Fiche Disque
Cinéma/TV
2017
Cendres
Pays de réalisation : Japon
Date de sortie : 02 Mai 2017

Français

En vidant l’appartement parisien de Kyoko qui vient de mourir, sa fille, Akiko découvre son journal intime, tenu depuis 1964. Chargée de cet étrange héritage, la jeune femme décide de rapporter l’urne de sa mère au Japon, dans sa famille maternelle, et découvre un territoire intime auquel elle appartient sans le savoir. Le film voyage entre deux générations de femmes, de la France de la Nouvelle Vague au Japon d’après la bombe. En cherchant le lieu où disperser les cendres, Akiko remonte le fil du temps et cherche sa place. Héroïne de ce documentaire, elle fait ici écho à sa mère l’actrice, une icône féminine des années soixante. C’est ce dialogue par-delà la mort que le film porte.

Format : Couleur, Plein écran, Cinémascope, PAL
Audio : Japonais (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1), Néerlandais belge (Dolby Digital 5.1)
Sous-titres : Français
Nombre de disques : 1
Studio : Docks 66
Date de sortie du DVD : 2 mai 2017
Durée : 74 minutes

Bonus : Conversation entre les réalisateurs et Xavier Leherpeur (18′)
Ce sont des questions de cinéma qui sont posées : genèse du film, préparation et intuition (puisque la caméra fixe suggère une pensée préalable de sa place), filmeur et participant à l’enterrement, rapport à une langue inconnue, montage au quotidien en lien avec Akiko, comment la pudeur et l’intime s’inscrivent dans la narration, le travail charnel sur les archives des films où la mère d’Akiko apparaît alliant recadrages et ralentis, l’imprévisibilité documentaire, etc. La relation mère-fille pour Mélanie Pavy, la double-culture pour Idrissa Guiro sont des motivations des réalisateurs pour leur sujet, qui ouvrent à sa dimension universelle. Hiroshima et Fukushima résonnent dans le film, en filigrane, en termes de transmission familiale. Les rituels tiennent une grande place dans le film, autour desquels s’orientent les deux autres parties : les funérailles et le retour au Japon d’Akiko. Mais les rituels ne peuvent suivre la marche normale et Akiko doit intervenir, et donc se mettre en scène, magnifique fin du film autant que de cette passionnante conversation
Cette conversation est complétée par deux autres bonus, de courts extraits de films où joue la mère d’Akiko : Bye bye Butterfly de Pierre Dominique Gaisseau (qui fut le compagnon de la mère d’Akiko) (1969) et Quatre d’entre elles (Sylvie) de Claude Champion (1968).

Olivier Barlet