Événements

Le bestiaire dans la littérature africaine d’expression française
Trois rencontres animées par par Boniface Mongo-Mboussa (critique littéraire) Avec comme invités pour cette dernière rencontre, Daniel Maximin (romancier, poète et essayiste)

Français

« C’est dans l’animal qu’il faut creuser pour déterrer les limites de l’homme*. »

Tel est le projet qui sous-tend ces rencontres.

De la tradition orale dont l’un des maîtres fut Amadou Hampaté Bâ aux textes contemporains – Alain Mabanckou compte parmi les plus représentatifs -, le bestiaire est omniprésent dans la littérature africaine d’expression française.

De même, dans les Caraïbes, les figures animales – certaines sont héritées de l’Afrique – occupent une place privilégiée dans les contes.

Les animaux sont des supports pédagogiques privilégiés : ils contribuent à instruire les humains (La Belle Histoire de Leuk-le lièvre d’Abdoulaye Sadji et Léopold Sédar Senghor) ou à dénoncer la dictature d’un régime (En attendant le vote des bêtes sauvages d’Ahmadou Kourouma), ou encore à renverser la prétendue supériorité de l’humain sur l’animal (La Vie et demie de Sony Labou Tansi).

* Koulsy Lamko, La Phalène des collines, Paris, Le Serpent à Plumes, 2002.