entretien d’Olivier Barlet avec Orlando Fortunato

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Comment êtes-vous arrivé au cinéma, quelle est votre démarche ? Sur la situation en Angola, les connexions qu’il y a là-bas aussi
Le cinéma pour nous est d’une importance excessive, c’est la façon la plus simple pour nous de communiquer entre nous, l’importance qu’a le cinéma pour nous c’est d’être corrolated to the action that be taken in the relation to film making, … i was one of a counters, that from it borns in 1975, j’ai bien étudié les potentialités, l’importance pour le développement national du cinéma, nous avons des actions relatives, tout ce que les autres pays africains n’ont pas, or straning to have ? lésous lessons that the cinéma was concerned, we were able to have some sort of , i don’t say dependance, out of financement, nous ne pouvons pas financer nos films, un fond de développement qui couvre 8% du coût, nous avions une maison de production nationale, nous avons le National Institut of Cinema, qui est comme le CNC français qui prétend définir un cinéma national, nous avons une cinémathèque nationale, et nous avons une maison de production.
Malheureusement à cause de toutes ces  » cotations « , Africa particullary subjected to, et l’Angola avec son problème d’unité nationale nous ne sommes pas parvenus à projeter toutes les fractions que nous avions positivement.
Mais les politiques interviennent trop, la gestion devient négative, Le laboratoire de cinéma est fermé, l’institut national du cinéma n’a aucune expression, et la maison de distribution a été provetised, donc … Le pouvoir politique a compris l’importance du cinéma, a voulu l’utiliser, mais comme le développement de la télévision était plus rapide, ils ont assumé la télévision, et se sont désintéressés du cinéma. Aujourd’hui la télévision en Angola ne monter que des discours politiques, avec un rôle éducatif, ce n’est pas un instrument d’unité, ce n’est qu’un instrument politique et c’est tout.
Personnellement je fais du cinéma parce que je pense que c’est un devoir, c’est un devoir moral de faire des films c’est la façon la plus facile de communiquer avec les gens, il y a beaucoup de choses à dire mais je ne peux pas les dire comme ça
Vous avez un parcours qui a été documenté, mais est-il encore possible aujourd’hui de faire du cinéma en Angola ?
Oui, c’est très difficile, mais c’est possible. Mais le cinéma n’est jamais une priorité, même quand le gouvernement utilise le cinéma, the front line soldier to its propagande, cela crée des distractions mais rien d’autre. Portugal n’a pas de politique culturelle, donc il est très difficile de faire des films comme en France. Et les réalisateurs des pays africains francophones ont des occasions d’exercer, et pour moi les films français montrent ? une nouvelle réalité du cinéma africain, c’est difficile de faire un véritable agencement, mais de toute façon, ils essaient de s’ajuster à la réalité du développement des médias en Afrique il y a quelque chose d’évident : la participation de l’Afrique à la culture universelle comme vous disiez, devient sa réalité, je pense que les réalisateurs africains contribuent très fortement à affirmer leur présence dans la construction d’une sorte de culture et parce que, le gouvernement aujourd’hui est dans une situation où ils critiquent plus leur aide au développement du cinéma, parce que le Portugal n’a pas défini de politique dans sa période de colonialisme. J’essaie de faire un film depuis dix ans, le financement…, et seulement maintenant je pense que le film va pouvoir être fait, les aides ne sont pas développées pour ça. Les relations de l’Angola avec les autres pays sont spéciales pour le moment, la guerre, personne ne veut investir en Angola, c’est un pays de grand risque, et moi, j’ai le courage moral de rencontrer moi-même les gens qui sont susceptibles de m’aider, si nous sommes capables d’obtenir la paix, si nous pouvons résoudre nos problèmes nationaux, je pense que le cinéma, ne sera non pas une priorité mais aura sa place dans la politique de développement culturel. A télévision ne nous appartient pas pour le moment, ce que vous voyez à la télé n’est pas l’Angola, vous savez, c’est portugais, français, les gens le savent, cela crée une identité nationale, vous n’êtes jamais allé en Angola ? The use has no direction, c’est paparizé, il y a beaucoup de doutes, personne ne sait ce qui va arriver, il y a beaucoup de vide, et le vide crée des tas de problèmes, et notre personnalité nationale culturelle est affectée par ça, car durant les 15 dernières années, nous avons été sujets à de réels bombardements, si vous allumez la télévision le matin, les nouvelles brésiliennes représentent une réelle controverse imagée, parce qu’ils n’ont rien d’autre, tous ces problèmes devraient être résolus.
Le cinéma peut avoir un rôle très fort, dans la fiction, est-ce que ça correspond à ce que vous voulez faire ?
Non, mais inévitablement je crois que dans le futur, le cinéma jouera un rôle, parce que tout le monde sait l’importance et les effets que le cinéma peut avoir, ces 15 dernières années nous avons été sujets à tomber dans la vision étrangère, qui a affecté notre être, nos habitudes, notre langage, nos habits, notre conception des choses
On peut imaginer que le cinéma va avoir le même rôle que lors de l’indépendance des autres pays de l’ouest, la nécessité d’une réappropriation culturelle, de l’espace…
C’est ce que je voulais vous dire, tout le monde comprend le pouvoir que cela a, je crois que le cinéma va jouer ce rôle. Les politiques vont se dessiner, nous devons prendre en considération que le cinéma a de l’importance dans l’éducation
Vous ne vous sentez pas aujourd’hui d’être dans un type de cinéma comme Isanga, ou le 1er film de Gomez, des films qui à travers une fiction épousent une lutte politique, une quête d’identité sur le terrain.
De toutes façon les films ont à relater nos identités nationales, il est évident que tout film que je fais pour avoir l’adhésion populaire, doit être enraciné dans la culture populaire, nos films doivent signifier quelque chose pour nous, ce ne doit pas être un cinéma pur et simple de divertissement , nos problèmes doivent être bien ciblés, bien analysés, notre source de réflexion doit être celle du peuple. Tous les films que j’ai faits jusqu’ici sont sur cette ligne comme beaucoup de films en Afrique ont de très deep relation with the act of existence of the people
Où puis-je voir vos films ?
Vous pouvez les voir en Angola
La situation du cinéma est tellement mauvaise, tellement critique, j’ai tourné tout ce qui s’est passé en Angola, 21 mètres de film entre 1990 et 1995, 15000 m de films que j’ai vus comme ça de nos archives nationales de film, des archives portugaises, militaires, le matériel est sélectionné vous savez, et je ne peux pas ‘rote’ce matériel parce que l’Angola a une dette avec le laboratoire établi au Portugal, it is a dette i thing for the processing, about 20000 dollars, et nous ne les avons pas ! le matériel reste là, et je ne peux pas avoir l’aide de la France par ex.
Au ministère de la coopération portugaise ils disent que l’institut national ne sait pas comment absorber ce problème
Y a t il de perspectives de collaboration avec les pays d’Afrique australe ?
Oui, je pense, le Mozambique bouge déjà, nous avons le SADEC, southern african developpement, une sorte de Common Wealth, et le SADEC a un programme culturel, bien défini pour l’audiovisuel, nous devons nous appuyer là-dessus si nous voulons que le cinéma reste en vie te avance nous devons nous regrouper, nous ne pouvons pas marcher tous seuls comme en France où il y a de l’argent, qui vient d’Espagne, d’Allemagne…. c’est ce que nous devons faire ! Indépendamment du langage, c’est un marché potentiel, et un très bon, cela devient la partie la plus riche du continent, le marché est bon, des africains ont de bonnes technologies, ils ont les structures, l’argent
Hollywood kind of films…
Oui, c’est une perspective qu’ils ont, mais cela doit être ajusté, on ne va pas les étouffer avec nos problèmes, ils ont une cinématographie très pauvre au niveau éducatif, si ils vont en centre ville il y a 15 bars mais pas de cinéma
Avez vous une situation institutionnelle dans le cinéma ou est-ce que vous opérez en privé ?
Je suis fonctionnaire du laboratoire de cinéma, en tant que réalisateur
Vous disposez d’un budget ?
Non l’ancienne structure en 1970 avait fait des promesses pour la cinématographie d’Afrique noire, mais durant ces années, aucun film n’a été tourné, nous ne dépendons de personne, nous avons notre argent, les deux films que j’ai fait en Angola ont été totalement faits en Angola, nous n’avions pas d’aide extérieure, nous avions un laboratory, on débordait de matériel, du bon, tout cela est foutu aujourd’hui, il faut tout repenser, tout recommencer, mais aujourd’hui, j’ai le même état d’esprit que j’avais avant, mais je ne peux pas faire mes films, mais je pense que je ne peux pas retraiter je dois faire avec mes luttes, je dois me battre, parce que le cinéma ne peut pas mourir, malgré tous les problèmes, il faut un relancement du cinéma en Angola
Comment réagissez vous par rapport à ces réalisateurs qui viennent de l’extérieur comme Anne-Laure folly ou comme Abderrhaman Sissako qui prépare Lost of Rwanda.
Malheureusement je n’ai pas vu Anne-Laure Folly quand elle était en Angola, je ne savais pas qu’elle était là, et elle n’a pas pris contact avec moi. Mais mon pays n’est pas ma propriété, tout ce qui est fait en Angola par des réalisateurs d’autres pays, ce point de développement de la question nationale angolaise. Je pense que si je travaille sur un livre d’un écrivain du Zimbabwé, William Saïd, et tout tourne autour de la Zambie et du Zimbabwé, donc je pense l’année prochaine, dans trois ou cinq ans, si le projet devient consistant, et si nous pouvons mettre en place la production, on tournera au Zimbabwé, mais je si n’ai pas l’autorisation d’avoir un directeur zimbabwéen, c’est stupide.
C’est aussi la question de la production extérieure sur l’Angola
Evidemment, chacun sa philosophie, si vous aimez les EU, vous voulez faire un travail sur les enfants de la rue par ex en Angola, ils ont des possibilités, ça dépend de leurs perspectives, si ils veulent quelque chose vraiment, je n’aime pas en général la BBC, ce qui vient des EU, et qui vient analyser le problème que nous sommes capables d’analyser, je crois que ce n’est pas très délicat de faire ça, on peut demander à l’intérieur du pays si il y a déjà ça. Maintenant si on veut avoir, pour des raisons stratégiques une vision extérieure des problèmes, c’est leur affaire, mais je crois, si on veut avoir une vision intérieure, c’est quand même correcte de demander à des gens du pays, à des professionnels de la faire, ça c’est au niveau des rapports des institutions
Est-ce qu’il y a d’autres personnes en Angola qui seraient impliquées dans le cinéma en Angola ?
Pour la création , par ex, au niveau des réalisateurs, mes collègues ont perdu le courage, c’est impossible en Angola, il n’y a pas d’intérêt au niveau national, il n’y a pas d’argent, le désert au cinéma, ils disent que si  » arrage the circonstancies to make films, they realy to come back « , mais je ne pense pas que ce soit très bon, nous devrions nous battre ensemble, parce que la mama c’est la mama, la mama quand elle a des problèmes et quand elle en a pas, …, le cinéma en ce moment en Angola a besoin de force, de professionnels, les réalisateurs en Angola sont frustrés, c’est légitime pour eux car ils veulent organiser leur vie, on a à avoir des perspectives, si vous les perdez… il faut de battre
On sent une énorme différence entre les partie australe de l’Afrique et par ex l’Afrique francophone ici, est-ce que la communication passe avec la FEPASSI ou … on a peu d’informations qui remontent, moi j’ai du mal dans mon livre à couvrir cette partie de l’Afrique
Oui c’est vrai il y en a très peu, grosse lacune d’information, peu d’informations entrent et sortent de l’Angola.
J’avais plus de facilités à trouver des infos sur le Zimbabwé parce qu’il y avait des publications, une certaine présence au FESPACO etc., mais sur le Mozambique et l’Angola ce n’est pas facile
Oui c’est très difficile

///Article N° : 2504

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