le nom de son quartier à Labé, notre ville natale, il est devenu Souleymane HOROYA, journaliste au quotidien guinéen. Puis Souleymane Fraternité Matin, (Frat Mat. pour les familiers), quand il a tenu dans les colonnes du quotidien ivoirien une rubrique d’aide à la compréhension des faits d’actualité, des institutions, des organisations et autres organismes tant sur le plan ivoirien qu’africain et international en même temps qu’il y était correcteur d’articles de presse.
Par ses collaborateurs, il a été enfin surnommé affectueusement Souleymane Yala-Le Gros Lynx, dans le plus pur esprit du Lynx, périodique satirique… Ce Souleymane DIALLO-là, le fondateur et administrateur général du Groupe de presse Le Lynx-La Lance et même pendant un certain temps d’une Radio Lynx FM, … n’est plus! Comme il est coutume de le dire. Il nous a quittés depuis le 1er juin 2026. Mais je le revois, moi et je le reverrai toujours!
Je revois Souleymane DIALLO, diplôme acquis, quittant l’Institut des Langues de Bellevue à Conakry, l’année où j’y suis entré quand il a été admis en 1966 au Collège fédéral de formation supérieure des enseignants de Lagos au Nigeria.
Je le revois entre 1968 et 1970 à l’IPK-Julius Nyerere (Institut Polytechnique de Kankan, Université, désormais) ex-École Normale Supérieure, rejoignant les promotions d’enseignants formés à l’École Normale de Dabadou (un lieu-dit de cette capitale de la Haute Guinée), centre de formation rapide de cadres : enseignants, fonctionnaires, journalistes… au départ précipité des administrateurs français à l’indépendance de la Guinée. Cadres surnommés les "Dabadins" à qui il a été proposé un recyclage pour devenir, entre autres, professeurs du secondaire et même du supérieur plus tard.
Je le réentends deviser avec les très remuants étudiants que nous étions, deux ans après ceux de Paris et de Dakar, sur la dégradation de la qualité de l’enseignement avec la primauté accordée à l’endoctrinement idéologique plutôt qu’au savoir, le programme Apollo de John Fitgerald Kennedy aux USA, le travail d’Amnesty International pour la défense des libertés partout dans le monde, les dérives et les fourvoiements du PDG, le Parti Démocratique de Guinée, devenu Parti-État, le larbinisme des thuriféraires de sa prétendue Révolution globale et multiforme...
Je le reverrai toujours dans son appartement de l’Immeuble au-dessus de la petite Poste du Plateau à Abidjan en Côte d’Ivoire.
Je le reverrai avec Mme Diallo, son épouse, et leur seule fille à l’époque, Idiatou, déjeunant avec mon épouse et moi, chez nous pendant un week-end à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, quelques jours après la mort du Chef Suprême de la Révolution guinéenne, le président Ahmed Sékou Touré à Cleveland aux États-Unis le 26 mars 1984 et la prise du pouvoir le 3 avril à Conakry par un CMRN (Comité Militaire de Redressement National) aussitôt après ses funérailles.
Je le reverrai à Frat. Mat. où je lui ai rendu des visites à lui et à feu Jean-Pierre Ayé formé quelques années avant moi à l’école de journalisme de Robert Escarpit et de Pierre Christin à Bordeaux alors que, tout en enseignant, je collaborais à Ivoire Éducation, périodique lancé par Aimé Prao, haut cadre de l’éducation nationale de la Côte d’Ivoire.
Je le reverrai avec Bernard Cesari dans un restaurant de Cocody aux environs de l’Institut des Arts où nous nous sommes entretenus sur le journal (ou les journaux) à créer en Guinée. Déjeuner pendant lequel nous avons ébauché une sorte de déclaration d’intention devenue un dossier avec nos CV à présenter en rentrant au pays. Dossier dont j’ai dévoilé le sort qui lui a été réservé dans "Orphelins de la Révolution", un de mes livres paru en 2004 quand, de retour le premier en Guinée, c’est-à-dire dès janvier 1985, je l’ai déposé comme on me l’a recommandé au bureau du ministre de la communication des premiers temps du fameux gouvernement de redressement national. Déchiqueté à la broyeuse et mis à la poubelle en vue de son incinération par un certain "Dircab", ennemi juré des Guinéens de la diaspora ! Ainsi que me l’a révélé plus tard une des collaboratrices du ministre en question.
Je n’ai pas revu Souleymane DIALLO en Guinée, hélas ! Pas une seule fois ! Ni à l’occasion du Salon du Livre de Conakry quand il était parrainé par le CCFG (Centre Culturel Franco-Guinéen) ni à celle des 72 heures du Livre, rendez-vous initié par Sansy Kaba Diakité ni à l’occasion d’un colloque organisé par l’éditeur de jeunesse, Aliou Sow, de Ganndal. Il a été en déplacement à l’étranger les fois (peu nombreuses, il est vrai) où je suis revenu au pays. Au siège du Lynx, feu Assan Abraham Keïta (le KAA), Mohamed Baba Sylla (Babouchka), anciens exilés en Côte d’Ivoire comme Souleymane et moi et des sympathiques jeunes journalistes comme Abou Bakr pour n’en citer qu’un parmi tous les autres m’ont reçu et accordé de pleines pages d’interview en novembre 2004.
Je n’ai pas moins échangé avec Yala-Le Gros Lynx, dans des circonstances souvent dramatiques, malheureusement, comme on peut le lire :
[ Le 21/10/2025 à 9:32, Cheick Oumar Kanté a écrit :
Cher Souleymane, cher (ère)s confrères et consœurs du Lynx et de la Lance,
Révolté de lire le vandalisme dont a été victime Le Lynx, je vous exprime ma sympathie (…) Avec l'espoir que les malfrats, qui qu'ils soient, seront vite démasqués!
Puisse la solidarité de tous les autres organes de presse aider à la poursuite de la parution sans interruption du journal papier comme Libération a pu abriter la fabrication de Charlie Hebdo après le tragique attentat contre ledit journal à Paris le 7 janvier 2015.
Très confraternellement, C.O.K.
***
Le 24/03/ 2025 à 09:25, Cheick Oumar Kanté a écrit :
(…)
Je vous fais parvenir le texte que m'inspire depuis un certain temps la situation de notre pays.
Merci d'avance si vous lui trouvez une place dans une de vos publications.
Salutations confraternelles, C.O.K.
Le 07/04/2025 à 15:34, Cheick Oumar Kanté a écrit :
(…),
J'ai envoyé ce texte au "Gros Lynx" le 24 mars. J'aurais peut-être dû le poster à l'adresse de la rédaction et éviter ainsi d'encombrer "le patron" qui doit recevoir beaucoup de messages.
Voyez s'il peut aider un tant soit peu à faire le point sur nos responsabilités les uns et les autres devant la situation de notre pays. Je l'ai rédigé le 29 septembre 2024.
Merci d'avance pour l'intérêt que vous saurez lui accorder.
Confraternellement, C.O.K.
Le 08/04/2025 à 20:52, Souleymane Diallo a écrit :
Bonjour Chef,
Personne n'ose « minimiser» une plume signée Kanté Oumar. La Rédaction
ne peut pas ne pas réagir.
Bien à toi, DS
Le 08/04/2025 à 22:16, Cheick Oumar Kanté a écrit :
Salut cher frère et confrère,
Je suis très content d’avoir de tes nouvelles.
Merci pour l’accueil réservé à mon texte.
Joyeux anniversaire au Lynx et toute mon admiration pour ta ténacité et celle de toutes tes équipes.
Confraternellement, C.O.K.
***
Le 13/07/2022 à 17:10, Cheick Oumar Kanté a écrit :
(…),
Je viens de lire seulement maintenant l'annonce du décès de Bah Lamine, ayant été déconnecté de l'actualité pendant une douzaine de jours.
Bah Lamine!... L'habitude a bien été celle-là, de toujours l'appeler sans jamais les dissocier par son nom et son prénom: Bah Lamine! C'est une immense perte pour sa famille à qui j'adresse mes condoléances les plus émues.
C'est, hélas, une nouvelle disparition prématurée d'une de ces personnalités qui ont contribué et qui auraient pu contribuer encore plus longtemps à l'élucidation du sort de l'homo guineensis, comme aurait dit Léopold Sédar Senghor.
Mais, ses nombreux écrits vont rester. Alors, il demeurera un des quelques phares qui, pour emprunter l'image de Victor Hugo, éclaireront ceux qui doutent. Et combien nous sommes nombreux de nos jours à douter en Guinée de tout et de nous-mêmes pris individuellement et collectivement!
Mes condoléances confraternelles, C.O.K.
Le 13/07/2022 à 19:02, Souleymane Diallo a écrit :
Merci Kanté!
Après la disparition de mon fils, l'ami de tous les instants
s'en est allé. Paix à leurs âmes.
Merci pour les condoléances.
Bien à toi et aux tiens. DS
***
Le 24/05/2021 à 11:24, Cheick Oumar Kanté a écrit :
(…),
À Souleymane Diallo, à sa famille et à toute l'équipe du Groupe de Presse Le Lynx-La Lance, je tiens à faire savoir que ma famille et moi avons été très peinés d'apprendre la brutale disparition de Mamadou Diallo.
Nous vous adressons nos condoléances attristées en sachant que vous êtes assez bien entourés, heureusement, et très forts moralement, intellectuellement et spirituellement pour affronter ce tragique coup du sort.
Très amicalement, C.O.K.
Le 24/05/2021 à 20:31, Souleymane Diallo a écrit :
Merci cher ami, du soutien et de la compassion.
Bonjour à la famille.
Bien à toi, DS
Le 26/05/2022 à 17:56, Cheick Oumar Kanté a écrit :
(…),
Je sais en quoi ce mois de mai, l'an dernier, a été douloureux pour toi, pour Madame, pour Idiatou, ta fille, pour tous les tiens et pour nous tous.
J'ai lu les émouvantes commémorations sur Le Lynx et mon épouse et moi avons pensé à vous". C.O.K.
***
Le 28/05/2022 à 08:01, Cheick Oumar Kanté a écrit :
(…),
Je viens de voir, très bien édité, l'hommage que j’ai rendu à mon frère de Toulouse décédé le 2 mai 2022, enterré le 7.
Je vous remercie. Toute ma famille en Guinée, en Rhône-Alpes et celle de Billo en Occitanie vous remercient pour cette marque de grande compassion.
[Espérons (…) que nous n’aurons pas] à déplorer avant longtemps la disparition d'autres de nos proches. Mais, comme nous savons tous que la vie n'occulte pas ce qui, inévitablement, advient après elle, nous sommes prêts à tout, comme le chante l'artiste guinéen.
Très confraternellement. C.O.K. ]
***
Puisse Le Lynx, sur le site duquel je surfe tous les matins pour me tenir au courant de l’actualité guinéenne, conserver son œil très célèbre pour continuer longtemps encore de suppléer mon œil gauche qui, lui, est déficient depuis un certain temps. Car, en plus d’être le félin à vue perçante, Le Lynx est pour moi cette belle fleur rare qui, dans les sous-bois de la brousse, de la forêt, – que dis-je ! – de la jungle politique guinéenne, impitoyable, avec toutes ses plantes invasives, étouffantes et même carnivores, a réussi à défricher autour d’elle pour émerger à la lumière et s’y maintenir honorablement.
L’excellent périodique aura donc été l’Alter Ego de Souleymane DIALLO qui, de l’Institut des Langues de Bellevue à Conakry en Guinée à l’Université de Nice en France en passant par le Collège fédéral de formation supérieure des enseignants de Lagos au Nigeria, l’Université d’Abidjan en Côte d’Ivoire, l’Université de Sebha en Libye (Institut des Langues africaines) a décroché Licence en Lettres anglaises, Maîtrise en Études anglophones-branche Communication, D.E.A. en Études anglophones, Doctorat 3ème cycle-Études anglophones.
Souleymane Diallo est rentré au pays quand j’ai dû le quitter, moi, contraint et forcé en 1988 après avoir créé et animé pendant trois ans La Nouvelle École, périodique d’information sur l’école en Guinée en Afrique et dans le monde, malgré diverses pénuries : d’électricité, de papier, d’encre, de films, de plaques… (le numérique n’était pas encore d’usage courant) et contre toutes sortes de tracasseries politico-policières relatées dans certains de mes écrits.
La junte militaire a fait promulguer la loi L/91/005 du 23 décembre 1991 permettant ("avec des limites") la création de médias privés. La liberté de la presse est ainsi décrétée et, dès le 27 janvier 1992, Diallo Souleymane a obtenu près le Procureur du Tribunal de Première Instance de Kaloum le récépissé pour la création du journal Le Lynx ! Parution ne lui ayant pas procuré que des amis, à lui non plus. Pour un article ou un autre, elle lui a valu au contraire (à lui et à ses collaborateurs) comparutions devant des tribunaux, persécutions et emprisonnements par les détenteurs successifs du pouvoir politique... Démêlés qui, par bonheur, auront fait sauter les limites abusives, dictatoriales, de la liberté de la presse en Guinée.
"Elle a fait des pas de géants en un temps record", a reconnu Yala-Le Gros Lynx lui-même lors des cérémonies lui rendant hommage de son vivant le 29 octobre 2022, citant "la décriminalisation des délits de presse, l’attribution par l’État d’une maison et l’octroi d’une subvention annuelle pour les médias privés".
Comment ne pas convenir, à présent, que j’ai voulu trop tôt retourner vivre au pays et que c’était une gageure la tentative d’y créer une revue pédagogique et culturelle dans l’immédiate situation postrévolutionnaire ?
Beaucoup de personnes dans mes relations et quelques-uns de mes employeurs en Côte d’Ivoire avaient bien tenté de me dissuader de le faire. Mais, ne regrettant rien, je suis plutôt à l’aise pour reconnaître les énormes mérites de Yala-Le Gros Lynx et cet hommage, le mien en particulier, il le mérite d’autant plus.
Et si la graphologue de Béchir Ben Yamed qui étudiait des échantillons de manuscrits de tous les postulants à la rédaction de Jeune Afrique avait plutôt raison en ce qui me concerne : "ce candidat est plus écrivain que journaliste" ? …
Le multi-diplômé en lettres anglaises, Souleymane Diallo, n’ignorait évidemment pas l’assertion : "A right idea is an idea that works !" Les journalistes, les lecteurs et les lectrices du Lynx et de La Lance auront bien sûr facilement traduit : "une idée juste est une idée qui réussit !" Réflexion pragmatique pouvant naturellement s’inverser et devenir : "une idée qui réussit est une idée juste !". Longue vie, donc, au Lynx et à La Lance qui ont bel et bien réussi !
Sont réconfortants, en tout cas, et constituent des gages d’immortalité pour l’homme et pour son œuvre les témoignages de sa famille, de ses collaborateurs, de ses amis, de ses consœurs et confrères en Guinée mais aussi à l’étranger, des lectrices et des lecteurs du Lynx et de La Lance, hommages très émouvants, les uns et les autres. (Celui de Serge DANIEL journaliste et écrivain, correspondant de RFI et de France 24, l’est tout particulièrement puisqu’il s’en dégage un portrait de Souleymane Diallo on ne peut plus saisissant).
Affluant de partout, ces messages prouvent que si beaucoup de Guinéens de la diaspora de retour au pays et autant de Guinéens dits de l’Intérieur s’étaient vraiment donné la main, le sort de notre pays aurait été différent et sans doute meilleur dans tous les domaines.
Repose en paix, Yala-Le Gros Lynx, ton alter ego, Le Lynx et sa sœur, La Lance, te survivront !
Souleymane DIALLO ! "Rebaptisé", très jeune, Souleymane Tata, portant ainsi le nom de son quartier à Labé, notre ville natale, il est devenu Souleymane HOROYA, journaliste au quotidien guinéen. Puis Souleymane Fraternité Matin, (Frat Mat. pour les familiers), quand il a tenu dans les colonnes du quotidien ivoirien une rubrique d’aide à la compréhension des faits d’actualité, des institutions, des organisations et autres organismes tant sur le plan ivoirien qu’africain et international en même temps qu’il y était correcteur d’articles de presse.
Par ses collaborateurs, il a été enfin surnommé affectueusement Souleymane Yala-Le Gros Lynx, dans le plus pur esprit du Lynx, périodique satirique… Ce Souleymane DIALLO-là, le fondateur et administrateur général du Groupe de presse Le Lynx-La Lance et même pendant un certain temps d’une Radio Lynx FM, … n’est plus! Comme il est coutume de le dire. Il nous a quittés depuis le 1er juin 2026. Mais je le revois, moi et je le reverrai toujours!
Je revois Souleymane DIALLO, diplôme acquis, quittant l’Institut des Langues de Bellevue à Conakry, l’année où j’y suis entré quand il a été admis en 1966 au Collège fédéral de formation supérieure des enseignants de Lagos au Nigeria.
Je le revois entre 1968 et 1970 à l’IPK-Julius Nyerere (Institut Polytechnique de Kankan, Université, désormais) ex-École Normale Supérieure, rejoignant les promotions d’enseignants formés à l’École Normale de Dabadou (un lieu-dit de cette capitale de la Haute Guinée), centre de formation rapide de cadres : enseignants, fonctionnaires, journalistes… au départ précipité des administrateurs français à l’indépendance de la Guinée. Cadres surnommés les "Dabadins" à qui il a été proposé un recyclage pour devenir, entre autres, professeurs du secondaire et même du supérieur plus tard.
Je le réentends deviser avec les très remuants étudiants que nous étions, deux ans après ceux de Paris et de Dakar, sur la dégradation de la qualité de l’enseignement avec la primauté accordée à l’endoctrinement idéologique plutôt qu’au savoir, le programme Apollo de John Fitgerald Kennedy aux USA, le travail d’Amnesty International pour la défense des libertés partout dans le monde, les dérives et les fourvoiements du PDG, le Parti Démocratique de Guinée, devenu Parti-État, le larbinisme des thuriféraires de sa prétendue Révolution globale et multiforme...
Je le reverrai toujours dans son appartement de l’Immeuble au-dessus de la petite Poste du Plateau à Abidjan en Côte d’Ivoire.
Je le reverrai avec Mme Diallo, son épouse, et leur seule fille à l’époque, Idiatou, déjeunant avec mon épouse et moi, chez nous pendant un week-end à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, quelques jours après la mort du Chef Suprême de la Révolution guinéenne, le président Ahmed Sékou Touré à Cleveland aux États-Unis le 26 mars 1984 et la prise du pouvoir le 3 avril à Conakry par un CMRN (Comité Militaire de Redressement National) aussitôt après ses funérailles.
Je le reverrai à Frat. Mat. où je lui ai rendu des visites à lui et à feu Jean-Pierre Ayé formé quelques années avant moi à l’école de journalisme de Robert Escarpit et de Pierre Christin à Bordeaux alors que, tout en enseignant, je collaborais à Ivoire Éducation, périodique lancé par Aimé Prao, haut cadre de l’éducation nationale de la Côte d’Ivoire.
Je le reverrai avec Bernard Cesari dans un restaurant de Cocody aux environs de l’Institut des Arts où nous nous sommes entretenus sur le journal (ou les journaux) à créer en Guinée. Déjeuner pendant lequel nous avons ébauché une sorte de déclaration d’intention devenue un dossier avec nos CV à présenter en rentrant au pays. Dossier dont j’ai dévoilé le sort qui lui a été réservé dans "Orphelins de la Révolution", un de mes livres paru en 2004 quand, de retour le premier en Guinée, c’est-à-dire dès janvier 1985, je l’ai déposé comme on me l’a recommandé au bureau du ministre de la communication des premiers temps du fameux gouvernement de redressement national. Déchiqueté à la broyeuse et mis à la poubelle en vue de son incinération par un certain "Dircab", ennemi juré des Guinéens de la diaspora ! Ainsi que me l’a révélé plus tard une des collaboratrices du ministre en question.
Je n’ai pas revu Souleymane DIALLO en Guinée, hélas ! Pas une seule fois ! Ni à l’occasion du Salon du Livre de Conakry quand il était parrainé par le CCFG (Centre Culturel Franco-Guinéen) ni à celle des 72 heures du Livre, rendez-vous initié par Sansy Kaba Diakité ni à l’occasion d’un colloque organisé par l’éditeur de jeunesse, Aliou Sow, de Ganndal. Il a été en déplacement à l’étranger les fois (peu nombreuses, il est vrai) où je suis revenu au pays. Au siège du Lynx, feu Assan Abraham Keïta (le KAA), Mohamed Baba Sylla (Babouchka), anciens exilés en Côte d’Ivoire comme Souleymane et moi et des sympathiques jeunes journalistes comme Abou Bakr pour n’en citer qu’un parmi tous les autres m’ont reçu et accordé de pleines pages d’interview en novembre 2004.
Je n’ai pas moins échangé avec Yala-Le Gros Lynx, dans des circonstances souvent dramatiques, malheureusement, comme on peut le lire :
[ Le 21/10/2025 à 9:32, Cheick Oumar Kanté a écrit :
Cher Souleymane, cher (ère)s confrères et consœurs du Lynx et de la Lance,
Révolté de lire le vandalisme dont a été victime Le Lynx, je vous exprime ma sympathie (…) Avec l'espoir que les malfrats, qui qu'ils soient, seront vite démasqués!
Puisse la solidarité de tous les autres organes de presse aider à la poursuite de la parution sans interruption du journal papier comme Libération a pu abriter la fabrication de Charlie Hebdo après le tragique attentat contre ledit journal à Paris le 7 janvier 2015.
Très confraternellement, C.O.K.
***
Le 24/03/ 2025 à 09:25, Cheick Oumar Kanté a écrit :
(…)
Je vous fais parvenir le texte que m'inspire depuis un certain temps la situation de notre pays.
Merci d'avance si vous lui trouvez une place dans une de vos publications.
Salutations confraternelles, C.O.K.
Le 07/04/2025 à 15:34, Cheick Oumar Kanté a écrit :
(…),
J'ai envoyé ce texte au "Gros Lynx" le 24 mars. J'aurais peut-être dû le poster à l'adresse de la rédaction et éviter ainsi d'encombrer "le patron" qui doit recevoir beaucoup de messages.
Voyez s'il peut aider un tant soit peu à faire le point sur nos responsabilités les uns et les autres devant la situation de notre pays. Je l'ai rédigé le 29 septembre 2024.
Merci d'avance pour l'intérêt que vous saurez lui accorder.
Confraternellement, C.O.K.
Le 08/04/2025 à 20:52, Souleymane Diallo a écrit :
Bonjour Chef,
Personne n'ose « minimiser» une plume signée Kanté Oumar. La Rédaction
ne peut pas ne pas réagir.
Bien à toi, DS
Le 08/04/2025 à 22:16, Cheick Oumar Kanté a écrit :
Salut cher frère et confrère,
Je suis très content d’avoir de tes nouvelles.
Merci pour l’accueil réservé à mon texte.
Joyeux anniversaire au Lynx et toute mon admiration pour ta ténacité et celle de toutes tes équipes.
Confraternellement, C.O.K.
***
Le 13/07/2022 à 17:10, Cheick Oumar Kanté a écrit :
(…),
Je viens de lire seulement maintenant l'annonce du décès de Bah Lamine, ayant été déconnecté de l'actualité pendant une douzaine de jours.
Bah Lamine!... L'habitude a bien été celle-là, de toujours l'appeler sans jamais les dissocier par son nom et son prénom: Bah Lamine! C'est une immense perte pour sa famille à qui j'adresse mes condoléances les plus émues.
C'est, hélas, une nouvelle disparition prématurée d'une de ces personnalités qui ont contribué et qui auraient pu contribuer encore plus longtemps à l'élucidation du sort de l'homo guineensis, comme aurait dit Léopold Sédar Senghor.
Mais, ses nombreux écrits vont rester. Alors, il demeurera un des quelques phares qui, pour emprunter l'image de Victor Hugo, éclaireront ceux qui doutent. Et combien nous sommes nombreux de nos jours à douter en Guinée de tout et de nous-mêmes pris individuellement et collectivement!
Mes condoléances confraternelles, C.O.K.
Le 13/07/2022 à 19:02, Souleymane Diallo a écrit :
Merci Kanté!
Après la disparition de mon fils, l'ami de tous les instants
s'en est allé. Paix à leurs âmes.
Merci pour les condoléances.
Bien à toi et aux tiens. DS
***
Le 24/05/2021 à 11:24, Cheick Oumar Kanté a écrit :
(…),
À Souleymane Diallo, à sa famille et à toute l'équipe du Groupe de Presse Le Lynx-La Lance, je tiens à faire savoir que ma famille et moi avons été très peinés d'apprendre la brutale disparition de Mamadou Diallo.
Nous vous adressons nos condoléances attristées en sachant que vous êtes assez bien entourés, heureusement, et très forts moralement, intellectuellement et spirituellement pour affronter ce tragique coup du sort.
Très amicalement, C.O.K.
Le 24/05/2021 à 20:31, Souleymane Diallo a écrit :
Merci cher ami, du soutien et de la compassion.
Bonjour à la famille.
Bien à toi, DS
Le 26/05/2022 à 17:56, Cheick Oumar Kanté a écrit :
(…),
Je sais en quoi ce mois de mai, l'an dernier, a été douloureux pour toi, pour Madame, pour Idiatou, ta fille, pour tous les tiens et pour nous tous.
J'ai lu les émouvantes commémorations sur Le Lynx et mon épouse et moi avons pensé à vous". C.O.K.
***
Le 28/05/2022 à 08:01, Cheick Oumar Kanté a écrit :
(…),
Je viens de voir, très bien édité, l'hommage que j’ai rendu à mon frère de Toulouse décédé le 2 mai 2022, enterré le 7.
Je vous remercie. Toute ma famille en Guinée, en Rhône-Alpes et celle de Billo en Occitanie vous remercient pour cette marque de grande compassion.
[Espérons (…) que nous n’aurons pas] à déplorer avant longtemps la disparition d'autres de nos proches. Mais, comme nous savons tous que la vie n'occulte pas ce qui, inévitablement, advient après elle, nous sommes prêts à tout, comme le chante l'artiste guinéen.
Très confraternellement. C.O.K. ]
***
Puisse Le Lynx, sur le site duquel je surfe tous les matins pour me tenir au courant de l’actualité guinéenne, conserver son œil très célèbre pour continuer longtemps encore de suppléer mon œil gauche qui, lui, est déficient depuis un certain temps. Car, en plus d’être le félin à vue perçante, Le Lynx est pour moi cette belle fleur rare qui, dans les sous-bois de la brousse, de la forêt, – que dis-je ! – de la jungle politique guinéenne, impitoyable, avec toutes ses plantes invasives, étouffantes et même carnivores, a réussi à défricher autour d’elle pour émerger à la lumière et s’y maintenir honorablement.
L’excellent périodique aura donc été l’Alter Ego de Souleymane DIALLO qui, de l’Institut des Langues de Bellevue à Conakry en Guinée à l’Université de Nice en France en passant par le Collège fédéral de formation supérieure des enseignants de Lagos au Nigeria, l’Université d’Abidjan en Côte d’Ivoire, l’Université de Sebha en Libye (Institut des Langues africaines) a décroché Licence en Lettres anglaises, Maîtrise en Études anglophones-branche Communication, D.E.A. en Études anglophones, Doctorat 3ème cycle-Études anglophones.
Souleymane Diallo est rentré au pays quand j’ai dû le quitter, moi, contraint et forcé en 1988 après avoir créé et animé pendant trois ans La Nouvelle École, périodique d’information sur l’école en Guinée en Afrique et dans le monde, malgré diverses pénuries : d’électricité, de papier, d’encre, de films, de plaques… (le numérique n’était pas encore d’usage courant) et contre toutes sortes de tracasseries politico-policières relatées dans certains de mes écrits.
La junte militaire a fait promulguer la loi L/91/005 du 23 décembre 1991 permettant ("avec des limites") la création de médias privés. La liberté de la presse est ainsi décrétée et, dès le 27 janvier 1992, Diallo Souleymane a obtenu près le Procureur du Tribunal de Première Instance de Kaloum le récépissé pour la création du journal Le Lynx ! Parution ne lui ayant pas procuré que des amis, à lui non plus. Pour un article ou un autre, elle lui a valu au contraire (à lui et à ses collaborateurs) comparutions devant des tribunaux, persécutions et emprisonnements par les détenteurs successifs du pouvoir politique... Démêlés qui, par bonheur, auront fait sauter les limites abusives, dictatoriales, de la liberté de la presse en Guinée.
"Elle a fait des pas de géants en un temps record", a reconnu Yala-Le Gros Lynx lui-même lors des cérémonies lui rendant hommage de son vivant le 29 octobre 2022, citant "la décriminalisation des délits de presse, l’attribution par l’État d’une maison et l’octroi d’une subvention annuelle pour les médias privés".
Comment ne pas convenir, à présent, que j’ai voulu trop tôt retourner vivre au pays et que c’était une gageure la tentative d’y créer une revue pédagogique et culturelle dans l’immédiate situation postrévolutionnaire ?
Beaucoup de personnes dans mes relations et quelques-uns de mes employeurs en Côte d’Ivoire avaient bien tenté de me dissuader de le faire. Mais, ne regrettant rien, je suis plutôt à l’aise pour reconnaître les énormes mérites de Yala-Le Gros Lynx et cet hommage, le mien en particulier, il le mérite d’autant plus.
Et si la graphologue de Béchir Ben Yamed qui étudiait des échantillons de manuscrits de tous les postulants à la rédaction de Jeune Afrique avait plutôt raison en ce qui me concerne : "ce candidat est plus écrivain que journaliste" ? …
Le multi-diplômé en lettres anglaises, Souleymane Diallo, n’ignorait évidemment pas l’assertion : "A right idea is an idea that works !" Les journalistes, les lecteurs et les lectrices du Lynx et de La Lance auront bien sûr facilement traduit : "une idée juste est une idée qui réussit !" Réflexion pragmatique pouvant naturellement s’inverser et devenir : "une idée qui réussit est une idée juste !". Longue vie, donc, au Lynx et à La Lance qui ont bel et bien réussi !
Sont réconfortants, en tout cas, et constituent des gages d’immortalité pour l’homme et pour son œuvre les témoignages de sa famille, de ses collaborateurs, de ses amis, de ses consœurs et confrères en Guinée mais aussi à l’étranger, des lectrices et des lecteurs du Lynx et de La Lance, hommages très émouvants, les uns et les autres. (Celui de Serge DANIEL journaliste et écrivain, correspondant de RFI et de France 24, l’est tout particulièrement puisqu’il s’en dégage un portrait de Souleymane Diallo on ne peut plus saisissant).
Affluant de partout, ces messages prouvent que si beaucoup de Guinéens de la diaspora de retour au pays et autant de Guinéens dits de l’Intérieur s’étaient vraiment donné la main, le sort de notre pays aurait été différent et sans doute meilleur dans tous les domaines.
Repose en paix, Yala-Le Gros Lynx, ton alter ego, Le Lynx et sa sœur, La Lance, te survivront !
Partager :