Du graffiti made in Caraïbes

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La Caraïbe n’est pas en reste dans l’art du spray. Tour d’horizon non-exhaustif du graff en Guadaloupe et en Martinique.

Arrivé dans les années 60, dans la culture urbaine aux États-Unis, amplifié par le hip- hop, le graffiti, souvent porteur de revendications culturelles et sociales, a aussi essaimé dans les Caraïbes. Juste retour des choses quand on sait que nombre d’ac- teurs de l’underground new-yorkais sont issus de cette zone géographique, comme le DJ jamaïquain Kool Herc, le MC Phife Dawg de A tribe called quest, de Trinidad- et-Tobago ou le peintre d’origine haïtienne Jean-Michel Basquiat.

Mada paint

À la fin des années 80, sous l’impulsion du collectif Mada Paint, lancé par les graffeurs James et r-Man, le mouvement graffiti éclôt en Martinique. Il y eu des passages à vide, que David Gagner-Albert, animateur du site de promotion culturelle local Lucide Sapiens attribue au fait que les graffeurs se sont ensuite tournés vers d’autres formes d’art, comme le raggamuffin, qui fit fureur dans les années 90 (Metal sound, Daddy Harry, Lord Kossity…) Depuis quelques années, le graffiti semble reprendre du poil de la bête, grâce à une nouvelle génération d’artistes. Le collectif Mada Paint a fait peau neuve sous l’appellation : NPL (Nou pou lévé en créole martiniquais) Mada Paint. Enrichi de jeunes talents comme Oshea, xan et Magic Oner, le collectif réalise des fresques éducatives légales pour des organismes privés ou publics, comme la mairie de Fort-de- France, à la gloire de figures comme Aimé Césaire ou le journaliste André Aliker, frère du docteur Pierre Aliker, récemment décédé. Dans une veine historique « graffiti vandale « , sans autorisation des pouvoirs publics, le crew KPC a également retenu l’attention des amateurs martiniquais.

Pépinière de graffeurs

Quant à La Guadeloupe, elle est depuis plusieurs décennies un vivier de graffeurs confirmés. Le festival Graffiti Caraïbe a émergé à Pointe-à-Pitre en 2011. Des artistes comme Pwoz, Warner, Tryspa Woz ou le « 4KG Cru » ont imprégné l’île de leurs œuvres. Al Pacman, comme la plupart d’entre eux, a débuté par le tag en 1993 avant de devenir graffeur professionnel et de déposer sa propre marque. On retrouve ses graffs un peu partout, notamment, celui de Patrick-Saint- Eloi à la mairie des Abymes. Auparavant, en 1990, le concours Graffiti Contest, inspiré de ce qui se faisait dans le hip-hop hexagonal, a révélé les UBC (Unité Bombeur de Choc), qui ont repeint à la bombe aérosol un stade de 600 mètres de long, avec l’objectif d’apparaître dans le Guinness Book des records ! Une multitude de collectifs, plus ou moins durables : le crew rAF, The Star Walkers, Karukera Crew, Secret art mural, Que la Couleur te Pénètre ou encore Artistes En Mouvement ont évolué du simple tag vers un graffiti de plus en plus stylisé. Des émissions Hip-hop comme Freestyle sur radyo Tanbou, à partir de 1994, ou l’émission télé réyèl Attitude de Brother Jimmy, en 1997, ont accompagné ce mouvement, régénéré par une nouvelle vague de graffeurs avec une autre approche… À découvrir d’urgence !

Surfez sur plusieurs sites web de référence : LAMAKRELDEMARTINIQUE.OVER-BLOG.COM/GrAFFEURS-DE-MARTINIQUE

WWW.ABELADONAI.COM/ARTICLES/…

A voir le documentaire 971 Spray 2005 : WWW.DAILYMO- TION.COM/VIDEO/X35ARX_971-SPRAY-DOCUMENTAIRE-2005_MUSIC ?START=555///Article N° : 12369

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