Ousmane Sow, intemporel
Exposition
Le 25 Avril 2028
Horaires : 00:00
Horaires : 00:00
Arts plastiques
Musée des civilisations noires - Autoroute prolongée X Place de la Gare, Dakar - Sénégal
à partir du 25 Avril 2026
Français
Le projet d'exposition
Voilà presque trois décennies que l'artiste Ousmane Sow, décédé en 2016, n'a pas été, à proprement parler, exposé au Sénégal. Sa dernière et presque seule exposition, depuis sa révélation en 1987, fut celle de la présentation de sa série intitulée Little Bighorn sur la corniche de Dakar en 1999, en préfiguration de sa fabuleuse exposition à Paris, sur le pont des Arts - une exposition qui attira plus de trois millions de visiteurs. Le Musée des Civilisations noires (MCN) n'a pas manqué de relever cette absence dans le paysage des arts visuels au Sénégal comme étant une "anomalie". C'est dans cette perspective qu'une exposition, rétrospective des œuvres de cet artiste majeur, ouvrira, au MCN, pour une durée de trois ans, à partir d'avril 2026.
La vie autant que l'œuvre de cet enfant de Rebeuss, un quartier populaire de Dakar, sont profondément ancrées dans son pays : Ousmane Sow n'a jamais imaginé sculpter ailleurs qu'au Sénégal et rien ni personne n'aurait pu lui faire quitter sa terre africaine. Paradoxalement, cet artiste n'a pas toujours été, hélas, prophète dans son pays. Force est de constater que ni la ville de Dakar ni aucun musée du pays n'a jamais accueilli ses œuvres. Le mauvais tour dont il a été victime sur la conception du Monument de la Renaissance africaine est bien connu. Sa toute dernière création, une sculpture destinée à être réalisée en bronze en cinq mètres de haut, Le Paysan, et prévue pour être installée devant le Centre International de Conférence Abdou Diouf à Diamnadio, est restée inachevée. Pour l'ensemble de ces raisons, l'exposition Ousmane Sow, Intemporel, réancrera l'artiste de renommée internationale dans son Sénégal natal, raccommodera la part du sëru rabaal effiloché tout en faisant (re)découvrir ses œuvres aux jeunes générations.
Synopsis de la rétrospective
La conception de la scénographie a été définie par Béatrice Soulé qui sera également commissaire de l'exposition. Une cinquantaine d'œuvres originales de l'artiste y seront présentées, représentant les six séries qu'il a réalisées: la série intitulée Merci en hommage aux grands hommes (Toussaint Louverture, Mandela, Victor Hugo, L'Homme et l'enfant et Moctar Sow, son propre père), qui, selon les mots de l'artiste, l'ont "aidé à ne pas désespérer du genre humain", ainsi que les séries Nouba, Masaï, Zoulou, Peulh et Petits Nouba. Et, parce que l'artiste voyait chez les Indiens d'Amérique des similitudes culturelles et symboliques avec les peuples africains, une salle sera consacrée à la représentation de sa série Little Bighorn, du nom de la dernière victoire indienne, par le biais de photographies et d'une projection en boucle de l'artiste en pleine création dans son atelier de Dakar.
Voilà presque trois décennies que l'artiste Ousmane Sow, décédé en 2016, n'a pas été, à proprement parler, exposé au Sénégal. Sa dernière et presque seule exposition, depuis sa révélation en 1987, fut celle de la présentation de sa série intitulée Little Bighorn sur la corniche de Dakar en 1999, en préfiguration de sa fabuleuse exposition à Paris, sur le pont des Arts - une exposition qui attira plus de trois millions de visiteurs. Le Musée des Civilisations noires (MCN) n'a pas manqué de relever cette absence dans le paysage des arts visuels au Sénégal comme étant une "anomalie". C'est dans cette perspective qu'une exposition, rétrospective des œuvres de cet artiste majeur, ouvrira, au MCN, pour une durée de trois ans, à partir d'avril 2026.
La vie autant que l'œuvre de cet enfant de Rebeuss, un quartier populaire de Dakar, sont profondément ancrées dans son pays : Ousmane Sow n'a jamais imaginé sculpter ailleurs qu'au Sénégal et rien ni personne n'aurait pu lui faire quitter sa terre africaine. Paradoxalement, cet artiste n'a pas toujours été, hélas, prophète dans son pays. Force est de constater que ni la ville de Dakar ni aucun musée du pays n'a jamais accueilli ses œuvres. Le mauvais tour dont il a été victime sur la conception du Monument de la Renaissance africaine est bien connu. Sa toute dernière création, une sculpture destinée à être réalisée en bronze en cinq mètres de haut, Le Paysan, et prévue pour être installée devant le Centre International de Conférence Abdou Diouf à Diamnadio, est restée inachevée. Pour l'ensemble de ces raisons, l'exposition Ousmane Sow, Intemporel, réancrera l'artiste de renommée internationale dans son Sénégal natal, raccommodera la part du sëru rabaal effiloché tout en faisant (re)découvrir ses œuvres aux jeunes générations.
Synopsis de la rétrospective
La conception de la scénographie a été définie par Béatrice Soulé qui sera également commissaire de l'exposition. Une cinquantaine d'œuvres originales de l'artiste y seront présentées, représentant les six séries qu'il a réalisées: la série intitulée Merci en hommage aux grands hommes (Toussaint Louverture, Mandela, Victor Hugo, L'Homme et l'enfant et Moctar Sow, son propre père), qui, selon les mots de l'artiste, l'ont "aidé à ne pas désespérer du genre humain", ainsi que les séries Nouba, Masaï, Zoulou, Peulh et Petits Nouba. Et, parce que l'artiste voyait chez les Indiens d'Amérique des similitudes culturelles et symboliques avec les peuples africains, une salle sera consacrée à la représentation de sa série Little Bighorn, du nom de la dernière victoire indienne, par le biais de photographies et d'une projection en boucle de l'artiste en pleine création dans son atelier de Dakar.
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