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exposition Sammy Baloji
Centre Culturel Français Pointe Noire exposition photographie SAMMY BALOJI = VUES DE LIKASI + GÉCAMINES du 18 janvier au 15 février 2008 vernissage le vendredi 18 janvier à 18h00 en présence de l’artiste

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SAMMY BALOJI = VUES DE LIKASI + GÉCAMINES

du 19 janvier au 15 février 2008

SAMMY BALOJI est né en 1978 à Lubumbashi (RDC) où il vit et travaille. Licencié en Lettres et Sciences humaines, il débute par la bande dessinée mais s’oriente très vite vers la photographie et la vidéo.
Après avoir abordé les thématiques de l’expression corporelle (Danse des bras) et de l’ethnographie (Bunkeya, survivance d’une royauté), il s’intéresse depuis trois ans à l’architecture comme trace, réalisant des reportages sur l’héritage culturel, industriel et architectural de sa région, le Katanga (Vues de Likasi, Gécamines).
En collaboration avec le chorégraphe Faustin Linyekula, Sammy Baloji a aussi réalisé un film (Mémoire) et participé à la création de la pièce Dinozord présentée au dernier festival d’Avignon.

Principales expositions :
2006 : Biennale du Cap / Théâtre Royal de Belgique, Bruxelles / Fondation Jean-Paul Blachère, Apt / Le Tarmac de La Villette, Paris
2007 : Festival Yambi, Belgique / Photoquai, Musée du quai Branly, Paris / 7émes Rencontres photographiques de Bamako – lauréat du prix Afrique en Créations et du prix de l’Image.

 » Le travail photographique de Sammy Baloji est avant tout un travail de terrain et de repérage des traces et signes laissés par la colonisation : bâtiments administratifs et commerciaux, villas, plans d’urbanisme, zones industrielles. L’architecture est alors révélée comme site d’une archéologie moderne, témoin d’un passé très proche et pourtant déjà évacué de nos mémoires soit par recyclage soit par abandon pur et simple.
La longue frise des Vues de Likasi met en scène le passé architectural colonial de la ville en même temps que sa vie quotidienne présente : on oublie parce qu’il faut bien vivre.
Les friches industrielles de l’Union minière du Haut Katanga, en faisant remonter de leur sol des archives inavouables, deviennent un mémorial in situ de l’exploitation des corps qui succéda à l’esclavage : on oublie parce que l’on est mort.
La vision décalée de Sammy Baloji lui permet de cerner les zones grises de la mémoire en recentrant l’architecture comme symbole et lieu effectif du pouvoir. Il montre ainsi du doigt une Afrique aléatoire, balançant sans cesse entre vestiges et modernité car, comme il le dit : « il suffit de lire le passé à la lumière du présent ». »
Eric Girard-Miclet, directeur CCF Pointe Noire