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Bien qu'elle soit une pratique universelle, aussi vieille que l'humanité elle-même, traversant toutes les espèces vivantes, l'homosexualité a, pourtant, souvent été honnie. Les adeptes de cette préférence sexuelle, selon les religions, les cultures et les époques du devenir humain, sont vilipendés, agressés, violentés, humiliés et voués aux gémonies.
Comment faut-il comprendre la violence de ces postures de l'être humain par rapport à ce choix sexuel spécifique ? Tel est le but de ces investigations : démontrer que l'homosexualité, loin d'être une pratique contre nature, comme le prétend la folie des Hommes, est elle-même le produit du fonctionnement biochimique du vivant.
Par ailleurs, les sociobiologistes contemporains, spécialistes du comportement sexuel des animaux, sont unanimement d'accord pour soutenir que le but de l'activité sexuelle répond à des nécessités de reproduction des espèces. L'animal, en général, copule pour se reproduire. Au contraire, nous démontrons que c'est la recherche du plaisir sexuel qui rend compte de telles conduites.
D'une part, l'infidélité au féminin observée chez un grand nombre d'animaux, autant que la variété et la multiplicité des copulations n'obéissent pas uniquement à des nécessités de reproduction.
D'autre part, cette exigence du plaisir au féminin a conduit, par-delà les diverses raisons contingentes qui les instituent, à des formes multiples de polyandrie.