Fiche Personne
Réalisateur/trice Photographe

Sammy Baloji

République démocratique du Congo

Français

Licencié en sciences de l’information et de la communication, Sammy Baloji est membre du Vicanos club, un collectif d’artistes qu’il a fondé avec quelques amis il y a plus de dix ans. Sa première passion a été la bande dessinée mais il s’est progressivement orienté vers l’audiovisuel avant de découvrir dans la photographie la forme la plus adéquate de son expression artistique. Dans ses photos, il aborde des thèmes variés : les expressions corporelles dans « La danse des bras », l’ethnographie dans le reportage « Bunkeya survivance d’une royauté », et l’architecture dans ses travaux sur le patrimoine industriel et urbain du Katanga, la province du Sud-Est du Congo où il est né. Il collabore étroitement aux activités de l’espace culturel francophone de Lubumbashi.

Né en République Démocratique du Congo en 1978, Sammy Baloji vit et travaille entre Lubumbashi et Bruxelles. Il commence à photographier sa ville afin de reproduire les paysages urbains pour les bandes dessinées qu’il réalise avec ses amis. Grâce aux photographes Simon Mukunday et Marie-Françoise Plissart, il perfectionne sa connaissance de la photographie, en réalisant des séries sur l’héritage culturel, industriel et architectural de sa région, le Katanga. L’essence de son travail réside dans le questionnement de l’identité et de la société congolaise, dans un enchevêtrement de temporalités et d’espaces, entre passé et présent, réel et imaginaire. Ses premières œuvres en photo et en vidéo (Likasien 2005 et Mémoire en 2006) attirent l’attention des curateurs qui l’invitent dans des expositions collectives ou solos : Musée du Quai Branly, Dilston Grove, Tate Modern, Musée Royal d’Afrique Centrale, Mois de la Photo, Biennale du Cap, Addis Photo Fest… Il a été exposé de janvier à début mars 2014 à l’Autograph ABP à Londres.
Il reçoit les Prix Afrique en Création et Image à la Biennale de Bamako en 2007. Finaliste du Prix Pictet, il obtient en 2009 le prestigieux Prix de la Fondation Prince Claus.
En 2010, The Beautiful Time in Katanga, sa première exposition solo aux États-Unis, est présentée au Museum for African Art (New York), puis au Smithsonian Museum(Washington). Dans la foulée, son œuvre se retrouve dans des collections publiques et privées : Smithsonian, Virginia Museum of Fine Arts, CNAP, Musée du Quai Branly, Musée des Confluences, Mu.ZEE, Museum of Modern Art Equatorial Guinea, Arthur Walther Collection… En 2012, Sammy Baloji est nominé au Prix de la Découverte des Rencontres d’Arles avec la série Kolwezi. La même année, il est récompensé par le Spiegelprijs.
Dévoilant par ses démarches de création la mémoire du passé pour raconter la société d’aujourd’hui, Sammy Baloji « n’est ni un militant ni un activiste, mais un artiste qui prend position sans détour et sans rancœur » (N’goné Fall).
Profondément concerné par l’identité et le devenir de sa région natale, il fonde en 2010, dans une dynamique collective, l’asbl Picha(« image » en swahili). L’association organise la biennale Rencontres Picha et soutient le développement des pratiques artistiques locales.

English

Sammy Baloji was born in 1978 in Democratic Republic of Congo, he lives and works in Lubumbashi.

He graduated in Humanities Studies from the University of Lubumbashi. Since the beginning of his studies, he was interested in film. Later on, he actively dedicated himself to photography and film.

In the past three years he has been analysing the architectural discipline conceived as ‘trace’, and has created works about the cultural, industrial and architectural heritage of his country, and particularly in the Katanga province.

Sammy has exhibited his works at several international exhibitions in Brussels; at Bamako Biennale; at Musee du Quai Branly in Paris; and at Cup Biennale (South Africa). In addition, he has exhibited his works in his hometown.

In 2007, he received two prizes from Bamako Biennale, namely Prix Afrique en Creation (Cultures France) and Prix pour l’image (Foundation Blachere).

In 2008, he joined PICHA! (meaning ‘image’ in Swahili), a series of meetings about the conception of images. This project allows local populations to understand their history through both old images and photos by emergent artists.