Murmures
Liberia : Le président demande la libération de Hassan Bility
octobre 2002 | | Média | Libéria
Source : Reporters sans frontières
Français
29 octobre 2002
Reporters sans frontières se félicite de la décision prise par le président Charles Taylor le 28 octobre 2002, demandant la libération de Hassan Bility détenu au secret depuis plusieurs mois, mais s'inquiète des conditions de sa remise en liberté.
"Libérer un journaliste tout en l'empêchant d'exercer librement son métier, sous peine d'arrestation, n'est rien moins qu'une forme de censure", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, dans un courrier adressé à Charles Taylor, président du Liberia. L'organisation a demandé au chef de l'Etat de procéder à la libération sans conditions de Hassan Bility, et de ne pas mettre un frein à son travail en le menaçant d'autres arrestations.
Le 28 octobre, le président Charles Taylor a déclaré qu'Hassan Bility et d'autres détenus allaient être libérés, à condition qu'ils s'engagent à respecter "un accord les prévenant qu'ils seraient à nouveau incarcérés en cas de violations", omettant de préciser de quel type de violation il s'agit. Charles Taylor a ajouté qu' "il ne s'agit pas d'une libération totale mais d'une forme de répit". Aucune date n'a été fixée pour la libération du journaliste.
Hassan Bility, rédacteur en chef de l'hebdomadaire privé The Analyst, connu pour son ton très critique envers le Président, avait été interpellé le 24 juin 2002 par des agents de la sécurité, qui l'accusaient de collaboration avec les rebelles du Liberians United for Reconciliation and Democracy (LURD) basés dans le nord du pays. Incarcéré sans inculpation et dans un lieu tenu secret, il était considéré comme un "prisonnier de guerre" et devait être jugé par un tribunal militaire.
La décision du Président intervient alors que la communauté internationale a multiplié les appels pour obtenir des nouvelles du journaliste et pour que celui-ci soit présenté à la justice, conformément à la loi en vigueur.
Reporters sans frontières se félicite de la décision prise par le président Charles Taylor le 28 octobre 2002, demandant la libération de Hassan Bility détenu au secret depuis plusieurs mois, mais s'inquiète des conditions de sa remise en liberté.
"Libérer un journaliste tout en l'empêchant d'exercer librement son métier, sous peine d'arrestation, n'est rien moins qu'une forme de censure", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, dans un courrier adressé à Charles Taylor, président du Liberia. L'organisation a demandé au chef de l'Etat de procéder à la libération sans conditions de Hassan Bility, et de ne pas mettre un frein à son travail en le menaçant d'autres arrestations.
Le 28 octobre, le président Charles Taylor a déclaré qu'Hassan Bility et d'autres détenus allaient être libérés, à condition qu'ils s'engagent à respecter "un accord les prévenant qu'ils seraient à nouveau incarcérés en cas de violations", omettant de préciser de quel type de violation il s'agit. Charles Taylor a ajouté qu' "il ne s'agit pas d'une libération totale mais d'une forme de répit". Aucune date n'a été fixée pour la libération du journaliste.
Hassan Bility, rédacteur en chef de l'hebdomadaire privé The Analyst, connu pour son ton très critique envers le Président, avait été interpellé le 24 juin 2002 par des agents de la sécurité, qui l'accusaient de collaboration avec les rebelles du Liberians United for Reconciliation and Democracy (LURD) basés dans le nord du pays. Incarcéré sans inculpation et dans un lieu tenu secret, il était considéré comme un "prisonnier de guerre" et devait être jugé par un tribunal militaire.
La décision du Président intervient alors que la communauté internationale a multiplié les appels pour obtenir des nouvelles du journaliste et pour que celui-ci soit présenté à la justice, conformément à la loi en vigueur.
English
Reporters Without Borders today welcomed Liberian President Charles Taylor's decision to free Hassan Bility, editor of the privately-owned weekly The Analyst, who has been held in a secret place for the past four months, but said it was concerned about the conditions for his release.
Taylor said on 28 October that Bility and other prisoners would be released if they signed a statement "acknowledging" that they would be rearrested "in the event of any violations," which he did not define. "This is not a total release or a parole, but a form of reprieve," the president said. No date was announced for the release.
"Freeing a journalist and then preventing him from doing his job, under pain of arrest, is a form of censorship," said Reporters Without Borders secretary-general Robert Ménard in a letter to Taylor urging him to free Bility unconditionally without the threat of new imprisonment.
Bility, whose paper is very critical of President Taylor, was arrested on 24 June and accused of collaborating with rebels of the group Liberians United for Reconciliation and Democracy based in the north of the country. Jailed without trial and in a secret place, he was considered a prisoner of war, to be tried by a military court.
Taylor's announcement came after international demands for news of Bility's whereabouts and for him to be formally charged, in accordance with the law.
29 octobre 2002
Taylor said on 28 October that Bility and other prisoners would be released if they signed a statement "acknowledging" that they would be rearrested "in the event of any violations," which he did not define. "This is not a total release or a parole, but a form of reprieve," the president said. No date was announced for the release.
"Freeing a journalist and then preventing him from doing his job, under pain of arrest, is a form of censorship," said Reporters Without Borders secretary-general Robert Ménard in a letter to Taylor urging him to free Bility unconditionally without the threat of new imprisonment.
Bility, whose paper is very critical of President Taylor, was arrested on 24 June and accused of collaborating with rebels of the group Liberians United for Reconciliation and Democracy based in the north of the country. Jailed without trial and in a secret place, he was considered a prisoner of war, to be tried by a military court.
Taylor's announcement came after international demands for news of Bility's whereabouts and for him to be formally charged, in accordance with the law.
29 octobre 2002
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