Événements

15ème rencontre à la Galerie Agbe & Gbalicam
entre Christine Bry (peintre française à la frontière entre figuration et abstraction) et Askett, sculpteur originaire de Côte d'ivoire qui procède à une réécriture de la statuaire et des masques.

Français

Christine Bry
La figuration est morte! Vive la défiguration ! Christine Bry se situe à la charnière, développant l'abstraction mais renouant aussi avec le portrait, ceux des fresques pompéiennes ou ceux du Fayoum. Ses huiles s'organisent en deux univers : des aplats de couleurs suggère l'incertain, l'insondable,… l'inconnu. En opposition, dans un espace délimité (peut-être pour rassurer), un visage féminin bordé d'un halo, au regard bleu ou brun, apparemment tranquille, prolonge l'interrogation. Avec la représentation d'êtres humains reconnaissables, souvent par deux, la peintre entend susciter une réflexion sur le désarroi qui nous cerne et l'autre part de nous-même.

Niandjue Askett
Formé aux Beaux Arts de Bourges, installé en France, Askett, s'interroge sur "l'identité", corollaire du déracinement, et affirme alors sa filiation culturelle avec l'Afrique. Il en exhume les entrailles et les traces enfouies. De la terre, matrice originelle, et d'une technique millénaire, le raku, émergent des sculptures aux formes pleines et des masques mystérieux qui font encore référence aux arts traditionnels mais sont aussi l'objet d'une "réécriture" contemporaine pour mieux nous communiquer, émotion, sérénité et plénitude. Au moment où, dans de nombreux coins du monde, l'ethnicité alimente les conflits, l'artiste invite à transcender ces frontières mentales pour accéder à la beauté et à l'universel.
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