Murmures
Décès de Édris Saint-Amand
février 2004 | | Littérature / édition | Haïti
Source : Liste Franco Monde
Français
Le romancien haïtien avait dépeint crûment l'univers haïtien.
Édris Saint-Amand naît le 26 mars 1918 aux Gonaïves (Haïti). Il fait ses
études secondaires à l'Institution Saint-Louis de Gonzague. Il étudie
les Sciences Appliquées à Port-au-Prince. À partir de 1959, il est à
Paris, inscrit à l'École des Hautes Études Internationales.
À son retour à Port-au-Prince, Saint-Amand enseigne les relations
internationales et la littérature à l'École des Hautes Études
Internationales, à l'École Normale Supérieure et au Lycée Pétion.
Édris Saint-Amand va prendre une part active dans le débat littéraire
avec la publication de son ouvrage, Essai d'explication de Dialogue de
mes lampes, en 1942. Cette étude de l'œuvre de Magloire-Saint-Aude lui
vaut la reconnaissance de Jacques Roumain qui, en préfaçant l'essai,
mentionne le talent du critique Saint-Amand.
En 1945, Saint-Amand écrit la préface du premier recueil de René
Depestre Étincelles.
Saint-Amand milite dans la lutte syndicale, et dans tous les combats
pour l'avènement d'une société plus juste. Il rêve de camper la société
haïtienne dans ses multiples contradictions. Il se lance dans le roman,
capable selon lui de changer les mentalités haïtiennes. Ainsi, il écrit
Bon Dieu rit (1952) et Le vent de janvier (1985).
Contrairement à Manuel de Jacques Roumain, les personnages de
Saint-Amand sont des anti-héros. Ils sont pris dans le piège de leur
propre dégradation. Leur seul recours est l'espace politique qu'ils
parasitent. L'univers de Saint-Amand est un univers de déréliction et de
désolation où la paysannerie est vouée à son sort de misère et de dénuement.
Édris Saint-Amand a occupé la fonction d'Ambassadeur d'Haïti en
Argentine avant son décès survenu à Port-au-Prince le 9 février 2004.
études secondaires à l'Institution Saint-Louis de Gonzague. Il étudie
les Sciences Appliquées à Port-au-Prince. À partir de 1959, il est à
Paris, inscrit à l'École des Hautes Études Internationales.
À son retour à Port-au-Prince, Saint-Amand enseigne les relations
internationales et la littérature à l'École des Hautes Études
Internationales, à l'École Normale Supérieure et au Lycée Pétion.
Édris Saint-Amand va prendre une part active dans le débat littéraire
avec la publication de son ouvrage, Essai d'explication de Dialogue de
mes lampes, en 1942. Cette étude de l'œuvre de Magloire-Saint-Aude lui
vaut la reconnaissance de Jacques Roumain qui, en préfaçant l'essai,
mentionne le talent du critique Saint-Amand.
En 1945, Saint-Amand écrit la préface du premier recueil de René
Depestre Étincelles.
Saint-Amand milite dans la lutte syndicale, et dans tous les combats
pour l'avènement d'une société plus juste. Il rêve de camper la société
haïtienne dans ses multiples contradictions. Il se lance dans le roman,
capable selon lui de changer les mentalités haïtiennes. Ainsi, il écrit
Bon Dieu rit (1952) et Le vent de janvier (1985).
Contrairement à Manuel de Jacques Roumain, les personnages de
Saint-Amand sont des anti-héros. Ils sont pris dans le piège de leur
propre dégradation. Leur seul recours est l'espace politique qu'ils
parasitent. L'univers de Saint-Amand est un univers de déréliction et de
désolation où la paysannerie est vouée à son sort de misère et de dénuement.
Édris Saint-Amand a occupé la fonction d'Ambassadeur d'Haïti en
Argentine avant son décès survenu à Port-au-Prince le 9 février 2004.
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